Repartir à zéro

 

 
Prendre un nouveau départ, rien de moins évident. Partir ailleurs ? On s’en doute, le changement est d’abord intérieur. Ce qu’on sait moins, c’est le poids de ce qui nous tient. Ce qu’on ignore, c’est comment opère le conditionnement. Ce qu’on voudrait, ce-sont des clés pour se réformer. S’émanciper exige des connaissances, de gros efforts et un investissement sur la durée : 90% de l’apprentissage est subconscient. Tout est programmé avant qu’on apprenne à parler et on se contente de « déstocker » ce qu’on a enregistré. Les évaluations et les raisonnements qui dictent le comportement ne sont pas libre-arbitrés, et ne dépendent pas de la volonté. Très tôt, le développement auto-initié qui respecte les cycles de croissance et les stades de maturité est contrarié. L’environnement inconscient génère des influences qui s’impriment profondément. Peu à peu, la paralysie et l’anxiété portent à se démobiliser et on ne réagit plus que lorsqu’on est sur-stimulé. Les conditions de la dépendance sont placées. La vie d’adulte est le reflet des pressions qui ont été intégrées. Est-ce possible de changer ? Oui, si on prend acte de ses fragilités et qu’on se donne les moyens de réparer ; si on se tempère et si on suspend l’action pour s’harmoniser ; si on avance à son rythme et qu’on « remet les pendules à l’heure » pour se rééduquer. Quand le contact est jusqu’au bout recréé, on redémarre dans la vie tel un « nouveau-né ».

 

 

 

                   Modifier sa conduite           *           Changer d’état d’esprit           *           Laisser « travailler » la vie