La discipline n’a rien à voir avec le domptage

Plus on réprime un comportement plus il devient récalcitrant, car la charge émotionnelle active la mémorisation des « signaux vibratoires » qui le déclenchent, de sorte que la sensibilisation accroît la dépendance. Le verrouillage automatique engendre des modifications de la plasticité cérébrale qui rendent le conflit toujours plus actif. C’est pourquoi la résistance au stress et la prise de recul sont cruciales pour mobiliser les ressources adaptatives du pilote préfrontal ; car le fait de laisser la réaction inadaptée s’exprimer et de l’observer, à travers la « posture associée et dissociée », crée son inhibition spontanée. Sur la durée, la modulation du système nerveux autonome permet de contenir la réaction et de maîtriser la répulsion, jusqu’à ce que le « potentiel-mémoire » soit épuisé, via la régulation et le contrôle de l’amygdale cérébrale. Ainsi, le changement de stratégie permet de neutraliser les réponses déviées, de se désensibiliser et de transiter de la défense à la croissance.