S’émanciper

Au XXè siècle un grand tournant est amorcé. Découvertes et drames se font front, avec en « feedback » nos croyances de fond. Relativité et quanta ébranlent nos convictions. L’espace et le temps sont en pertuelle déformation, ce que nous percevons est indissociable de ce que nous projetons. Le big bang nous ramène aux origines de l’univers et nous confronte à une barrière, l’impossibilité de voir au-delà du dégagement de la lumière. La biologie nous apprend que nous ne sommes pas indépendants et les sciences cognitives, que nous ne sommes ni omniscients ni tout-puissants : l’inconscient revient au premier plan. La plupart du temps, nos actions découlent de processus qui ont cours automatiquement ; nos décisions ne sont pas prises rationnellement. Nous sommes liés par l’animalité à des mémoires profondément ancrées, nos réactions peuvent être incontrôlées et nos réponses inadaptées. Sous la pression, la lucidité fait place à la peur et à l’agressivité ; la bonne conduite ne peut pas être déclenchée, la tutelle mal avisée conduit à des extrêmités. C’est la fin de l’éducation « conditionnée ». Le passage en force et les problèmes occultés sont immanquablement sanctionnés. Seule la résolution active, compassive et « supervisée » permet de s’émanciper.

 

 

 « Pilotage-Sécurité »

L’automatisme est le plus bas niveau d’autonomie, la réaction le plus haut degré d’entropie. Soit tout est figé, soit tout est lâché. Toujours sur-stimulé, toujours plus agressé, perte de tolérance et de flexibilité, espace vital comprimé. Culpabilité et inhibition sans cesse renforcées *** Donner du « mou » pour expérimenter et sortir du cercle de la stérilité. Prendre des risques « calculés » en tenant compte des fragilités et mettre en place des appuis pour que les résistances puissent céder.

 

 

 

 

 

 

 

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