Harmonisation

 

Paramétrer l’État d’Équilibre

« Dix Appuis Méthodologiques & Pédagogiques »

 

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Apprentissage Mimétique

La façon de fonctionner ne change pas aisément, parce que le comportement est globalement cohérent et parce qu’il s’appuie sur des stratégies comportementales apprises, dont les fondements nous échappent, la plupart du temps. Car comme l’apprentissage de base est essentiellement métamorphique et anamorphique, la reproduction de la conduite est très tôt « programmée » à travers le mimétisme des attitudes et des émotions. La structure mentale, dont dépend la capacité à traiter l’information, va donc intégrer la grille d’interprétation et le système de valeurs qui ont été induits par la réponse mécanique à la stimulation de l’environnement initial, à partir d’une signalétique en résonance avec un « champ vibratoire spécifique ». Aussi, dans la mesure où la façon basique de procéder et d’aborder tous types de situations résulte d’influences tacites et relève de tendances largement involontaires, l’exercice du libre-arbitre débute avec la mise en lumière et l’assimilation de l’héritage stratégique

 

Programme Stratégique

Pour bien mesurer combien les conditions de l’exercise du libre-arbitre sont loin d’être réunies d’emblée, il faut prendre en compte l’interaction de « deux niveaux de programmation imbriqués », le mimétisme spontané qui reflète la dynamique impulsive « réelle » du milieu, et sa répression a posteriori en référence à des normes socio-éducatives. Or le conditionnement affectif et la mécanique de la peur déstabilisent le « pilote conscient » et provoquent la fragmentation de la mémoire, à travers des signaux hautement perturbateurs. Car sur le seuil de résistance au stress, l’emballement mutuel de la vigilance et de la réaction émotionnelle déclenche la stratégie d’évitement, qui est un facteur de rigidité patent. Le réflexe d’occultation, basé sur le verrouillage du contrôle et la réponse de défense systématique, débouchant sur la tendance à l’immobilisation ou à la suractivation. La conduite va donc reposer sur une base compulsive, qui sera d’autant plus limitante qu’elle sera banalisée par l’habituation.

 

Désamorçage Défensif

Si la mécanique combinée de la répression instinctive et de l’occultation ne fait qu’accroître son ascendance, la confrontation directe avec la réponse déviée permet, au contraire, de la neutraliser. Tout simplement parce que la restauration du contact visuel et auditif permet de faire appel aux mécanismes de co-régulation spontanés liés au boucles de feed-back, le retour d’information physiologique inhérent à la nature réflexive de tous les processus biologiques. Ainsi, la « conscience vive et immédiate » de ce qui est nocif, câblée sur le réflexe viscéral primitif, active l’inhibition instantanée de l’impulsion chaotique et épuise son potentiel sur la durée, à travers la déprogrammation et l’harmonisation de l’immunité acquise et de l’immunité innée. Par voie de conséquence, il est primordial de cesser de « lutter contre » ses réactions et de les « laisser filtrer », a fortiori lorsqu’elles sont désorientées et désordonnées, car c’est la seule façon de les comprendre, de les désactiver et de les transcender.

 

Structuration Mentale

Si la maturation intérieure se veut discrète et progressive, la structure mentale et la stratégie comportementale bougent « d’un coup », lorsque toute la logique d’action a été assimilée à travers les corrections spontanées induites par le feed-back et basées sur le respect de la réciprocité. Les interférences liées à l’occultation et à la réaction défensive associée, ayant été levées, on voit alors clairement comment tout ce qu’on fait, du geste anodin aux grands projets de vie, obéit à la même dynamique d’engagement, et on en ressent l’impact sur soi et sur l’environnement. Pour que la conduite puisse basculer, il faut donc avoir une vision impartiale et fractale de sa façon de fonctionner, mais il faut aussi l’approfondir jusqu’au bout et en saisir toutes les limites pour s’en détacher complètement. Parce que c’est la « résonance harmonique » avec la structure mentale intégrale, via la modification de la tonalité émotionnelle, qui provoque la rupture d’équilibre et la restructuration sur un seuil vibratoire critique. 

 

Pénétration Visuelle

Ce que l‘oeil saisit d’une situation dépend des limites de la structure mentale, car la vision est multidimensionnelle ; la pénétration du Champ d’énergie-information universel étant proportionnelle à la fréquence vibratoire. Pour dépasser le conditionnement sensoriel basé sur l’extériorité, il faut donc développer l’acuité de l’oreille interne et « décoder » le sens caché à partir des réponses involontaires. Car dès qu’on prend appui sur la signalétique subtile – réaction épidermique, modification de la tension, de la pression et du rythme cardiaque etc. – tous les filtres induits par le carcan moral et social lâchent, jusqu’à céder la place à la Matrice sans taches. Mais il faut surveiller la tendance affective à se voiler la face, certains signaux pouvant « déformer » la vision lorsqu’ils déclenchent une forte réaction. C’est pourquoi la maturation des organes et structures qui sous-tendent la Vision une et intégrale, suppose de transmuter, par palier, ses désirs et peurs limitantes, et de se confronter avec courage et compassion.

 

Contact à l’instant t 

Les logiques compulsives s’enracinent dans le dérèglement du système de vigilance à travers des boucles de l’anxiété récurrentes dues à la réactivation inconsciente de « situations conflictuelles non résolues ». Les effets vont donc continuer à se manifester alors même que les causes ont « disparu », du fait de la dissociation de la conscience liée au dépassement du seuil de tolérance. Or l’emprise tacite de la peur qui sous-tend la stratégie d’évitement est maintenue et aggravée par la résistance à faire face aux fragilités. De sorte que la division fractale entre l’instinct et le mental engendre une rigidité structurelle, basée sur le rebond mécanique entre le futur et le passé, qui est la source d’une déconnexion de la réalité de plus en plus importante. Par conséquent, pour rompre cette dynamique inertielle et « recréer le contact à l’instant t »il faut désamorcer la tendance à lutter et rétablir les conditions de la confiance et de la sécurité, à travers la renégociation consciente des expériences traumatisantes. 

 

Faculté d’Adaptation

Une situation n‘est conflictuelle que tant qu’on ne sait pas comment l’aborder, parce que le doute maintient la « charge émotionnelle » et empêche de décrocher. Et la trace latente laissée par l’expérience peut refaire surface en toutes circonstances. Car tous les signaux qui font partie du contexte sensible peuvent réveiller l’état de panique et ajouter de nouveaux déclencheurs à la mémoire traumatique. La stratégie d’évitement conduit donc à la réduction croissante de « l’espace vital » en faisant de toute situation une source potentielle d’angoisse. Aussi la renégociation suppose d’élever son seuil de tolérance et de gagner en flexibilité, pour permettre l’émergence d’une stratégie d’action plus éclairée. L’inhibition répétée de l’action-réaction et la maîtrise du réflexe répulsif provoquent la dissolution des empreintes magnétiques qui « sensibilisent » aux signaux dissonants de basse fréquence. Et c’est ainsi que l’élévation périodique du niveau vibratoire des liquides corporels favorise les capacités adaptatives.

 

Cycles de Maturation

La dynamique de croissance permet l’intégration mutuelle et graduelle de l’individu et du milieu, car l’ouverture sur un cercle plus large demande de développer de nouvelles facultés d’adaptation. Les prérogatives de l’immunité innée, basées sur les cycles biologiques, veillent donc à l’intégration harmonieuse entre l’intérieur et l’extérieur et entre soi et l’autre, à tous les stades du développement. Ainsi l’interférence de pressions extérieures déroute l’action spontanée basée sur la mobilisation de ressources intérieures et déclenche un « engagement défensif réflexe », qui reflète une immaturité fonctionnelle. Le ballotement par les extrêmes dû à la perturbation de l’auto-initiation, « pèchant par stagnation confusionnelle ou par rupture prématurée », peut être corrigé en recréant le contact avec sa respiration viscérale. Car la syntonisation avec les rythmes profonds permet de respecter les résistances innées qui délimittent les phases de maturation et de désactiver les tendances à la transgression.

 

Levier d’individuation

Le conditionnement moral socio-culturel ou la conformation à des normes et des codes engendre une ridigité structurelle. Le confinement du mental et le figement de la conduite étant verrouillés par le réflexe d’attraction-répulsion, qui tranche toutes choses selon qu’elles cadrent et résonnent ou non avec le référentiel initial. Ce facteur de discrimination archaïque qui « domine » la capacité de réflexion, à travers une grille d’interprétation et des mécanismes d’évaluation subtils, est donc à l’origine d’une inertie tenace. Par conséquent, c’est la conscience de ces limitations qui déclenche l’ouverture de l’esprit, en mettant à l’épreuve la tolérance et en déstabilisant la base de croyances subconsciente. Car cet ébranlement critique va soutenir la neutralisation de la réaction et l’activation de la vision inclusive, pour répondre à un besoin urgent de compréhension via la mobilisation de ressources énergétiques de fond. L’opposition et le levier d’individuation sont donc le détonateur de la motivation.

 

Immersion Intégrale

À l’origine, le réflexe d’attraction-répulsion permet de trancher entre ce qui est sain et ce qui est nocif, et de muter sous l’effet de stress environnementaux critiques. C’est pourquoi les organismes les plus simples, dépourvus d’immunité acquise, « respectent à la lettre l’impératif homéostatique ». Car le libre-arbitre est à double-tranchant. Source de misère ou de richesse, d’attachement ou de détachement, il conduit aussi bien à l’obscurcissement fractal du mental par les penchants aveugles qu’à l’épanouissement exponentiel de l’esprit par l’aspiration à l’inclusion. Or, si chaque instant dépend d’une infinité de facteurs co-dépendants, le bien suprême ne peut percer que par l’immersion totale dans l’espace de la Conscience Universelle et l’abandon de la volonté à « la poussée cyclique irrésistible exercée par la force d’entropie quantique ». La transcendance de la souffrance est donc à portée de la dynamique de synergie intégrale, libérée par la résolution du conflit à la source de la chaîne causale.