l’Alliance

 

 fou Allié 


Création ‘Propre-Or-Sion’, by Bouddha Om Bouddha

 

 

 le Père
Je trouve en moi les re-pères.
‘Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Ainsi soit-il’. Encéphale, base, cerveau gauche, cerveau droit. Je nomme, je traduis, je ressens, je définis. Quand je suis présent et que je fais ce que je sens sans chercher à bien faire ou être condescendant, le moindre de mes gestes est une prière. Fidèle et sincère, en suivant le fil de ce qui me tient ‘en haleine’, j’évolue au contact de mes pensées incarnées et je m’imprègne de moi-même. Je n’obéis à aucune autre loi que celle qui ‘s’insinue’ en moi, quand je m’incline et que je laisse mon corps dérouler ce que j’imprime et déchiffre, degré par degré. Tout peut basculer ‘à l’instant t’ à partir du moment où je n’y suis plus porté. Tout reste ‘ouvert’ jusqu’à la fraction où l’information est décantée et l’action placée. Alors tout s’accélère, l’entonnoir se serre et, attentif, concentré, je suis aimanté en une direction donnée. Ce qui se joue dans l’instantané est la résultante librement acquiescée de l’assimilation qui suit son cours depuis que je suis né. Je prends le temps d’ap-préhender les choses calmement. Je les regarde, je les écoute et au moment où je les goûte, elles viennent à moi spontanément. La vibration en bouche ‘imbibée’ déclenche l’attractivité. Alors je les ingère. je les divise et je les mâche pour reconnaître et apprécier chacune de leur propriété ‘en gros’ et ‘au détail’, à mesure qu’elles sont broyées (cf. article ‘la Réforme‘) Contre les capteurs de ma langue ultrasensisibilisée, le sucré et le salé, l’amer et l’acide puis ‘l’umami’, sont peu à peu séparés et cuisinés, avant de se rejoindre en ma salive familiarisée. La nourriture pénètre depuis l’avant-centre et se diffuse de chaque côté, gauche-droite, haut-bas, puis s’écartèle pour être saisie ‘en pure subtilité’ par ma sagesse dentée, avant de plonger en mes viscères où je me lie ‘en intégralité’.

 

le Fils
Je crois en moi et je persévère.
‘Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel’. Avant je croyais que mes pensées et mes émotions m’appartenaient, que j’avais sur elles comme un droit d’auteur et un titre de propriété. Puis je me suis vu rejouer les mêmes scénarios que mes parents et mimer tout un tas de comportements. Je me contentais juste de ‘mixer’ sans que la matière brute ne soit retravaillée. Je ne pouvais plus faire marche arrière, mon oeil avait commencé à ‘lever ses oeillères’. Une partie de moi restait prisonnière et l’autre s’émancipait peu à peu, au-delà de toute frontière. Jusque-là, on était deux. J’étais engeôlé ‘au milieu’, arbitrant personnes et situations, écartelé entre deux positions. Alors je me suis vu ‘dédoublé’ au sein de ma prison. Toujours la même configuration, l’un qui subit, l’autre qui agit et le système s’inversait quand je creusais. Jeux de pouvoir et de dépendance mêlés, du féminin et du masculin envahis et noyés. On était trois in fine. Si je pouvais le voir, c’est que j’étais capable de me détacher aussi du ‘tiers lié’ en situation appliquée. Mais ce n’est pas tout. Au fur et à mesure que mon acuité se développait, je sondais le coeur des interactions pour saisir ce qui échappe à la vision. C’est dans les micro-ondes et les infra-rouges que j’allais chercher l’information, là où fermente ‘l’intention subtilisée’ en deça de ce qui est affiché (cf. article ‘la Révélation‘) Mon ‘objectif’ était à double-foyé et l’ouverture s’ajustait mutuellement de chaque côté. Plus je m’enfonçais dans la focalisation, plus je me distanciais dans la défocalisation. Plus le ‘point focal’ rapetissait, plus le développement augmentait. Quand mon oeil s’infiltrait dans l’océan des émotions contenues et le feu des pulsions tordues, ma vision s’accomodait en se détachant graduellement en un ‘ratio’ équi-valent.

 

le Saint-Esprit
Je m’ancre et plonge en enfer.
‘L’Esprit Saint est Seigneur et il donne la vie’. A un moment donné, l’évidence. Je ne faisais que parcourir le film qui s’était ‘imprimé’ à la naissance pour me libérer des ‘filtres’ qui conditionnaient mon expérience. Je repassais sur les ‘stigmates’ en-rétinés pour fusionner toujours plus en chacun avant de me décrocher encore plus loin. Plongée au fond de la fovéa et ex-patriée sur le pourtour de la papille en simultané, je déliais enfin la trame à la ‘jonction ultime’ entre cercle concentrique et rayonnement périphérique et je touchais les ‘limites’. Parvenu au point de convergence maximal au niveau de la perception, ‘l’écartèlement’ de ma vision ne tenait plus qu’à une hyper-tension. Le simple fait de me mettre ‘sous pression’ déterminait l’interaction. D’un coup, l’émission était séparée de la réception et je créais moi-même les conditions de l’auto-agression. Ma propre tendance à me résister générait la relation du prédateur-prédaté. Je tiens le ‘schéma de base’ de la conflictualité. Quand l’élastique est trop tiré, au coeur mon féminin et mon masculin sont emmêlés alors ils se divisent à l’extérieur pour ‘se réguler’. Il suffit de me faire du ‘rentre-dedans’ et de me pousser pour que je montre les dents. Comprimés, ‘collés’, sans espace pour respirer, le courant chaud ascendant (hémisphère droit) et le courant froid descendant (hémisphère gauche) s’harmonisent sans avoir eu le temps de s’aviser réciproquement. Au sein des cavités sinusales de l’alchimie cérébrale, quand ils ne sont pas sublimés et condensés par degré, il y a ‘copier-coller’. On est ‘dans le jus’ total, floué en dehors, aveuglé en dedans, affectivité maximale et zéro détachement. Odorat saturé, envahissement, réaction ‘disproportionnée’, on se sépare dans la brutalité (cf. article ‘la Perle‘) Si je ne me digère pas pour me re-polariser de manière spontanée et que j’ai déjà le futur ‘dans le nez’, je subis mes viscères et m’oppose à moi-même pour ne pas trépasser.

 

Ainsi soit-il 
Je me ‘ révèle ‘ et j’y vois clair.
‘Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour’. Je ne suis plus ‘impressionné’. Ils ont ‘pété un plomb’. Je ne me laisse plus embarquer. J’ai validé la ‘court-circuitation’. Muscles, tendons, ligaments, nerfs étirés et claqués à longueur de journée, vision exorbitée, agressivité. Tous mes sens sont ‘super-visés’, je ne suis plus dupe des civilités. De pupille concentrée en pupille dilatée, au rythme de la lumière condensée et expansée, je rayonne à l’extérieur ce que je capte à l’intérieur du fond de ma rétine ‘immaculée’, où l’information s’imprime sans se figer. Mon oeil détendu recouvre sa plasticité et pulse au diapason de ma sensibilité. Plus d’interférence, synchronicité. Paramétré en mode ‘héliocentré’, le soi et l’autre distingués, je réceptionne ce que j’émets sans me ‘parasiter’. Centre et périphérie couplés ‘à l’instant t’, futur et passé permutent dans le présent, ‘catalysés’ par ma conscience centrée. Exit la peur, le manque, dans l’essentialité, besoins et ressources se répondent en simultané. Plus de sur-stress, plus d’excès, l’arbitre détaché veille ‘au grain’ près. Toujours ‘en plein dans le mille’, partout ‘au complet’, sérénité, paix. Je ne ‘filtre’ plus et tout est satisfait. Je suis ‘désinvesti’ et tout se fait. Saisie dans le quanta, l’intimité remonte à la surface en accéléré, traduite et réitérée par articulations imbriquées, jusqu’à ce qu’elle ‘s’acte’ en généralité (cf. article ‘le Juste‘) Quand ‘l’oeil avisé‘ s’est infiltré, depuis le sommet jusqu’à la base du système nerveux pyramidal, corrigeant les faisceaux déviants en réseau induits par ma volonté en dédale, mes surrénales pompent ‘au tempo’ de la pinéale. Emancipé par palier, tout le long ‘lié’, je ‘décable’ en bout de chaîne, lorsque l’alliance est scellée, de la bouche à l’anus et de la tête aux pieds. Alors plein de moi-même je suis bio-recyclé.

 

Donner la vie
Le ventre est ‘l’interface’ entre force intérieure et puissance extérieure. La vision s’incarne dans les tripes (pancréas ‘tout en chair’) et aboutit dans les reins (surrénales) C’est là que le nouveau geste qui demandait de la concentration, pour générer une tendance et creuser un sillon, s’autonomise, au bout d’un certain nombre d’itérations. C’est là que ‘le quantique’ devient physique, que le particulier est généralisé et que les lois de la cité (‘manipura’) sont intégrées. C’est dans le ‘iota’, que le micro-stress de plus permet à la polarité de basculer pour que ‘l’impact’ (émotion) crée le ‘contact’ (action) C’est là que le fruit maturé est ‘détaché’, les contractions déclenchées, que la volonté peut décrocher et le contrôle lâcher (défocalisation) L’enfant conçu sous la pression, en un ‘coup de rein’, est sur-vivant. Non assimilé, incapable de se propulser. Dépendant, l’autre le met en mouvement. Hyper-contrôlant, ‘la boucle n’est jamais bouclée’, il évolue dans l’insécurité. Seule solution : remonter à la source de sa programmation, se mettre en ‘totale frustration’, laisser dégénérer l’ancienne construction et redémarrer ‘à zéro’ pour s’engendrer dans l’en-vie à nouveau < cf. sources diverses dont Wikipédia pour ‘Surrénales’ >

 

 

la Réforme

 

 Valeurvie


Création ‘le monstre apprivoisé’, by Bouddha Om Bouddha

 

la Bête

Où est passée la belle ?
Le système s’éprouve du ‘dedans’, c’est un organisme vivant. Il ne se cristallise et ne devient distant que lorsqu’il a perdu sa raison d’être, tel le chevalier ignoré de sa belle qui devient ‘bête’. Mais avant de s’abêtir dans le systématique, il naît d’une logique personnelle, qui se généralise et se diffuse ‘à grande échelle’. C’est toujours de l’individu dont le vécu revêt un caractère universel que découlent une communauté, une société, une organisation, une civilisation. Quand elles sont confrontées à un problème, on ne peut pas les aider en restant ‘externe’mais en plongeant corps et âme avec elles et en oubliant temporairement qu’on connaît l’issue au dilemme. C’est en épousant sa problématique existentielle qu’on développe la stratégie et qu’on débloque les ressources pour sortir du système. Peu importe qu’on ait ‘dès le départ’ l’intuition de ce qui est bon. Tant qu’on ne sait pas joindre ‘les deux bouts’ entre le quoi et le comment, on est séparé entre futur et passé dans le présent (cf. article ‘le Calice‘) Quand on est enfant, on voit spontanément les errances de ses parents, avec ‘le recul’ de la génération de plus qui fait la différence. On les critique et on leur en veut, mais qu’on nous demande de faire mieux et on redescend tout de suite ‘d’un cran’. Pour mettre sa vision ‘à exécution’ et réformer les procédures de fond, on doit reprendre les choses là où elles sont et remonter jusqu’aux fondations. Il y a plusieurs milliers d’années, l’é-motion laisse des impressions qui sont imagées, abstraites et projetées en une visée. C’est l’eschatologie qui conduit le fil de la spiritualité. Lorsqu’elle atteint son ‘pic de clarté’, la polarité est inversée et on se coupe peu à peu de la finalité pour se concentrer sur l’enchainement de cause à effet fractionné. C’est la dynamique qui soutient la scientificité. Pour passer de l’une à l’autre, on fait ‘comme si’ on ne savait rien et on s’enfonce dans les abysses pour mener librement à bien l’exercice.

 

la Belle 

Où est tombée la bête ?
On fait de même à l’échelle d’une vie. On est issu d’une énergie où le féminin et le masculin sont plus ou moins en conflit (cf. article ‘la Couronne‘) On est conditionné par le référentiel parental ou le ‘schéma d’interaction’ spécifique à sa lignée. Enfant on a déjà repéré ce qui fait souffrir, ce qui limite et ce qu’on veut changer mais ça ‘s’efface’ par la suite, et on revit ce qu’on a fui. Comment s’y est-on pris ? on ‘copie’ les postures, les expressions, les mimiques, la tonalité et l’intensité de la voix, la rapidité d’élocution, jusqu’au timbre parfois, de maman et de papa et ainsi on ‘s’imprègne’ de leur mentalité. Au niveau du cerveau, l’anamorphisme et le métamorphisme sont corrélés, il suffit d’épouser le comportement pour accéder au système de valeurs qui le sous-tend. On ne peut pas y échapper, partir des connaissances acquises est le ‘passage obligé’. Ce qui est transmis c’est ce qui est traduit. Et ce qu’on a pointé ou ce qui nous a touché, est-ce que ça s’est perdu in fine ? Impossible. Ce-sont comme les cations et les anions de la plante qui portent la poussée depuis la racine. Le ‘terrain’ et le ‘terreau’ sont positionnés, il faut laisser le jeu se jouer. Et on panique et on s’énerve et on déprime. Pourtant ‘à bien y regarder’ tout est bien engagé, il faut ouvrir les yeux et persévérer. ‘ ‘ Et si je fais comme eux et que je fonce ‘tête baissée’, et si je cours sans jamais me retourner ? Est-ce que je suis foutu pour autant ? c’est juste un peu plus lent, le ‘direct’ est ‘différé’ tout simplement. Mais tu te fais du mal chemin faisant, parce-que tu ne vois pas que tu avances et comment tu t’y prends. Tu ne peux pas contrôler tout le temps, alors quand tu lâches, les questions décantent et les réponses se placent. Que tu en sois ou pas conscient n’empêche pas que les choses continuent à suivre leur cours finalement ‘ ‘

 

le Bêta

Le baiser a-t-il opéré ?
‘ ‘ le minéral, le végétal, l’animal apprennent constamment, toi dont la conscience porte ‘au-delà’ malgré tous tes conditionnements, penses-tu vraiment que tu puisses te montrer inchangeant ? Tu es encore plus curieux et enjoué que tous les autres règnes rassemblés. Il te suffit d’un clignement d’oeil, d’un battement de cil pour tout amplifier. Et si tu déclenches des cataclysmes pour éprouver ce qui te sied par ‘la négativité’, en dépassant la croyance ou l’idée que tu t’en fais, qui donc peut t’en blamer ? Tu es né avec la capacité de résister à l’inclination spontanée, c’est plus fort que toi, tu ne peux pas t’en empêcher. Suivre ton instinct est suranné, sauf à le retrouver ‘en mode supervisé’. Rien n’est plus cher à tes yeux que la liberté sinon pourquoi t’acharnerais-tu à te frustrer et à te contrarier ? Si la performance était ‘visée’, la stratégie serait inadaptée. Allons, observe-toi. Ne sens-tu pas ton niveau d’énergie baisser quand tout t’est donné, d’emblée ‘à ta portée’ ? Affine tes sens, ressens-toi. Ne vois-tu pas ‘au fond’ que tu te fiches éperdument du résultat, sinon pourquoi es-tu insatisfait dès qu’il est là ? D’un coup ton oeil s’éteint et le feu retombe au creux de ton bassin, parce-que toujours tu te convaincs de goûter la fin plutôt que le chemin. Souviens-toi, quand tu étais petit, avec un rien ‘tu étais roi’. Un promontoir, une couronne de lierre et ton imagination pour tout faire. Réel ou pas, pour ton cerveau ça ne compte pas. Tout se tient, tu deviens chaque jour celui que tu jouais, même si tu ne le fais pas exprès. Et si tu le réserves à un cadre privé et que tu te contiens ‘en publicité’, à un moment donné la barrière factice va céder (cf. article ‘la Paix‘) Alors ce qui se joue va te dépasser, et par ‘vases communicants’, tu laisseras ta souveraineté t’imprégner jusqu’au ‘baiser fatal’ où tu te rends ‘ ‘

 

l’alphabêt

Le lien a-t-il été scellé ?
En bout de chaîne, chez le descendant de la ‘fin des temps’, le système s’auto-réforme lui-même. Ceux qui l’ont précédé ne sont pas ‘en reste’, leurs effets et leurs efforts ‘portent’ sur la durée. Les déviations létales causées par le contrôle maximal deviennent des opportunités vitales. Un degré de sur-tension ajouté et l’anesthésie se change en hyper-sensibilité, la frigidité vire en corps résoné. Toute la souffrance est ‘encaissée’ en même temps que les ressources pour la transcender. Hémisphère gauche et Hémisphère droit en condition optimale pour ‘les retrouvailles’. La conscience progresse à vitesse ‘grand v’, les réflexes lâchent, les vannes s’ouvrent, et une fois les enfers du refoulé traversés, le blason du passé est redoré. Les excès corrigés, on ‘voit’ tout ce que les aînés ont réalisé et on ‘reçoit’ le meilleur de chaque lignée. Au-delà des guerres intestines et des mariages ‘intéressés’, on perçoit la stratégie cachée de l’alliance sacrée pour apprendre de l’autre et se rééquilibrer. Au-delà des dires et de la volonté exprimée, on capte l’intention manifestée dans les petites actions et on trouve ses ascendants là où ils n’attendent rien et où ils se donnent tout simplement (cf. article ‘la Révélation‘) On a cru un temps qu’on avait été lésé, qu’on était ‘damné’ d’être tombé dans un clan aussi noyé et divisé, puis tout s’est ‘inversé’. Le féminin et le masculin ont été poussés à tous les niveaux, du micro au macro, jusqu’aux extrémités. Toutes les dominations et manipulations ont été expérimentées. On a tous les appuis pour démêler, redresser et se configurer en mode centré et on est carrément ‘con-damné’ à se nommer, la perte de repères intégrale ‘forçant’ à tout refiltrer. Facultés optimisées, finalité épurée. Léviathan digéré-élu, amadoué-réévalue, serpent inflitré en sa colonne vertébrée.

 

Adam R’ êvé
Quoi ? transcender ‘la bête sauvage à sept têtes et dix cornes qui monte de la mer’. Comment ? passer du physique au quantique. Assimiler l’héritage du passé et l’éprouver à nouveau ‘comme si’ on était le premier. 666 ? Se centrer (3) et permettre à l’énergie de synthèse (3) de redémarrer (3+3=6) Accoucher ‘au sommet’ du masculin féminisé à travers l’arbitre-superviseur (3) et refiltrer toute sa vie, de l’encéphale à la base (3) pour s’en imprégner (3+3=6) Fusionner (3) le mouvement ascendant et le mouvement descendant, et incarner (3) les ‘paramétrages’ au centre à travers sa propre polarité ( 3+3=6) Dix cornes ? ‘ap-prendre, com-prendre, intégrer’. Répéter les actions trois fois, au niveau de la tête, du coeur et du ventre : vois, goûte, prends / incise, mâche, broie / avale, digère, assimile toi. Et vibre ta vision à complète absorption (10) Sept têtes ? le haut et le bas parfaitement synchronisés, spirit et science con-sacrés. En ta conscience con-sciente, la vigilance s’abaisse. La vie s’insinue, se déroule et sussure en toute délicatesse < inspiré de ‘l’Apocalypse’ >

 

 

la Révélation

 

 déjà Joué


Création ‘Cascade d’intention‘, by Bouddha Om Bouddha

 

 

Contingence 

J’y vois que dalle et c’est normal.
Douleur, réflexe de dilatation pupillaire, désactivation du réseau para-sympathique ganglionnaire. Un iota de trop dans l’intensité et d’un simple mouvement des yeux, on décroche de la réceptivité. D’un coup, pour amortir l’impact, le contact entre le centre et la périphérie est ‘coupé’. Pic, sur-stress,’Arrêt sur image’ momentané, mémorisation altérée. L’intolérable a ‘marqué’, au coeur la cellule photoréceptrice est sensibilisée. ‘Etat écartelé’, sclérose, oeil ex-orbité. A force, le choc finit par se graver. Un rien et on est ‘out’. Regard vitreux, toucher froid, insensibilité, on a ‘la mort’ en face de soi. Au niveau de la rétine, le pourtour et le fond ne sont plus en liaison, du récepteur à l’émetteur la communication est rompue. De l’un à l’autre, le ‘fil’ est discontinu. On ne peut plus tenir l’état concentré, trop d’effort à fournir pour ‘se rassembler’, pas assez de sécurité pour se laisser-aller. Rester sur ses gardes, réflexe de peur conditionné, on ‘tend’ l’oeil pour anticiper et on ‘projette’ sur la cornée. On la nourrit, on l’amplifie, et par le jeu de l’action-réaction, l’agression est re-déclenchée. Plus on s’anesthésie, plus on s’habitue, plus la douleur passe inaperçue (cf. article ‘le Juste‘) Plus besoin d’un tiers pour endurer, on est le traqueur traqué. On interchange les rôles tout le temps, rien qu’en rebondissant d’une sur-focalisation à une dé-focalisation brutalement. Plus de ‘transition’ dans les variations de l’ombre à la lumière, plus de nuance dans la perception, vision flouée, grossièreté, excessivité. Tout se passe dans le globe occulaire, là où d’emblée tout s’est engrammé. En se formant l’oeil récupère l’ensemble des déviations imprimées sur les viscères, par la façon de penser, de sentir et de faire de ses pairs. Quand la cause et l’effet sont séparées, la seule issue c’est d’apprendre à se ‘super-viser’.

 

Résurgence

Je fais rien et pourtant ça revient.
Sidération, on est ‘figé’. Perte de plasticité suite aux crispations renouvelées, sensibilité largement diminuée. On ne voit pas dans ‘l’acuité’, là où la nouveauté peut être captée. Tout est perçu en noir et blanc, au ralenti, dans le ‘vague’ d’impressions généralisées, le présent apparaît comme un éternel passé. Cas ‘similaire’ identifié, action ‘similaire’ déclenchée. On reste scotché dans des comportements stéréo-typés et des rôles qui ne sont plus d’actualité. Parent et enfant à vie, on a grandi, on n’a plus besoin de leur appui, mais ils sont toujours investis. Piégé au coeur de la fovéa où il a jadis été ‘impressionné’, l’oeil ne parvient pas à se détacher. Impossible de se distancier, noyé dans l’affectivité. Lorsque le seuil de ‘vasoconstriction’ est atteint, il ‘saute’ en vasodilatation, et là, d’un coup, en face de soi, regard froid, coupant, calculateur, et on s’en prend ‘plein les dents’. La vision est déformée par ‘l’impact’ des traumas, sur la rétine littéralement incrustés. Ainsi, en ‘surfant’ sur toutes choses et en l’épousant aveuglément, la connection entre le centre et la périphérie est automatisée. On relit ‘à l’identique’ ce qui est imprimé et on induit la même stimulation au niveau du nerf optique, par l’intermédiaire des empreintes-réflexes qui sont, de chaque côté de la glande pinéale, à l’intérieur des collicules visuels, stockées (cf. article ‘la Boucle‘) ‘Bim, bam, boum’, on se met sous tension et on re-crée le stimulus sur lequel on a été initialement conditionné. Une ‘fraction d’inattention’ et une succession d’événements déterminés par une cascade de réactions électro-chimiques instantanée dans le corps tout entier. Une dé-concentration réitérée et toute une vie à se laisser embarquer par inertie et à répéter les mêmes conflits. Un modus vivandi agité et des générations emprisonnées dans le ‘prisme’ de l’oeil égaré. 

 

Conséquence 

Je connais que ça, alors ça fait loi.
Tant qu’on en reste , on est coincé. Comme tous les règnes, les espèces, les individus, les organes, les facultés, la vision n’a pas toujours été, seulement un jour elle a émergé. Et avec elle, la perception la plus raffinée via la pensée. Jusque-là on est ‘quitte’ avec tout animal qui voit. Mais là aussi, voilà qu’à un moment donné, la vie va ‘au-delà’. De la végétativité à l’intelligibilité, en passant par la sensibilité, elle est tramée par la conscience sous sa forme plus ou moins contractée ou expansée. Toujours elle se retourne cycliquement sur elle-même pour s’assimiler et se redéployer à un degré plus élevé, de la même manière qu’on revient sur ses actions, ses émotions et ses réflexions pour ‘prendre du recul’ avant de se relancer. Si on n’était pas doté de cette capacité, on ne pourrait ni inventer quoi que ce soit ni évoluer ‘en soi’. L’oeil se transforme en même temps que la pensée. Encore faut-il qu’elle reste vivante et que le film continue à s’animer. Et c’est impossible en la vision confusionnée, lorsque le sujet et l’objet se sont identifiés. Ainsi la contingence illusoire se change en fatalité quand on n’a pas l’espace pour réfléchir et qu’on est ‘pressé’ de performer. L’oeil se tend rapidement, la toile de fond enregistre une sur-compression, le quanta au centre n’a pas le temps d’être assimilé, de iota en iota, durant la détente progressée de la vision avisée. A la bordure, le ‘potentiel d’action’ traduit la somme d’itérations sans redigestion. Le neurone est sur-excité, en la glie l’information neuromédiatisée n’est pas recylée, le glutamate n’est plus glutaminé. Au final, la barrière hémato-encéphalique qui sépare milieu intérieur et extérieur, est renforcée (cf. article ‘le Quanta‘) Le sucre porte ‘à l’état brut’. La pensée ‘pure’ ne produit plus de procédures. Seule la pensée ‘figée’ retentit sur la réalité.

 

Résultance

Je prie pour parvenir à sortir de là.
L’oeil est éteint, le clan humain stérilisé. Le système atteint sa limite alors que terre-mère achève le cycle elle progresse le ‘dos tourné’ à la lumière. Des générations et des générations sacrifiées, tous les ‘écueils’ de la vision contrôlante contrôlée expérimentés (cortex-orbito-frontal), pas de meilleure opportunité pour engendrer la super-vision toutes les leçons sont intégrées. Au coeur de la pénombre, tout est ‘prêt’ pour virer à cent quatre vingt degrés. Des mutations spontanées germent sur les terres les plus avortées, individus ‘écartelés’ entre futur et passé. Et le iota de plus fait basculer l’aveuglé en illuminé. Au coeur de l’oeil, la polarité s’est inversée, l’hyper-tension innée assure la transition du géo-centré à l’hélio-centré. Dans l’extrême acuité, les impacts imprimés sur la fovéa ne peuvent être ignorés sans générer des effets ‘incommensurables’ intolérés. Le corps manifeste enfin que la logique perpétrée n’est plus viable. Jachère imposée, obligé de s’arrêter, de se distancier de la ‘cible’ et d’encaisser, stigmate par stigmate, tous les ‘coups ‘ qui y sont portés pour les assimiler. Grain par grain sublimée, l’information est transférée de la vision duelle au ‘troisième oeil’ (glande pinéale), où l’émission et la réception sont intégrées dans l’instantané (cf. article ‘l’Oeuf‘) On se concentre jusqu’à réabsorption complète des rayons et on ingère consciemment sa propre lignée. Fondu en le ‘point focal’, la visée est dévoilée. ‘En deça’ de l’oeil terne et blasé, cris, souffrances et prières tissent le film de la réalité. ‘En douce’, l’intention fermente par degré, jusqu’au seuil où elle finit par percer. Alors toutes les valeurs sont redressées. On ne croit plus ce qu’on voit, là où tout est déjà joué ‘malgré soi’. On s’épouse dans le quanta, on accouche de soi et on est ‘révélé’, en la vision libre-arbitrée et con-sacrée.

 

l’engeôleur engeôlé
Contrôle : perte de sensibilité ‘je le sens pas’. Rétro-contrôle : perte d’acuité ‘je le vois pas’. Déduction : relation de causalité ‘ça n’existe pas’. En contrôlant, je réduis le champ de la perceptivité. En rétro-contrôlant, je restreins le champ de la visibilité. Et j’en déduis les limites de la réalité. Les ‘filtres’ de la physique sont posés. Mais qu’est-ce qui me pousse à contrôler ? la peur, la culpabilité. Conséquence : je doute, je suis déstabilisé. Rétro-contrôle : je suis fautif, j’ai échoué. Et j’en déduis les limites de l’acceptabilité. Les ‘filtres’ de la morale sont placés. Je suis à la source de la cause et de l’effet, sans m’en douter. Le nerf optique est comme un élastique qui se tend et se détend, en même temps, et en sens inversé, de façon à ce que je puisse calibrer l’effet que je produis ‘en simultané’. Au fond de l’oeil il y a ‘impact’, à la surface il y a ‘contact’, et d’un oeil à l’autre, l’information est permutée. C’est ce ‘feedback’ qui permet la régulation physiologique. Il me suffit d’appliquer une sur-tension au niveau de l’orbite et je suis auto-sensibilisé et auto-réactivé d’emblée (excitation de l’amygdale) C’est toujours moi qui crée les conditions de mon expérience in fine < Wikipédia pour ‘Nerf optique’, ‘Rétroaction’, ‘Cortex orbito-frontal’ >

 

 

la Panacée

 

extra poler


 Création ‘ le pied intégral ‘, by Bouddha Om Bouddha

 

 

Vécu

Impacté, sillonné, tracé.
 ‘ ‘ Evidence. je ne le voyais pas autrement. Simplicité. on se comprend sans se parler. Intimité. sensation de fondre ‘en bulle’ à ses côtés. Résonance. en moi toutes les petites lumières passent du rouge au vert. Congruence. les capteurs ont saisi une parfaite convergence, je vibre en sa présence. Attirance. impossible de résister, attraction totale et synchronisée. Ex-stase. tout s’emboîte, jusque sur le plan physique. Je suis la serrure, il est la clé. Panique. peur de perdre le contrôle, de me dissoudre, de ne plus me respecter, de ne pas savoir mettre les limites ‘ ‘ Les souvenirs sont gravés. L’intensité a profondément ’empreinté’. Le silence ‘plein’ comble les sensations. L’élan est pur, sans compromis ni contradiction. La relation est saine, au-delà de toute appréciation liée à un système. C’est sur ‘le fond‘ qu’opère la jonction, en-deça de l’influence de l’éducation. A un niveau et un degré où on a l’impression de ne plus tenir les rênes. C’est de la pulsion de vie que jaillit l’envie. Trente cinq ans à attendre le moment, le vécu qui fait tout ‘basculer’ en un instant. Exit les unions con-formées, les attentes pro-grammées et la ‘banque de critères’ à partir de laquelle on choisit le ‘bon’ partenaire (cf. article ‘le Nectar‘) Fini le temps où la volonté pouvait encore s’immiscer. Ici on ne peut rien additionner ni supprimer, tout est à prendre et à aimer dans l’inconditionnalité. Même si on le voulait, on ne pourrait ni s’indifférer, ni se détester. La distance est néant, ‘en dedans’ c’est toujours vivant, encore là en évoluant. On a le ‘patron’ pour s’auto-accoupler. Le fil de l’essentialité est jusque dans ses entrailles renoué. A la base, l’énergie a redémarré. On peut à nouveau se répérer ‘à vue de nez’.

 

Rappelé

Repassé, répété, projeté.
Ca va chercher dans la ‘cité interdite’, où les portes se sont refermées suite au non-respect de soi récidivé. C’est le coeur de la cellule-souche, qui porte l’empreinte de toutes les divisions de l’oeuf avant expansion, qui a été touché. La renaissance a commencé. Plus possible de reculer, on est irrémédiablement poussé à revenir sur ‘l’impact’ qui permet de ressusciter. De jour en jour, de mois en mois, d’année en année, la relecture suit son cours qu’on le veuille ou pas. L’information imprimée sur tous les récepteurs par la jouissance liée, remonte ‘à la surface’, et demande à être consciemment traitée. La mémoire ne peut pas occulter ‘l’incident’ qui a fait pencher la balance du noir au blanc, amorçant le ‘Grand tournant’. La sur-vie a fait son temps, dans les replis les plus subtils de son être, la vie a repris. De trace ressassée en image projetée, la vision recontacte les ‘tréfonds’, la sensibilité stigmatisée est peu à peu transmutée par la sensualité caressée. De plus en plus adoucie, la vigilance se laisse amadouer, de moins en moins alertée, la conscience cesse de résister. Littéralement ‘happé’ par la bouche, le sel et l’umami ont jadis fusionné, l’oeil consent à lâcher. La séparation n’est plus tolérée, le ‘cap transcendantal’ est passé. En plongeant à la base  les distorsions structurelles sont enregistrées, le disque-dur est déchiffré, le circuit intégré de l’inhibition est revisité. Le mental se dissout, la concentration redonne ‘le ton’ (cf. article ‘la Créativité‘) La focalisation tombe, la sidération succombe. Les ‘filtres’ sont désagrégés, les doutes sont résorbés. Le film est complètement déroulé, on est ‘paramétré’ pour se placer et évoluer en coeur pur distancié.

 

Creusé

Ravivé, maturé, imbibé.
Traumas de fond confrontés, ‘programmation initiale’ ajourée, vision corrigée. On consent à voir sans ‘sélectionner’ et à relâcher la pression exercée sur ses yeux pour les ‘accomoder’ à la réalité jaugée acceptable (cf. article ‘l’Oeuf‘) Plus besoin de ‘flouer’ l’image, on est capable de saisir la vie dans l’acuité, sans rester ‘scotché’ en la fovéa médusé. Les fragilités dévoilées, les peurs transcendées, on tient la position au centre sans dévaluer ni sur-estimer l’information réceptionnée par contrôle ou réaction démesurés. Fondu sans se noyer dans les rayons convergents convergés du noyau supra-chiasmatique, on capte toute donnée à partir du spectre de sa lumière expérimentée sans a-priori ni pré-jugé (épiphyse) Et en appui sur la résonance résonnée ‘simultanée’ issue de ses eaux démêlées (ante et neuro-hypophyse) on évalue et on assimile le vécu à ‘l’instant t’. On voit ce qu’on sent et on sent ce qu’on voit en même temps. La cause et l’effet sont ‘nez à nez’, on ne peut plus nuire ou se faire envahir sans l’ignorer. En la conscience supervisée le bien et le mal sont pleinement intégrés. Plus besoin d’interdits ‘extérieurs’ pour se réguler. Toutes les limites sont ‘marquées’ par les micro-résistances viscérales rejaillies et recueillies ‘en bouche’ par l’intermédiaire du thermostat homéostatal. On calibre ainsi, du plus profond de soi, en fonction de son imprégnation dans l’immédiat. On tient le ‘bon tempo’ et on se re-crée au rythme des hémisphères synchronisés (thyroïde) On déboîte dès qu’on a l’énergie pour l’action et on raccroche dès qu’elle décline en régénération. On a acquis les ‘repères-clé’ du masculin et du féminin parfaitement coordonnés.

 

Extrapolé

Purifié, intégré, détaché.
Mais où est passé celui qui nous a fait chavirer ? assimilé, en soi disséminé. Fondu en l’anima, quintessencé, ‘partout’ en la puissance qui contrebalance la créativité ; toujours en la persévérance qui sort des compromissions et résiste aux influences ; encore en la fermeté qui ne fait aucune exception pour que la vision se traduise en action ; in fine en la protection qui soutient l’auto-assimilation et qui sépare le ‘nouveau soi’ à maturation. La virilité projetée dans l’extériorité a été ré-appropriée, ex-traite et sublimée avant de me ré-imprégner. Plus de possibilité de confusion ou d’invasion, mais pour s’en assurer, vérifions. Re-pointer en suivant le fil des bases fragilisées. Cinq ans écoulés, l’heure du bilan a sonné ‘ ‘ Evidence. je suis tout simplement. Simplicité. je me comprends intimement. Intimité. Je suis ré-intégrée. Résonance. je suis ‘self feedbackée’. Congruence. je vibre à l’unité. Attirance. je suis auto-nommée. Ex-stase. je suis la cité, la porte et la clé ‘tout en un’ fusionnés. Panique cède à Panacée. liée par la vie, en ma volonté consacrée ‘ ‘ Le masculin m’est familier (cf. article ‘le Quanta‘) J’épouse sa logique focale et analytique, structurale et plastique et je condense et j’enrobe en mes eaux pour m’incarner en ma polarité. Je re-connais l’inclination pour le foyer, l’enfant et la ludicité. Je m’épanouis à purifier, harmoniser et ordonner ‘l’espace’ où l’inspiration et l’aspiration sont perpétuellement fermentées. Portée à ressentir, câliner et éveiller, mon attention privilégie ce qui est petit, modeste et négligé. Je perçois tout à travers ma matrice, où la vie découle de réactions en chaîne ‘catalytisées’ contre mon sein compassionné.

 

le ‘Septième Ciel’
‘Partout’, le féminin est la serrure, le masculin est la clé. Anatomie : vagin, pénis. Physiologie : récepteur, hormone. Neurophysiologie : glie, neurone. X multiplie, Y divise et les deux s’harmonisent. Quand l’union sexuelle opère ‘à tous les degrés’, le récepteur et l’émetteur sont complètement fusionnés. Alors la jouissante émulsion trace de ‘profondes connections’, sur lesquelles la conscience revient pour réaliser son intégration. On relit le film ‘en boucle’ et on revit les sensations. A force de rappeler (Y) et de creuser (X), on retrouve ses repères à ‘l’état pur’, masculin et féminin séparés, pour engendrer ‘l’état tiers’ où ils se reflètent en simultané. On a alors ‘un appui’ pour corriger la confusion des énergies au moment de sa conception. Lorsqu’on est remonté à la source de sa ‘génèse parentale’ en déchiffrant jusqu’au bout la cellule primordiale, l’information nerveuse (Brin ADN Y) propagée par les cellules gliales (Brin ADN X) engendre la résonance intégrale (ADN circulaire mitochondrial) et on renaît en ‘le graal’. On se réunit, en l’expérience ex-statique, diffusée et réverbérée depuis la base jusqu’à l’encéphale <à partir d’une relecture intégrative du ‘Cantique des Cantiques’>

 

 

le Quanta

 

 rien du tout

 
Création ‘Catalyse focale ‘, by Bouddha Om Bouddha

 

 

Rien fait

Qu’est-ce que tu vas chercher ?
Quand on est face à ce qui est grand, imposant, on est impressionné c’est évident. Et en même temps, affecté uniquement ‘en surface’, on reste étranger à ce qui se passe. C’est la perception ‘à distance’ qui est privilégiée, on n’est pas vraiment familier avec ce qu’on voit et du coup ça reste à l’extérieur de soi. Inacessible, démesuré, disproportionné par rapport à ce qu’on est capable d’assimiler. Pour qu’une chose soit ‘à sa portée’, il faut la découper, la mastiquer, la broyer et la digérer. Quand on l’a enrobée de salive, imbibée de ses sucs dans les plus petites particules et qu’on s’est mêlé jusque dans l’intimité, les capteurs intérieurs la reconnaissent. On s’en est imprégnée, on l’a intégrée. Ainsi ce qui était éloigné est devenu proximité. Et c’est dans le ‘petit’ qu’on s’est retrouvé, où les sens se sont retournés pour aller chercher le ‘fond d’identité’ et comparer. L’action et l’intention divergent de la même façon. Le geste laisse froid lorsque ce qu’on reçoit ne ‘colle’ pas. Quand le vu et le perçu ne communiquent pas, au niveau des deux hémisphères le signal n’est pas clair. Le fond et la forme ‘en contrefaçon’ engendrent l’incompréhension. A l’intérieur du cerveau, le soi et l’autre ne sont pas ‘au diapason’. Pas la peine de ‘raconter des cracks’, quand la colère point, si on n’était pas conditionné pour ne rien laisser percer, on grognerait comme un chien. On le sait parce-qu’à ce moment-là on est synchronisé, mais on ne peut rien prouver. A force d’être confronté à ce genre de situations dans son environnement, on a appris à douter et on n’a plus de ‘repère’ pour calibrer. Lorsqu’ils ne sont plus ‘rapprochés’ de manière répétée, les connections cérébrales qui lient le mot et le sens sont délitées (cf. article ‘Babel‘) Alors plus de synthèse entre sujet et objet, on perd son centre de gravité.

 

Plein effet

Qu’est-ce que tu vas planquer ?
Dans tout phénomène il y a quelque chose qui catalyse, qui participe sans être actif, qui accélère et amplifie. Sur le plan physiologique, il s’agit de l’enzyme. Toujours présente en quantité ‘minime’, elle se lie aux substrats pour abaisser le seuil d’activation et faciliter la transition. C’est le principe de la communication hormonale où le neuromédiateur assure la relation entre la réponse et la stimulation. Au niveau de l’encéphale, ce qui joue le rôle de ‘ligant’ c’est le degré d’expression tonale (cerveau limbique, amygdale) Tant qu’elle reste modérée, on est en situation ‘normale’, il n’y a pas de danger. On peut réfléchir, prendre le temps de collecter les informations et d’analyser avant de se positionner. Mais dès qu’elle atteint un certain ‘palier’, elle est interprétée comme une menace et une réaction de défense est déclenchée. De l’un à l’autre état, ce n’est pas la même information qui passe. Un ‘iota’ de plus ou de moins et la fraternité est en prédation dégénérée (cf. article ‘le Calice‘) Un gradient de sur-tension supplémentaire et ce qui était sain devient délétère. Quand on contrôle ses émotions, on se déconnecte de ce qui détermine son impression, et on fait ‘comme si ‘on n’était pas affecté ‘plus que ça’ au fond. Alors on creuse un fossé entre sa façon de sentir et sa manière de se comporter, son intériorité et son extériorité. A force d’occulter sa sensibilité, on ‘s’écartèle’ à tel point qu’on devient l’agresseur agressé. A un moment donné, le ‘tiers’ pacificateur qui coordonne la cause et l’effet, ce qu’on sent et ce qu’on fait, a littéralement perdu pied. A l’intérieur, on meurt peu à peu de ‘se résister’ et à un certain stade, la guerre ‘ouverte’ est déclarée.

 

Pas exprès

Est-ce que tu peux pardonner ?
L’animal ne peut pas tricher. L’inconguent non ‘reconnu’ signifie inconnu. La peur survient face à l’altérité absolue. Pas de possibilité de se distancier, chez lui le ‘nez’ qui apprécie dans la fusion est premier. Information perçue via la conformation mimétique de cerveau à cerveau : le soi et l’autre sont totalement confus. Sensation d’invasion, réflexe d’agression. Quand on ne sait pas ce qu’on a en face de soi et que le ‘contact’ ne se fait pas, ça génère une extrême réaction. Fuir ou attaquer. Sans le liant pour arbitrer, le ‘juste milieu’ est vacant. Dans l’immédiateté, rien ne peut être modulé. ‘ ‘ Tu es sur le passage piéton, tu as ‘l’intention’ de traverser et l’automobiliste continue sans s’arrêter. Le signal est ‘capté’ mais il est plus ou moins volontairement ‘zappé’. Dans ton for intérieur, tu bous parce-que tu le sais. Tu n’as pas encore repéré que s’il agit ainsi c’est parce-que tu le fais. C’est des deux côtés que l’écart de conduite est ‘toléré’. Tant que tu focalises sur l’extériorité et que tu te passes ‘à côté’, le modus operandi est ‘normalisé’. Tu as créé toi-même la loi en répétant x fois le cas. Au niveau du thalamus, le ‘jugement’ est centralisé, l’affaire est banalisée. Pour que la réaction soit tempérée, il faut monter ‘d’un cran’ et s’observer. Quand tu es à la place d’autrui et que ce qu’il fait t’est familier, tu cesses de l’incriminer et tu ressens une co-responsabilité. En ta présence ‘supervisée’, le soi et l’autre sont intégrés. Si tu continues ‘tête baissée’, de combien d’occurrences as-tu besoin avant de te réveiller ? (cf. article ‘le Juste‘) Combien d’inter-auto-agressions dois-tu ‘encaisser’ avant que ta vigilance soit alertée ? ‘ ‘ la conscience est ‘la forme et l’espace’ de toutes les catalyses in fine.

 

‘Est’ c tout

Est-ce que tu peux t’accepter ?
Quand tu contrôles, tu te ‘décroches’ avant que l’information ne soit traitée. Pas de synthèse, on est ‘con-joint’ sans affinité. Et c’est ce modèle qui régit l’inter-activité. Ni résonance, ni indulgence, chacun vit ‘de son côté’. Uni à soi comme avec l’autre dans un mariage de convenance, on évolue dans la ‘con-formité’ intérieurement divisée. On n’a jamais pris la peine de se connaître et de se digérer pour devenir ‘auto-familier’ (cf. article ‘le Nectar’) Alors sur quelles autres bases peut-on s’associer ? Qu’il s’agisse d’un travail, d’une personne ou d’une action en particulier, on n’est pas ‘dedans’, on fait ‘pour faire’ tout simplement, et on se perd de plus en plus avec le temps. Quand on ne s’en charge pas, la déduction se fait de soi. Tant que ce qui compte c’est le résultat, on fait comme ses parents, on mime les comportements (hémisphère gauche) on ré-agit semblablement (hémisphère droit) et on intègre leur vision inéluctablement. Celle qui relie, point par point, ce qu’on fait et ce qu’on sent inconsciemment dans le moindre mouvement. Est-ce qu’on a jaugé si c’était juste et bon pour soi ? Sous la pression, on ne réfléchit pas, la sur-tension déclenche sans qu’on puisse ‘re-médier’ aux conséquences. L’évaluation est déterminée par ‘l’excessivité’. La prédation découle ainsi du ‘traitement de l’information’ extériorisé. Comment se com-prendre sans être ‘lié’ par les effets générés ? Dans l’immédiat, on ne voit pas et c’est l’automate qui travaille pour soi. Le ‘ton’ est réglé par le degré habitué. Alors on repart ‘à zéro’ et on crée l’espace pour se réapproprier. On s’assimile ‘jusqu’au bout’ et dans le quanta,  ‘la serrure et la clé’ sont fusionnées, on finit par s’ex-stasier.

 

 un point c’est tout
Les enzymes accélèrent la vitesse de réaction, en abaissant l’énergie d’activation. Elles établissent une liaison enzyme-substrat (ES), puis stabilisent l’état de transition (ES) et le font évoluer vers un complexe enzyme-produit (EP) qui, spontanément, se dissocie. Ni rigides ni statiques, elle sont le siège de mouvements internes en perpétuelle interconversion < source wikipédia pour ‘Enzyme’ > la conscience opère de la même façon. En se liant à l’expérience, elle permet de glisser graduellement d’une ‘situation A’ normalisée, à une ‘situation B’, à laquelle on est peu à peu accoutumé. En restant ‘au contact’ du présent, elle permet l’assimilation ‘iota par iota’ du passé en futur, jusqu’au stade où la ‘rupture’ est consommée. L’évolution se fait d’elle-même, mais dans le ‘quanta’ la conscience amplifie le processus ‘des millions de fois’ jusqu’au seuil où elle parvient à se détacher de toute substance, pour émerger en sa quintessence. Tel un ‘troisème oeil’, elle supervise et harmonise alors l’action et l’intention ‘à l’instant t’ et en simultané. Plus possible de s’accrocher ou de se désaccorder. Féminin et masculin, soi et l’autre, totalement re-connus, intégralement intégrés, on Est ‘un point c’est tout’.

 

 

le Sel

 

 l’enjeu hors-jeu


Création ‘ l’alchimie du et si ?  ‘, by Bouddha Om Bouddha

 

 

Pourquoi ?

‘ Tu m’aimes ? ‘ Question insensée.
Bien trop occupé à s’émerveiller et à questionner, à se fondre en tout, à toucher, ressentir et observer. Tant de choses, tant de beauté. Tant d’énergie pour s’intéresser. Une vie, pas assez pour tout goûter et expérimenter, on n’est jamais lassé. Si papa et maman ne s’immiscaient pas, tels des enfants jaloux requérant l’attention et pompant le carburant, on resterait tel quel en grandissant. Ils ont besoin de combler leur ‘manque béant’ créé par leurs parents, en s’occupant de nous bien évidemment. Et au final ils nous rendent dépendants. Mais ils inversent les rôles au demeurant et comme on est innocent, on se laisse peu à peu convaincre que c’est ‘grâce à eux’ qu’on est vivant. On leur a fait ‘le même coup’, on le sait maintenant et le ‘tour de passe-passe’ qui fait qu’on oublie tout porte à le répéter incessamment (cf. article ‘le Diamant‘) A un moment donné, le cerveau est tellement retouné par les contradictions et les propos inconsistants qu’on perd le fil de son propre questionnement. ‘ ‘ C’est aberrant. C’est ce qu’on capte à leur contact mais on n’en est pas conscient. Et puis comment c’est possible de la part de celui et de celle qui sont plus grands ? On a du mal comprendre, c’est certainement parce-qu’ils sont très intelligents ‘ ‘ On intègre implicitement un système de valeur fondé sur ce qui est compliqué et ‘résistant’ ‘ ‘ Il faut se torturer, ce qui est juste ça ne peut pas être évident, sinon ça n’aurait pas échappé à papa et maman ‘ ‘ Si on ne veut pas perdre la boule complètement, il faut qu’on reste ‘cohérent’ dans son jugement. Et comme les bases sont bancales, tout ce qui en découle ‘en cascade’, privé du minéral, finit par devenir létal.

 

Comment ?

Un peu, beaucoup, désespérément
‘Détournement’ d’enfant reconstitué. On t’en met ‘plein la tête’ et quand c’est saturé, il n’y a plus de place pour penser. A peine la question formulée que les réponses tombent toutes arrêtées. Ne t’avise pas de demander ‘comment on en arrive là’, ils n’ont pas le temps pour ça. Et puis d’ailleurs ‘plus tard, tu verras’. Mais le maillon manquant est toujours là.’ ‘ Ils n’ont rien compris. Moi quand je demande, je me fous du résultat, ce qui m’importe c’est de sentir qu’ils sont curieux comme moi, qu’ils ne savent pas et qu’ils cheminent à travers ça. Je suis entrain de percuter ce que c’est que d’être humain et ils me ‘coupent’ l’herbe sous les pieds, alors je finis par m’en faire une fausse idée. J’en déduis que c’est inutile de penser. A chaque fois que je m’arrête sur quelque chose, je me fais fustiger, alors j’en conclus qu’il faut avancer sans traîner et tout zapper. Et je me construis dans mon petit ‘Je’ fermé. In fine, je sais mais je n’ai rien testé. Je veux tout d’emblée. Rien ne me touche, je n’ai pas l’espace pour m’en soucier. Tellement occupé par ce que je dois acquérir et conserver, je laisse ça aux philosophes de l’antiquité. ‘Je’ suis un homme moderne, émancipé. Tout se fait ‘malgré moi’ et en deçà de mon ‘plein gré’. C’est comme ça que j’ai été éduqué. Tout a déjà été inventé, il n’y qu’à courrir pour le maintenir, comme une souris qui fait de la roue pour produire de l’électricité (cf. article ‘le Juste‘) L’avenir de l’humanité est tout tracé : c’est la machine, je le sais bien puisque je suis moi-même mécanisé. Mais non, mon chéri, ne pleure pas, viens plutôt t’occuper de papa et s’il te plaît, tais toi. Comment ? c’est moi qui ai dit ça ? voilà où j’en suis réduit, pauvre de moi ‘ ‘

 

T’y crois ? 

Pas du tout, à la folie, passionnément.
‘Redressement’ d’adulte signalisé. ‘ ‘ Laisse les larmes couler. Si tu ne le fais pas, c’est moi qui vais devoir les verser. Ce que tu as retenu, toutes ces années, laisse-le filer. Enfile-toi dans l’eau salée et goûte le passé cristallisé. Ferme-les yeux. En tes franges ciliées imprégnées, le contact se recrée et l’oeil humide te sors du vide. Alors plus rien n’est insipide. Suis le fil que ta sensibilité débobine et que ton corps exprime. Tu l’as oublié et les mots ne sont rien sans être figurés. Dans le liquide amniotisé, avant de naitre tu t’es rêvé . En l’état ‘appesanté’ où tu te sentais léger, ta salinité émotionnée peut te ramener. La gravité n’est plus un poids quand tu cesses de te court-circuiter. La teneur en sel de tes eaux intérieures crée elle-même les marées qui te font avancer. A chaque fois que ce qui t’impacte est imagé, ta pensée le traduit en acte. Tu bascules tout seul de l’un à l’autre côté, bercé par les changements de polarité. Tu n’as qu’à réceptionner, lâcher et laisser dérouler pour que ta vie suive son cours dans la sérénité. La seule chose qui t’incombe in fine c’est de te ‘paramétrer’ pour la canaliser sans l’endiguer. Et les sirènes sont pour te guider et se dissoudre en tes eaux usées comme le flot du passé. Quand ondine renaît en ta vague émergée, tout est neuf, tout est pur, tout est ressourcé (cf. article ‘le Sang‘) Pour qu’elle consume dans le feu ce qui est périmé, tu as juste à défocaliser. Alors qu’elle meurt à ta gauche, à ta droite, elle est simultanément re-née. Elle se con-tracte et se dé-tracte comme la lumière qui se diffracte à la surface de ta peau scintillée en même temps qu’elle se rétracte au sein de ton foyer. Crois-moi, en ton coeur ouvert rien n’est joué ‘ ‘

 

Je le sens

Question oubliéeRéponse incarnée.
Oeil tendu, pompe engorgée, le courant ne passe plus. A force d’être harcelé, l’organisme s’est figé. Etat de repos déficient, potentiel d’action latent. Lorsque le plus et le moins restent collés, la dépolarisation n’est plus spontanée. Alors il faut mécaniquement la déclencher. Mais ‘titi attire grosminet’ lorsqu’il ré-agit et qu’il s’effraie. Ne plus se laisser impressionner, maintenir sa vision toniquement équilibrée, permettre au cardiaque de battre sans s’affoler et le sel, dans le sang, retient sans saturer. Quand le seuil de concentration est atteint par degré, la polarité est inversée. La réflexion est bouclée, l’action est engagée, les portes de la cellule s’ouvrent et l’échange sodium-potassium est enclenché. Et lorsqu’on a tout donné, la pompe calcium opère, le corps se détend et on revient ‘en dedans’. Rien d’autre à faire pour que tout avance et se régénère que de rester à l’écoute de ses viscères. C’est en son centre de gravité que les forces viennent converger. Il suffit de garder les pieds sur terre et de rester ancré. Pour sentir les variations cycliques de la tension, l’espace est la clé. Quand tout est d’avance comprimé, la sensibilité est hors-jeu et le micro-relâchement est ‘squeezé’. Alors la panique vient tout dérégler. Le sur-stress produit un ‘sur-jeu’, le ‘sur-jeu’ engendre un ‘sur-jus’ et l’énergie, débloquée en ‘sur-plus’ pour résister, est perdue. Laisser ‘la boucle se boucler’. Repérer le ‘point de neutralité’ la tendance est permutée. Raffiner les sens, développer l’acuité, se respecter. S’engouffrer dans l’entonnoir de la réceptivité, où futur et passé sont nez à nez à ‘l’instant t’ (cf. article ‘l’Oeuf‘) Lâcher le contenu. Et rester toujours ‘au jus’ du jeu polarisé.

 

Mon ‘Grain de Sel’
Au niveau du cerveau, le fond et la forme sont intimement liés. Le bit d’information est traduit par un potentiel d’action. Le qualitatif x fois répété devient quantité. De l’un à l’autre il y a un ‘seuil’ qui permet au signal d’être transducté. C’est dans le quanta que la réalité ‘point’ avant de s’extrapoler, tel le spectre lumineux qui n’est capté qu’à partir d’une certaine fréquence ou un certain nombre d’occurrences. Le ‘ratio de transduction’ est déterminé par la réceptivité. Plus je suis présent à mes mouvements et à mes pensées, plus j’en suis ‘impacté’, plus vite ils sont intégrés. Alors ce qui a pris forme, à travers mes actes, par l’intermédiaire du ‘feedback’, est intériorisé. L’extérieur et l’intérieur sont ainsi cycliquement et polairement interchangés, pour que j’évolue au ‘contact’ de ce que j’ai déclenché. Lorsque je m’épouse dans le ‘iota’ sans m’attacher à quoi que ce soit, je vis dans l’essentiel et j’attire à moi ce que je vibre dans l’immédiat en goûtant simplement mon ‘propre sel’ < à partir de sources diverses, dont Wikipédia pour ‘Transduction’, ‘Rétroaction’, ‘Electrophysiologie’ >

 

 

le Juste

 

iota fait loi

 Capture d’écran 2016-03-10 à 18.19.10
Création ‘Mia<o>M  Mia<o>M’, by Bouddha Om Bouddha 

 

 

Zénith

‘l’excès est mauvais’ et tout le monde le fait.
‘Tout feu tout flamme’ ou bien glacial, monté sur piles ou raplapla, complètement absent ou extravagant, écartelé polairement ou agglutiné équatorialement et ça bascule de l’un à l’autre tout le temps. Le système nerveux central est ‘à cran’ du fait des revirements permanents. Le système hormonal est ‘sur le flan’ du fait des court-jus incessants. Le thermostat est affolé, la température ne cesse de vriller. De sur-chauffe en sous-chauffe, de sur-pression en dépression, d’aigreur en écoeurement, partout les capteurs sont excédés. Quatre milliards d’années d’évolution et le corps et l’encéphale sont ‘en cavale’. Le mode d’emploi n’est pas assimilé, la ‘machine’ hyper-sophistiquée finit par se détraquer et à son contact tout est déstabilisé. Déconnecté de la terre, Homo-Cyber bi-polaire dégénère. La tête a pris le dessus et Homo-Faber a disparu. Le cerveau est saturé et Homo-Sapiens est blasé. Tout est déjà là en ‘sur-plus’ et la descendance de Néanderthal ne se bouge plus. Non pas qu’elle soit dépourvue d’énergie, elle dépense sans compter. Aucun sens de l’économie. Incapable de canaliser, faute de savoir dans quelle direction se tourner. Inapte à maîtriser, faute de faire par soi-même et d’expérimenter (cf. article ‘la Perle‘) Cybernatus conduit sans tenir les manettes. ‘ ‘A quoi bon ? on a veillé à ce que le pilotage automatique soit installé. Comment ? tu dis que tu n’as pas de but pour avancer ? gagne de l’argent, c’est suffisant pour commencer. Hein ? tu as besoin ‘d’espace’ pour réfléchir avant de t’engager ? mais qu’est-ce que tu crois, si papa et moi on y avait pensé à deux fois tu ne serais jamais là. Tu vois in fine, il vaut mieux se lancer tête baissée ‘ ‘

 

Nadir

il ne sent plus rien et il l’ignore alors c’est rien.
Excitation démesurée. Ca parle fort, vite, tonalité de la voix disharmonique, gestuelle brusque et saccadée. mimique tendue, visage colérique. Les portes claquent, pas d’amorti, ca démarre, ça vrombit et aussi sec ça retombe. Tout étiré ou tout pressé, rien n’est jamais accompagné. Le corps subit les assauts et les à-coups donnés et réceptionnés par Homo-anesthésis, qui se fait du ‘rentre-dedans’ pour se sentir vivant. Du fait de l’acoutumance, le stimulus est de plus en plus amplifié et la caisse de résonnance de plus en plus blindée, la pente de la violence ne cesse de s’accentuer. Comme ses récepteurs sont déglingués, à force de capter des vibrations ‘sans nom’, il est le punching-ball auto-punché qui ne sent plus la souffrance tant il en a plein le nez. Il sagresse lui-même sans sourciller, il s’en met ‘plein la tête’ et sa sensibilité finit par capituler. Il ne vit plus que ‘d’un côté’. Alors Homo-hystéricus s’insinue sans s’annoncerSous l’effet de la pression contenue, les soupapes lâchent, la tendance sèche et froide vire sans prévenir. D’un coup les yeux brûlés par le feu s’ex-orbitent, la fumée sort par les narines, la bouche exhume la rage, la salive devient acide, la parole acerbe. Muscles, tendons, articulations se tendent comme un élastique pour libérer la décharge électrique. Gifles, reproches, critiques, les menaces ‘giclent’. D’un coup, la glace fond et c’est l’explosion. Quand la vague a tout englouti et que le séisme a tout dévasté, la culpabilité est telle qu’elle ne peut pas être gérée (cf. article ‘la Boucle‘) A terre, saccagé, découragé, Homo-anesthésis remet ‘le couvercle’ face au mépris et au jugement implacable dans lequel il s’est enfermé.

 

Na’nith

il est entrain de crever et il vient de se réveiller.
Pas facile d’inverser la mécanique une fois les verrous serrés. Pour sentir il faudrait ‘ouvrir’. Et comme tout se tient, mémoire et sensibilité, il faudrait accepter de laisser sortir toute la douleur causée et emmagasinée, il faudrait s’apprêter à ‘accuser réception’ des effets qu’on a soi-même générés. Il faudrait être capable de se voir au-delà de tout ce qu’on a engendré et que quelque chose soit plus fort que la peur et le non-amour mêlés. Accident, mort, maladie, de soi ou de ses enfants, parfois les deux en même temps. A un moment donné, ça hurle tellement fort ‘en dedans’ que la petite voix de l’Homo-trancendantalis réussit à percer. Un rien de plus a tout saturé, un iota peut aussi tout faire basculer. Le contrôle ne retient pas la vie, il parvient juste à la freiner, tel un ‘arrêt sur image’ par l’intermédiaire de l’oeil focalisé. Tôt ou tard, les choses finissent d’elles-mêmes par se ré-ajuster et le germe repousse jusque sur les sols les plus calcinés. Mais la barrière de la ‘loi extérieure’, qui a tout verrouillé, doit être dépassée. A l’intérieur l’enfant doit être libéré de ce qu’il a saisi au-delà des cinq sens, à travers une ‘impression’ de fond, qu’il a très tôt appris à occulter. En contrôlant, la vision est brouillée. Via le cortex orbito-frontal, l’information est filtrée par les codes moraux et les limites ‘physiques’ qui sont inculqués. Ce qui est ‘imprimé’ ce n’est pas ce qui est fait ou dit mais la tonalité émotionnelle associée. Ainsi la conscience est peu à peu voilée par les interdits qui sont implicitement intégrés (cf. article ‘le Sang‘) Alors on ‘tient’ jusqu’au seuil où on ne peut plus s’empêcher de transgresser ce qui est ‘pré-jugé’ d’avance et on est d’emblée et malgré soi auto-sanctionné.

 

Zén’dir

il vient juste de naître et à peine de s’en remettre.
‘Réguler’ la volonté qui s’est outre-passée, sortir de la condamnation ‘par contumace’, comprendre comment on s’y est enfermé. Ne plus céder au réflexe, à la réponse ‘réglée’ par l’évaluation pré-enregistée,  la déduction est biologiquement mécanisée. Stimulation : ré-action ‘ sur-tension. Interprétation : danger ‘ agression. Réponse : fuir ‘ attaquer. L’automatisme ignoré nourrit inconsciemment  la vision de la prédation. Mais comment en arrive-t-on à s’aveugler ? Par l’agression répétée, sans pouvoir accepter de se voir par ses propres parents prédaté. D’abord on fait comme eux, on ferme les yeux sur ce qu’on a enduré. Puis on devient comme eux et on finit par le perpétrer. Et le schéma se répète tant qu’on ne met pas ‘à jour’ les stratégies qu’on a développées pour se protéger. On a grandi, on n’est plus obligé de subir comme par le passé, mais on a oublié sur quelles bases les fondations ont été posées. On voit le monde à partir du scénario qui s’est intialement gravé, on le re-lit ‘en boucle’ et on le re-crée. C’est de la mort-vivance engrammée dans son enfance qu’Homo-anesthésis-hystéricus est né. Quand la cause est perdue, il faut repartir des effets. Quand les effets sont in-aperçus, il faut encaisser jusqu’à intolérabilité. Alors les nocicepteurs se remettent à fonctionner et la douleur ‘aiguille’ l’oeil égaré. Au stade où la vitalité est touchée, Il y a un repère concret pour calibrer. Le Juge s’inflitre pour jauger (cf. article ‘la Créativité‘) De pic en amertume, l’a-priori est démasqué et la vie est ‘goûtée’. Homo est ré-intégré par degré. En la bouche thermostaté, le ‘bit’ reste connecté. La vision supervisée peut se détacher, Cyber-Humus s’est accouché.

 

Cyber vivant
On distingue cinq saveurs principales. Le salé, le sucré, l’acide, l’amer et l’umami dit ‘savoureux’ traduisent l’alchimie au coeur de l’homéostasie. Ce qui est vu (ap-pris) est entendu (com-pris) puis senti et goûté (intégré) C’est ‘en bouche’ qu’aboutit l’assimilation d’une idée. Le sucré et le salé se compensent comme la tendance à stimuler et à conserver. L’amer et l’acide se neutralisent comme la propension à contenir et à désunir. L’umami représente le ‘fond de goût’ des sucres qui ont fermenté (l’ancien) et le sel, la saveur de l’amer et de l’acide fusionnés et cristallisés (la nouveauté) Goûter c’est harmoniser les contraires, afin que le jugement ne soit ni trop doux ni trop sévère, ni en avance ni en retrait, mais ‘congruent’ avec soi dans le présent. L’équilibre du goût n’est jamais arbitraire, il est basé sur ce qui sied à ‘l’instant t’ au niveau des viscères. Comme tout récepteur, lorsqu’il est saturé, c’est par la douleur qu’il est réveillé (‘déguster’) <cf. Wikipédia ‘Goût’>

 

 

le Sang

 

en ligne

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Création ‘ Pur Sang  by Bouddha O Bouddha, à partir de la photo de Tomohyde Ikeya

 

 

Sang mêlé

le clan  ‘nourricier’ auto-décrété.
Comment rester ‘ouvert’, curieux de tout et enjoué quand l’objet désiré est ‘hors de portée’? Pourquoi questionner, rêver et imaginer quand le futur est d’avance tracé ? La vie du nouveau-né est planifiée d’entrée.‘Il sera avocat comme son père, elle s’occupera des enfants comme sa mère, et ils s’épouseront sous la pression des attentes intégrées’ Que ce soit libre ou imposé ne change rien. Ils feront ce qui leur est demandé que ce soit ou non formulé. La liberté n’est pas conditionnée par ce qui est clairement exprimé, mais par ce qui est ‘sous-entendu’ en réalité. C’est sur ces bases que se perpétue l’humanité, depuis des milliers d’année. Les pays sensibilisés tels que l’inde, certaines contrées d’Afrique ou d’orient, n’ont pas l’exclusivité des ‘mariages forcés’. L’intention coule dans le sang de l’enfant bien avant son arrivée. Puis, à chaque repas, à chaque bouchée de nourriture et d’air inspiré, elle est ré-activée par ‘la dette’ qu’on fait peser, à coup de ‘pour t’élever, mon enfant, j’ai tout sacrifie’. Mais c’est un contrat qui n’engage qu’eux en vérité. On est lié par quelque chose auquel on n’a pas adhéré, juste par la peur et la culpabilité. Le coeur n’y est pas, c’est assuré. Aux mieux l’affection, au pire la prévention. Etre banni, être rejeté, au niveau du cerveau l’alarme a sonné. ‘Besoin du groupe pour se protéger. Mourir ou obtempérer’. Tant que la loi du plus fort prévaut et que le clan a l’ascendant, l’équation de la sur-vie porte à se conformer sans faire de bruit (cf. article ‘la Réunion’) De génération en génération, ceux qui se sont rebellés ont ‘payé le prix’. Il n’étaient pas préparés à s’émanciper, ayant toujours été soumis. Alors ‘la porte a claqué’ et les descendants sont sagement revenus dans le rang. Les cas répétés ont fait loi, on a baissé les bras et la tendance a fini par se retourner en fatalité.

 

Sang irradié

le clan ‘débordant’ auto-dilapidé.
Au niveau biologique, tout est inversé. La tension mécanique déclenche la production énergétique. Par l’intermédiaire du sang, l’environnement impose la cadence et l’élément subit les conséquences. Le carburant est consumé avant que les réserves ne soient reconstituées. On consomme sans assimilier, on laisse rentrer sans discerner. On ne se com-prend plus, le corps devient étranger. Plus de limites, le sur-stress irradie jusqu’au coeur de la cellule, la vibration centrifuge n’a plus de ‘demeure’. Plus de contenance, le sang devient contraignant, le centre est ‘noyé’, le contact est fourvoyé. Sur-activité, plus de régularité. Les radicaux libérés fragilisent la stabilité, les toxines accumulées affaiblissent l’immunité. Plus de reconnaissance, on ne parvient ni à filtrer ni à se protéger, l’indicateur du soi est perturbé. Plus de satiété, la sensation de plénitude ne vient plus auto-réguler, c’est par ‘le vide’ que l’accès aux ressources est déclenché. Plus de sécurité, le manque est sans cesse alimenté, les crispations enregistrées incitent l’organisme à stocker. Plus de disponibilité, la saturation entraîne le déclin de la vitalité. On vit sur ses réserves, on s’accroche au passé, à force de se recroqueviller ‘l’espace’ est minimalisé. Le sang s’est empoisonné, l’environnement ne sert plus le développement, l’autre devient menaçant. C’est ‘le voleur volé‘. Plus de paix, la vigilance est en permanence alertée. Les besoins vitaux sont menacés, la conservation à l’excès incline à régresser, on n’a plus envie d’avancer (cf. article ‘la Boucle‘) Le schisme entre milieu intérieur et extérieur n’est plus porteur, l’évolution a échoué. Le système s’est abstrait et a ‘perdu pied’. Le clan se nourrit de ses enfants, les fruits sont absorbés par ‘l’entité’. ‘Sucé jusqu’à la moelle’, au point mort, le futur n’est plus ensemencé.

 

Sang décanté

le clan ‘concentré’ auto-canalisé.
En régime ‘tendu’, on est performant à ses dépens. Les connaissances et les capacités sur-dimensionnées conduisent à se laisser envahir et à s’épuiser. Le territoire n’est ‘pas marqué’, on ne fait que répondre aux exigences de l’environnement qui a pris toute la place ‘en dedans’. Mais au fait à quoi bond ? je ne tiens pas les rênes, je ne suis qu’un pion. Programmé pour faire en fonction, je suis logiquement rémunéré par ‘on’. Je passe par l’autre pour me sustenter, au sein de mon autonomie ‘un tiers’ s’est immiscé. Tant que ne je revois pas la base de données, je suis coincé. Je dois repasser en ‘mode direct’ pour me libérer. Ainsi dans un élan de lucidité, la vitalité comprimée enclenche le processus de ‘réversibilité’. L’insurrection ne m’est d’aucune utilité, en résistant c’est à moi-même que je finis par m’opposer. Toujours la même stratégie condamnée à échouer. Partout où le dictateur est tombé, l’anarchiste l’a remplacé, parce-qu’ils sont les ‘revers’ de la même tendance conditionnée (‘cf. article ‘la Couronne‘) Si j’ai intégré la force par agression répétée, je suis tantôt prédateur tantôt prédaté. Le système tend à se perpétrer et se retient lui-même prisonnier. C’est uniquement par la révolution intérieure et individuée que la sortie peut être engagée. Dissous et démembré, je dois me rassembler et me concentrer. En chaque circonstance, calibrer ce qui me fait agir, sentir et penser. Cesser de céder à la panique et de me laisser influencer. Mon libre-arbitre est sous-tendu par mon centre de gravité, tout repose sur la ‘contrainte tonique’ équilibrée. Lorsque je retrouve un ‘paramétrage axé’, la boucle est à nouveau bouclée. En moi je sens les forces converger. Alors dans le présent, je comm-unie avec l’environnement, l’action sert le ressourcement. Et mon sang me soutient à cent pour cent.

 

Sang purifié

le clan ‘redémarré’ auto-régénéré. 
Sur la durée, le système s’est inversé. Lorsqu’on a retrouvé à l’intérieur tout ce qu’on cherchait à l’extérieur, on est dans l’état de la cellule avant que la première division ne soit enclenchée. L’entourage s’est en soi complètement résorbé, à force de ne plus être sollicité. Les besoins auxquels on était habitués se sont rétractés, à force d’être frustrés. Tous les liens se sont délités, à force de s’en détacher. La dépendance ne trouve d’issue complète qu’au stade de ‘l’apnée’. Alors le milieu en oxygène carencé gènère lui-même l’appel d’air pour se restaurer. Sous l’effet de la contraction maximale appliquée par degré, la survie n’est pas déclenchée et la vie peut redémarrer. On a ré-appris à se contenter en l’essentialité. Plus d’a-priori sur ce dont on a envie. Au point de ‘contact ultime’, la volonté sur laquelle on a pris appui pour s’émanciper, s’est d’elle-même auto-limitée. Callée sur les fondations, elle n’accuse plus aucune transgression. Elle soutient la communication cérébrale inter-hémisphérique et s’aligne sur ce qui est requis ‘à l’instant t’, par l’intermédiaire de la ‘gardienne homéostatique’. Quand l’entente entre le masculin et le féminin en ‘milieu préservé’ s’est autonomisée, toute possibilité d’abus est dépassée. Alors on réouvre les vannes progressivement et on recommence à se diviser-multiplier en mode supervisé. Nouveau sang, nouvel environnement. Au final, on se rend compte que rien n’a changé. Seule la force a cédé, l’extérieur continue à résonner comme avant. On est naturellement dans la foulée de ses ascendants. Lorsque la pression ne fait plus écran, l’élan qui porte à s’émanciper est le même que celui qui a poussé à s’intégrer. On ne choisit pas la solidarité (cf. article ‘l‘Oeuf‘) En la nature compassion’née, où le soi et l’autre ont été démêlés, elle est enfin libre de s’écouler.

 

 la lignée filiée
Le sang est le ‘miroir’ du clan. Les globules rouges représentent le masculin (oxydation énergétique), les globules blancs le féminin (inflammation protectrice) et les plaquettes qui assurent la continuité, ‘le liant’ ou l’enfant (coagulation réparatrice) Trop concentrées , le tout ne ‘se tient’ plus. Pas assez, il est ‘trop tendu’. Pour que le milieu soit neutre (PH), sa charge en ion (H+) et électron (OH-) doit être équilibrée. Lorsque l’organisme est ‘sous pression’, les oxydants et les anti-oxydants ne sont plus compensés, la neutralité est précarisée. C’est dans la moelle osseuse que les particules du liquide nourricier sont formées. Ainsi lorsque le sang s’est complètement renouvelé, la structure qui le soutient est totalement refondée. Au rythme de l’oeil qui voit tout, le squelette respire ‘de bout en bout’. Du tissu conjonctif liquéfié (sang) au tissu conjonctif solidifié (os), le courant passe et l’ancien système s’éffondre alors que la force trépasse. Sur la ligne du crâne suturé, en la’ fontaine’ où l’eau peut à nouveau goutter, la filiation filiée est ressourcée < à partir de Wikipédia ‘Sang’, ‘Moelle osseuse’ >

 

 

la Couronne

 

 New Cycle

Capture d’écran 2016-03-05 à 19.43.53
Création ‘épanouissement’, by Bouddha Om Bouddha 
 

 

Arythmique 

Il faut du ‘potentiel’ pour pouvoir se dé-rythmer.
Respecter ses bio-rythmes est tout sauf théorique. Les repères extérieurs sont de peu d’utilité quand on n’arrive pas à les éprouver. La plante, l’animal, tout le vivant  est naturellement ‘réglé’ sur les variations cycliques de la lumière, de la température et de l’humidité de l’air. Au lever du soleil, la fleur s’ouvre, la chaleur augmente et la sève monte, tel le mercure qui se dilate dans le thermomètre. Au coucher du soleil, elle se referme, la chaleur chute et la sève redescend dans les racines. Plus de luminosité, rayon expansé, tendance à la production. Moins de luminosité, rayon contracté, tendance à la régénération. Le chat ne passe pas tout son temps à courrir derrière la souris. Il sait instinctement quand la chasse commence et quand elle finit. Alors il prend du repos, il se met en boule, il ferme les yeux et ses sens ‘se replient’. Son métabolisme ralentit et l’assimilation prend le pas sur l’action. En sa conscience contractée, les stratégies de jeu qu’il a développées sont intégrées. Pendant le rêve, de nouvelles possibilités sont imaginées. A ce moment-là, il est tout prêt de se réveiller. Rechargée en énergie, sa conscience peut à nouveau s’expanser, il vient de s’étirer. Le processus n’est jamais confus. Précis, il ne doute pas quand il bondit, le vide est une ‘lubie’. Il se lève et mange lorsqu’il en a envie, il ‘sent’ ce qui est bon pour lui. Pas d’accident, pas de maladie sauf à s’imprégner de celui à qui il tient compagnie. Et chaton de se demander en dedans ‘Mais comment fonctionne-t-il lui ? pourquoi est-il à contre-courant ? (cf. article ‘le Rythme‘) s’il ne souffrait pas autant ce pouvoir d’aller à l’encontre de sa santé serait vraiment fascinant’.

 

Déphasé

Il faut dévier du ‘sens’ pour arriver à se dé-phaser.
Comment commence-t-on une vie à contretemps ? On n’est pas né ‘au bon moment’ (cf. ‘l‘émancipation‘) On est expulsé alors qu’on n’a pas fini de se générer, dans le cas le plus courant. On ne sort pas de soi. La naissance est précipitée par les attentes de papa et le ras-le-bol de maman. ‘ ‘ Plus envie de rester clouée au lit. D’ailleurs je l’ai pas voulu cet enfant, je l’ai fait mécaniquement ou pour faire plaisir à ton père assurément. Et puis, c‘est la suite logique des choses quand on s’unit maritalement. Moi je ne connaissais rien, on m’a toujours tenu la main, je suis passée de mes parents à mon amant. Je n’étais pas animée, tu me comprends ? Comment voulais-tu que je sois réceptive à tes propres mouvements ? Je laisse la parole à ton père maintenant. Moi j’avais besoin de me sentir vivant. Et comme très rapidement on n’avait plus rien à se dire avec maman, il fallait bien combler ce trou béant. J’ai toujours voulu une fille, pour faire avec elle ce que je ne sais pas faire pour moi-même. Rien que son sourire, sa douceur à mes côtés, c’est doux, c’est rassurant. Dans son regard, je me sens grand. On m’a toujours dirigé, la seule chose que je sais faire c’est contrôler. Maman était ‘raidie’, moi je t’ai ‘éjecté’ histoire de contrebalancer ‘ ‘ Voilà le scénario-type déviant. Pression et résistance équilibrées mutuellement. Poussée contrariée de l’enfant tout au long de ‘l’odyssée’. Pas moyen d’avoir la paix là-dedans. De fusionner avec le passé dans le détachement et de se projeter librement. Tension, aigreur, écoeurement. Je manque d’espace en leurs égarements. ‘Noyé’, à deux doigts de l’issue, je ne m’appartiens plus. J’ai perdu les rênes de ma destinée.

 

Recyclé

Il faut du ‘coeur’ pour entreprendre de se re-cycler.
Ca a l’air de rien mais ça fait tellement. Tiraillé entre futur et passé, jamais ‘in time’, étranger au présent. Séparé de sa dynamo, ‘divisé’ entre deux tendances opposées et ‘cloué’ au milieu sans réussir à s’engager. Pas différencié. ‘Scotché’ à maman et décollé par papa brutalement. Dans sa vie, on attire ce schéma inlassablement. Au niveau du cerveau, c’est le modèle d’interaction qui prévaut et qui provoque à lui-seul tous les court-circuits et les coupures de courant. C’est ‘plus fort’ que soi tant que c’est inconscient. Et avant que ça devienne clair, ça prend du temps. Il faut beaucoup de répétitions, avant d’être capable de rejouer la scène de fond en la supervisant et de trouver la force de s’en dégager complètement. C’est pas comme s’il s’agissait d’une connaissance purement formelle’. Il y a tant d’affectif qui s’en mêle. Pour que les deux hémisphères parviennent à se synchroniser, le réseau de connections doit être finement tissé. Le féminin et le masculin se sont reconnus à un degré élevé. L’histoire conflictuelle dont on hérite, et qui se programme pendant et autour de la naissance, est décodée. Quand l’action traduit la motivation ‘à l’instant t’ et qu’on redevient spontané, tout ce qui avait été projeté est redistribué, en faisant la part de l’affiché et du caché non assumé. Impossible de se fier à ce qu’ils disent, si on en est c’est qu’ils sont eux-mêmes paumés. Leur vision déformée par leur propre trauma, occulte des faits, saute des ‘maillons’ entiers, durcit le trait’ ou tourne le drame en conte de fée (cf. article ‘l’Oeuf‘) Un seul moyen, laisser-faire et observer. Décontrôler peu à peu et rester détaché. Accepter de déclencher jusqu’à ce que tout soit déroulé.

 

Synchonique

Il faut ‘se connaître’ pour restaurer la synchronicité.
La structure peut en témoigner, le problème vient ‘de loin’, il s’est cristallisé. La dent de lait de l’incisive de la communication ne sera jamais remplacée. Les racines ne se sont pas formées. Lorsque les réflexes de contrôle sont installés, la ‘transmission’ est définitivement coupée (cf. article ‘corrspondant‘) A trente deux ans (nombre total de dents) la canine de la volonté est complètement dévitalisée. Quand le subconscient est remonté et que ‘toutes les prises’ ont lâché, la couronne ‘tombe’ et doit être remplacée. Pas de surprise, le corps manifeste les dérives et les corrections qui y sont apportées. Rien n’est immuable dès qu’on retrouve sa plasticité. Tout est dans la bouche, au contact de la langue depuis toutes ces années. Quand on parle, le son se réfléchit sur la dentition et rebondit dans les cavités, avant de remonter dans les tympans où il est résonné. Aussi lourd soit le passé, tout est pour transformer. La vision trouve en l’empreinte physiologique déformée un ‘feedback’ permanent pour se libérer, et la relation à l’autre est dans une stricte fidélité. D’aller-retour en aller-retour par la conscience incarnée, l’écart entre le corps et l’esprit, le passé et le futur, est petit à petit comblé. force de s’écouter, l’oeil parvient à se voir en instantané, les filtres se délitent en même temps que la peau est desquamée. La source et la périphérie du rayon lumineux sont synchronisés. La plante, l’animal et l’humain emboités vibrent à l’unisson du minéral cristallisé. En la glande pinéale, le capital d’information a ‘de bout en bout’ été synthétisé. En renouant avec soi dans la pure intimité, on se laisse alors ‘couronner’ par le fil de la vie cycliquement ochestré.

 

 la ‘Racine Couronnée
La dent est un organe dur, composé d’une couronne et de racines implantées dans l’os alvéolaire, destiné à couper et à broyer les aliments. Le ligament alvéolo-dentaire constitue avec l’os une véritable articulation et renferme des cellules de régénération osseuse, ligamentaire et cémentaire. Il est richement innervé par des récepteurs mécaniques, propriocepteurs, qui renseignent le système nerveux central sur la position exacte des dents et la pression exercée par les muscles masticateurs < cf. Wikipédia ‘Dent’ > Par l’intermédiaire du nerf trigéminal qui relie l’oeil (vision) les joues (audition) et le menton, la bouche (toucher) réceptionne in fine toutes les tensions liées au contrôle de la volonté. La mâchoire complètement déliée indique ainsi que le processus d’assimilation de la programmation est achevé. La flamme s’est consumée en son foyer. Le son est clarifié. La salive est neutralisée. Tout jusqu’aux phanères est régénéré.

 

 

l’Oeuf

 

envol’ution

Capture d’écran 2016-03-03 à 19.41.52
Création ‘Claire Voyance‘, by Bouddha Om Bouddha

 

 

l’en-vers

Ce dont on hérite ‘met l’accent’ d’entrée sur la négativité.
Bêtes de cirque, monstres de foire, rictus et grimace disproportionnés, expression du visage et mimique sur-jouées. Tonalité de la voix accentuée, impact du regard démesuré, conflit dramatisé. Quand on est enfant, on se laisse impressionner, tout est amplifié. La sensibilité ré-agit au ‘quart de tour’ à toute forme de sur-excitabilité. Par mesure de survie, ce qui est associé à la souffrance est sur-valorisé. Au niveau du cerveau biologique, l’histoire est inévitablement déformée par les empreintes des ‘moments noirs’. Par protection, le souvenir est occulté mais ses effets continuent à se manifester. Ce qui s’est profondément ‘imprimé’ attire à lui le stimulus qui l’a déclenché et on y répond de la même manière que celle à laquelle on a été conditionné. L’inertie du système est tenace, à n’en pas douter. Il est construit sur la base de séquences emboitées les unes dans les autres de manière pyramidale, et stockées à travers des circuits pré-enregistrés, qui peuvent être ré-activés par un ‘détail’ singulier. Un traumatisme latent, tel un virus endormi, peut ainsi refaire surface’ à un moment donné et tout verrouiller. Mais il y a un autre inconvénient. Le référentiel de départ se tient ‘d’un seul bloc’. Aussi quand on veut changer quelque chose, on se rend compte in fine que tout est lié et qu’on ne peut pas réformer une partie sans remonter jusqu’à la source des croyances à partir desquelles tout a commencé. Ca ressemble à une toile dont il faut résorber le fil pour s’en libérer. Mais ça va plus loin, en réalité. On ne peux pas fonctionner ‘en extériorité’ (cf. article ‘le Diamant‘) Il faut rentrer dans la peau de l’araignée, penser, sentir, agir à sa place, et avec elle co-retramer.

 

l’en-droit

Ce qu’on vit est la ‘réalité’, au-delà de ce qui nous est conté. 
‘Pour le meilleur et pour le pire’, impossible de choisir. C’est par la loi du tout ou rien que le leg est régi. On relit le film tel un ordinateur qui charge une vidéo avant de la lancer, et bien souvent, la biographie telle qu’on la vit dénote avec ce qu’on nous en dit. Quand on est spontané, elle se déroule à travers soi, et de sa bouche en son corps articulé sort la vérité. C’est pour ça qu’on est très tôt ‘sommé’ de se contrôler. Certaines choses doivent rester cachées. Par ‘solidarité’, les failles ne doivent pas être révélées. Même si papa manque totalement d’assurance derrière ses ‘airs maîtrisés’, tu ne dois pas le montrer à travers ton comportement agité. Et si maman cache une immense frustration derrière son tempérament enjoué, tu ne dois pas ‘vendre la mèche’ à travers tes actes manqués. ‘Chéri, tais-toi, tiens-toi, ne nous trahis pas’. Devenir soi est tout sauf gagné, on subit des pressions de tous côtés via la menace et la culpabilité. Mais ne peut-on pas ‘couper’ avec le passé et jouer sa propre musique, sans repasser sur les notes qui ont été au préalable enregistrées ? (cf. article ‘la Boucle‘) Tout est issu du rayonnement de la lumière primordiale, on est filé par l’histoire de la vie telle qu’elle s’est à travers l’ADN encodée. Pour se former en tant qu’humain, aucun règne, aucune espèce, aucune étape ne peut être ‘manquée’. Pour se faire en tant que descendant de la lignée, rien de ce qui a été expérimenté ne peut de même être occulté. Mais les non-dits, les deuils nons faits, les traumatismes créent des ruptures et des parasites qui posent des freins aux réquisits biologiques de cohérence, d’harmonie et de sécurité, tant que ‘l’énigme’ n’est pas solutionnée.

 

l’en-deça

Ce qu’on fait par ‘loyauté’ doit être révisé pour se régénérer.
Le mal est toujours la conséquence de l’ignorance et de l’inconscience. Même le criminel qui agit sciemment reste fidèle ‘au modèle’ qui s’est en lui gravé et qui l’a perverti à force d’être maltraité (cf. article ‘la Perle‘) On ne peut pas être au-delà, dans ses comportements, de la façon dont on pense et sent ‘à l’instant t’. On ne peut pas sortir d’un schéma sans l’avoir poussé jusqu’au stade où la relation de cause à effet est en sa chair éprouvée. Quand on s’est déconnecté de sa propre souffrance, on n’a plus d’appui pour calibrer ce qu’on fait et on doit parfois atteindre le seuil de ‘l’ultime résultante’ pour que le réveil soit déclenché. On n’est jamais ‘fautif ‘ au singulier. La guerre, le massacre, le meurtre ne peuvent être imputés uniquement aux individus qui les ont perpétrés. Ils sont eux-mêmes ‘façonnés’ par un conditionnement, issus d’un clan, dérivés d’une vision qui remonte loin et qui appartient à l’humanité. Plus la sensibilité est grande, plus la résonnance est décuplée. Lorsque l’inhibition ‘lâche’ et qu’ils passent à l’acte, à un moment donné, ils sont nourris par les influences de masse et l’inconscient collectif refoulé. Ce qui n’a pas été ‘traité’ revient parce-que la vie ‘se tient’. Elle ne peut pas progresser sans que les leçons aient été intégrées. Au niveau du cerveau, la procédure découle de la loi, d’un raisonnement guidé par une finalité. Tant que sa génèse n’a pas été décortiquée, il ne peut pas la remplacer. Le nouveau modus operandi résulte de l’assimilation de toute la stratégie sur laquelle reposait celui qui l’a précédé. Et tant que les intentions qui commandent un geste, ré-activé par réflexe, n’ont pas été clarifiées, on ne peut pas s’en détacher.

 

l’au-delà

Ce qu’on devient porte à ‘rompre’ quand on s’est transfiguré.
Quand tu ‘re-filtres’, tu catalyses une alchimie fantastique. De jeu en jeu, de circuit en circuit, ta programmation est digérée, de boucle en boucle, de séquence en séquence, ta double hélice est revisitée. Par l’intermédiaire des sens, distribuée à travers les ganglions, l’information est sublimée par l’imagination, puis condensée par la pensée et découpée à travers l’innervation. Ainsi plus tu approfondis ton ressenti, plus la portée transformatrice de ton action grandit. A chaque niveau le nerf et le ganglion sont accouplés, au croisement de la colonne vertébrée, ta compassion et ta lucidité croissent par degré. Lorsque tu es ‘face à face’ et que tu retrouves ‘partout’ ta motivation, ce que tu captes (ganglion de gasser) et ce que tu émets (nerf trigéminal) sont en parfait reflet. Le système nerveux et hormonal est harmonisé (duo hypophysaire) le complexe épi-thalamique cède alors la main à la ‘pomme de pin’ (cf. article ‘le Nectar‘) Au sein du synchronisme cérébral global, tu agis et tu sens sans t’émotionner, l’histoire est relue et ré-écrite en simultané. Le féminin et le maculin ‘au-delà’ de tout contenu (XX) sont complètement intégrés (Y) Tu te contentes d’apprendre sans t’accrocher, en laissant le jeu de question-réponse librement opérer, tel une ‘radio’ qui orchestre l’émission et la réception de la vie sans l’altérer. De l’expérience distillée de grain en grain jusqu’à ‘plus faim’, il ne reste que le centre de la supervision cristallin. Ce qui était déformé est humanisé. Chaque ascendant est ‘quint-essencé’. Ton coeur résonne dans ton oeil en ta bouche incarnés. Alors il te suffit de ‘cligner’ pour que tout ton champ soit rêv-o(eau)-lux(feu)-ion-né.

 

la ‘Boule de Cristal’
Il n’y a qu’une façon possible d’ouvrir la pinéale aux ‘Fils de la Plénitude’ : la renaissance de l’âme. La salle des noces royales est celle de l’offrande totale d’une nature nouvelle qu’il est possible d’acquérir. Sa face externe et interne est recouverte d’une couche granuleuse ressemblant à du sable. L’ensemble a un rapport étroit avec la pensée, l’intelligence et la mémoire. L’activité est captée par l’un des cristaux externes, puis retenue et réfléchie vers l’extérieur. Avec la pinéale, il n’est pas seulement possible de voir comme avec l’œil ordinaire, mais de recevoir en même temps l’image et l’impression, d’absorber des forces et des radiations et de les fixer dans le système. La pinéale subit l’influence des facteurs héréditaires et karmiques. L’ensemble détermine sa qualité en tant qu’instrument de perception et d’assimilation. Il est donc possible que de tels cristaux existent déjà à la naissance. Vous voyez à présent la portée du comportement des parents au stade prénatal de l’enfant. Lorsqu’elle est pleinement éveillée, il conçoit le Chemin, non pas comme une leçon apprise par cœur, mais comme une chose qui va de soi < extrait des ‘Noces Alchimiques’ de Christian Rose-Croix, XVè siècle >

 

 

la Perle

 

 Goût pacifique

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Création ‘les Singes de la Sagesse’*, by Bouddha Om Bouddha

 

 

Toucher

Gêné ou dévergondé ?
Sec ‘à crever’ ou humide ‘à se noyer’. Le barrage du tact est sous ou sur-dimensionné. A l’excès ou pas assez, tout verrouillé ou tout transgressé. On ne sait pas sur quel pied danser. On est tantôt trop prudent tantôt trop engageant. On crève la dalle ou on se fait bouffer. Rien n’est plus délicat que la ‘juste-mesure’ au niveau du toucher. Faute de ‘repères’ on n’est jamais sevré. Parce-qu’on ne sait pas gérer, la frustration engendre la compulsion et le verdict finit ainsi par tomber ‘c’est mal de se laisser aller’. Mais si on n’avait pas commencé par contrôler, le lâcher serait-il aussi disproportionné ? Et est-ce qu’on peut s’en empêcher ? Les deux mouvements doivent s’équilibrer. Par l’hémisphère droit le flux est libéré, par le gauche il est canalisé. C’est une question de réglages et de ‘doigté’. Et si on se sait pas alors il faut tester. Au départ ça peut être maladroit ou désordonné. La sensibilité est pour calibrer et guider. Oui mais il faut être ‘parfait d’entrée’ et on n’a pas le droit de se tromper. Qu’est-ce que ça signifie in fine ? parce-qu’il semble bien que les dés soient ‘pipés’. A ne pas passer par le mal on y est condamné. Ca ne peut pas être l’oeuvre d’un Dieu sensé ? et même si on ne croit à rien et qu’on est athée, la cohérence est le réquisit premier de la pensée. La virginité ne peut pas être l’état de la tentation réprimée, sauf à être un esprit désincarné (cf. article ‘le Calice‘) Rien de tel pour engendrer passions et désirs fantasmés. Rien de mieux pour nourrir la négativité et la culpabilité. Sans le besoin d’expérimenter, la réflexivité ne serait pas spécifique à l’Humanité. Mais pour être ‘bien employée’, elle suppose disponibilité et liberté.

 

Voir

Tyran ou despotique ?
Comme la vision est configurée à partir du toucher, les réglages sont liés. La déviation initiale au niveau du contact se répercute au niveau de l’impact, à travers le doute et la culpabilité. On ne ‘fait plus un’. L’émotionnel s’est imiscé, le féminin et le masculin vont se court-circuiter. On se prend à penser là où tout devrait être ‘réglé’ et l’objectif est manqué. On se verrouille là où on doit rester ouvert pour créer et on se met à répéter. A force de s’inhiber, tout finit par se mélanger. L’action n’est plus évaluée, on est soi-même jugé. En se séparant de ce qui l’a motivée, le résultat devient la seule finalité, la relation de cause à effet fonctionne en ‘boucle fermée’. A vouloir réussir ‘à tout prix’, on saute d’objectif en objectif sans jamais être ‘rassasié’. A réprimer sa sensibilité, on calcule jusque dans l’affectivité ou on cède à l’élan passionné. L’ambition et la lassivité viennent se sur-compenser. On se laisse aveugler, que ce soit par le désir ou la volonté. L’appréciation est faussée. Tantôt on se déteste et on pèche par infériorité, tantôt on s’idéalise et on pèche par supériorité, et faute d’auto-feedback l’autre réverbère sa vision déformée. Reprendre au début, se rafraîchir la vue, se libérer de toute idée préconçue. Alors c’est le vide absolu parce-que le sujet et l’objet sont confondus (cf. article ‘la Connaissance‘) Créer de l’espace entre l’immédiat et l’au-delà. Se dédoubler et se placer ‘au-dessus’ de soi, pour ne pas s’enliser dans ce qu’on fait à ‘l’instant t’. Alors perché on peut se distancier et arbitrer. Réviser les critères et modifier la procédure, sans se foudroyer. Etre dedans et dehors, dans la ‘longue vue’ sans quitter des yeux ‘le foyer’.

 

Entendre

Fermé ou empathique ?
Ici on s’isole ‘dans sa bulle’ pour se protéger. On a besoin de fermer parce-qu’on ne parvient pas à ‘filtrer’ et à prendre du recul par rapport à ce qui est capté. La dynamique autistique est controversée. On subit son ‘manque de sensibilité’. Toujours les effets de la non-maîtrise du toucher. Séparé trop tôt ou jamais. Le répérage du moment où le contact ‘lâche’, parce-qu’on n’a plus besoin d’être collé, n’est pas intégré. Alors les limites du corps sont ‘flouées’ et on fusionne malgré soi rien qu’à travers la voix. Les cellules ciliées de l’oreille interne, où les vibrations sont transductées en son, sont déboussolées. On se dissout littéralement dans ses tympans. Dans le labyrinthe de l’audition, l’équi-pression entre le milieu intérieur et extérieur tel un ‘joint’ permettant d’amortir la réception, n’est pas paramétrée. A long terme, quand l’intensité est sur-dimensionnée par rapport à la tolérabilité, les récepteurs finissent par dégénérer et conduisent à la surdité. On ne reçoit plus ‘l’écho’ de ce qu’on émet, on est ‘coupé’. On n’entend rien et et on ne comprend rien. Pour impacter, le son doit toujours être amplifié, l’auto-agression devient la référence de l’interaction (cf. article ‘Babel’) Revenir en arrière, diminuer le signal, cesser de focaliser. Lorsqu’on n’est plus sur-volté, on s’adoucit, on baisse sa garde, et petit à petit le sur-voltage n’est plus reconduit. Alors entre l’émission et la réception il y a à nouveau un ‘sas de communication’. Le coquillage se décontracte, les parois deviennent souples et perméables, on est capable d’écouter et on résonne de manière tempérée. Le ‘talki-walki’ de soi à soi est réparé. L’échange avec l’autre se colore de tact dans la sécurité.

 

Goûter

Insipide ou écoeurant ?
Quand l’air d’autrui et le sien sont mélangés, au niveau des sinus l’information ne peut pas être ‘distillée’. On en a ‘plein le nez’. On est envahi par un corps étranger. On ‘se tend’ brusquement, l’amygdale est alertée et le réflexe de défense est déclenché. De la vision à l’odorat, en passant par l’audition, l’excès de contrôle crée la confusion. Le territoire est constamment ‘violé’ faute d’être délimité, l’autre n’est plus perçu comme un allié, la relation dégénère en prédateur-prédaté. L’émotionnel est occulté. On ‘fait fi’ de ce qu’on saisit pour paraître civilisé avant de se ‘régler’ en la fraternité éprouvée. Alors le repérage de l’affinité est perturbé. On prend l’habitude de laisser rentrer ce qui n’est pas ‘congruent’ et on finit par l’attirer incessamment. On s’agglomère à ce qui est ‘dégoûtant’, ou ce qui provoque la répulsion spontanément. Avec le temps, on ne sait plus discerner entre le bien et le mal concrètement, on est déconnecté viscéralement. Plus d’habilité de pourvoir à son ‘homéostasie’. Le crime inaperçu reste impuni. On prend plaisir à souffrir, l’indicateur de base est perverti. Mais dans le feu des enfers l’espoir gît. Au ‘contact’ des tripes éviscérées, la situation est renversée et la douleur maximale sert d’appui pour remonter. Au coeur de l’apnée où l’oxygène finit par manquer, l’amour de soi est fermenté et la vision parvient à s’enraciner (cf. article ‘la Compassion‘) Lorsque celui qui est ‘au-dessus’ et celui qui est ‘en bas’ sont fusionnés, ils se détachent et co-existent en simultané. Alors la ‘longue vue’ équilibre le foyer, les tempes battent en synchronicité et on se goûte dans la sérénité. Dans la ‘cavité’ de son champ ovoide stabilisé, on s’est enfanté.

 

l’enfant Autonomé
Dans le ‘synchronisme cérébral global’, l’entraînement des hémisphères cérébraux présente une répartition universelle, via la cohérence des ondes ‘imbibées’ par les propriétés de conjugaison de phase de 8 cycles par seconde. On est dans chaque dendrite du cerveau, avec une vitesse de près de 10^12 bits d’informations par seconde. La dynamique intégrative du rythme de 8hz s’étend à l’univers, du fait de la fréquence de résonance de l’hydrogène. L’orthorotation ‘non linéaire’, via des boucliers électromagnétiques et des supraconducteurs, fait qu’elle est mise à l’échelle partout et à tout moment. Ainsi la ‘plongée essentielle’, en alpha-8hz toutes les 30 secondes, unit l’énergie du cerveau à l’énergie du système neuronal ‘tout un’ et l’univers lui-même. Grâce à la fréquence à 8hz des marches d’escalier de l’hydrogène, l’ADN est en réplication continue. On est alors en contact avec le continuum de la tapisserie génétique, l’intelligence et le langage de la vie <extraits de l’interview d’Ananda Bosman ‘Puissante Pinéale’, revue italienne ‘Science et Conscience’ , n°32 Avril-Juin 2010 >
 
* ‘Ne vois pas le mal, n’entends pas le mal, ne dis pas le mal’, source asiatique (cf. Entretiens de Confucius)

 

 

la Boucle

 

loto paramétré

Capture d’écran 2016-02-28 à 21.29.38
Création ‘ la Voie lemniscale ‘,
by Bouddha Om Bouddha

 

 

Polariser 

le physique réveille quand la conscience s’endort.
Ils courent tout le temps. Mais savent-ils ce qu’ils poursuivent ce faisant ? ont-ils ‘le champ’ pour le questionnement ? Ils ont tout, ils ont trop et jamais ‘au bon moment’. Le besoin est devancé ou il est frustré. Dans le ‘speed’ effréné, ils ne sont plus guidés. La décharge électrique se produit avant que la tension soit signalée (ganglion) Ils ne sont plus ‘au jus’, le moteur est à sec ou noyé, tout est excédé. Feux verts, feux rouges et règles viennent limiter ce qui n’est plus auto-régulant ni auto-régulé. Cercle vicieux, les repères propres sont mis ‘hors jeu’. La dynamique chaotique est gravée. Tout est ‘de travers’ mais on ne peut rien faire. Juste subir le contre-courant’ de ses parents. Ré-agir systématiquement. Démarrer à contre-temps. Le moteur est ‘court-circuité’, le geste et la parole ne parviennent plus à se coordonner (psychomotricité) Injonctions contradictoires, le cerveau ‘vrille’ face aux revirements répétés (épilepsie) Le contact est coupé. On est perdu, on n’arrive plus à se protéger des hostilités (eczéma, rhinite, urticaire) Toxicité du milieu. Les bronches sont inflammées (asthme) Pression de chaque côté. Le squelette épouse la poussée entravée (scoliose) Chantage et dépendance. Balloté entre contrôle et compulsion (anorexie-boulimie) La fécondité finit par ‘encaisser’ (cf. article ‘le Calice‘) la viabilité en soi est menacée, la pro-création est perturbée (microkystes ovariens) Le système est sans conteste ‘aliéné’. Le ‘punching ball’ est cassé. L’enfant souffre au plus haut degré. L’indicateur biologique a tranché.

 

Décusser

le vital est impacté quand le mental est déglingué.
Ils continuent. Rien ne les touche. Le ‘problème’ leur est étranger. Quatorze ans, l’adolescent ne parvient plus à ‘décusser’, son corps ne répond plus (ligaments croisés) ‘Sauver sa peau’, il se fait lui-même interner et il ressort aussitôt sinon il va vraiment ‘péter un plomb’. Il est sain d’esprit au fond, c’est la machine qui est détraquée. Dix huit ans, il continue à se faire du mal malgré lui alors il tente de mettre fin à sa vie. Et Il échoue, c’est que l’espoir n’est pas tari. Il quitte le lycée pour l’école de la vie. Pour s’en sortir, il ne peut compter que sur lui. Dix neuf ans, besoin d’un électo-choc. Traumatisme crânien. Il est ‘coincé’ dans le ventre de sa mère. Il n’arrive pas à décrocher. Dès le départ ‘césar’ l’a empêché de s’auto-propulser. Voiture en accordéon pliée, il a été littéralement éjecté. Il aurait du logiquement y rester. A partir de là, il est intégralement mobilisé pour remonter des effets à la cause et tout redresser. A-t-il le choix ? Il en va de sa santé. Vingt huit ans, deux accidents à intervalle de six mois. Hémorragie du foie, fracture ouverte péroné-tibia. Il a besoin de se régénérer pour avancer. Il se met à ‘son compte’ dans la foulée. Il devient expert en maladies mentales et distorsions. Schizophrénie, paranoia, hystérie, maniaco-dépressivité, dépression et hyperactivité. Depuis qu’il est petit, il a tout ‘à portée’. Des pathologies non réservées aux hôpitaux spécialisés (cf. article ‘le Rythme‘), tout le monde est atteint à un certain degré. Elles reflètent les mentalités déviées. Trente trois ans. ‘Sacrifice affectif’. Il tient ‘le modèle’ pour s’émanciper.

 

Colliger

le moteur re-démarre quand le contact est re-créé.
Ils ont oublié. Ils n’ont jamais ‘imprimé’. La mémoire est vivifiée par ce qu’on a enduré. Une fois la tonalité ‘de souffrance’ libérée (cerveau limbique) on peut revenir en arrière et corriger. Les événements sont liés, l’histoire est retramée, la vie est re-sensée. Le fil décodé de la maladie permet aux deux hémisphères de se re-synchroniser. L’étape du ‘fil d’ariane’ s’est achevée, la marque commerciale n’est plus d’actualité. L’énergie de synthèse générée remonte le long de la colonne vertébrale. Le corps est motorisé, le haut et le bas sont coordonnés. Trente cinq ans, on transite de la reproduction à la création. Nouveau cycle, nouvel emblème. ‘Temple d’amour’, on se reconstruit. On rencontre quelqu’un, on a à nouveau en-vie. Avec lui, on a le ‘pattern’ pour se déconditionner. L’élan dans sa pureté. ‘Résistance zéro’, aucune partie ne peut résister, on est littéralement aimanté (cf. article ‘le Nectar‘) C’est de cette manière là qu’il faut soi-même s’aimerOn plonge dans ses fragilités. On est comme un petit moineau dont on sent battre le coeur affolé. Il faut y aller tout doux. L’animal est ‘à vif’, il se sent agressé. Réquisit premier, sécurité. Protéger le territoire, immunité. Etre soi, intégrité. Ne plus se laisser envahir ou influencer. S’ancrer dans son centre de gravité. Sortir de la logique du prédateur-prédaté. Lâcher le contrôle, cesser de s’auto-dominer. Trente six ans, zona orbito-frontal. ‘Pile poil’ à l’endroit du cerveau où les comportements sont réglés’ par la moralité La voie est tracée. Tomber les filtres tenus par la culpabilité.

 

Intégrer 

la vision est libérée en et par l’espace pour s’engager.
Ils ne voient rien. L’oeil s’est éteint. L’élan a été contrarié. Plus d’énergie, tout est ‘arrêté’. Ils sont asservis, plus d’autonomie. L’énigme est abolie. Petite, j’étais déjà sur la voie lorsque je demandais ‘qu’est-ce qui t’anime toi ?’ Ils ne répondaient pas, contacter ‘le vide’ les mettait dans tous leurs états. Ils changeaient de sujet, ils se sentaient attaqués, ils ‘montraient les dents’ puis pour sauver la face ils jouaient ‘les grands’. Ils se raccrochaient à leurs conditionnements. Il n’y avait rien pour remplacer, je le comprendsJe mettais le doigt dans ‘la prise’ du blocage et je récoltais le voltage. Je le prenais pour moi, je n’avais pas le détachement. Je savais juste que je ne pouvais pas avancer aveuglément. Ca m’a occupé tout ce temps. Trente huit ans, le feu brûle dans mes yeux. Le passé consumé engendre le présent. ‘Tout est ouvert’ sans a priori sur l’engagement (cf. article ‘la Puissance‘) Trente neuf ans, la créativité carbure et ça descend dans ‘l’entonnoir’, au compte-goutte, tout doucement. Rien à prouver, tout à goûter. Le tyran intérieur est décapité, le succès n’est plus moteur. La projection et l’intégration d’une attente ‘retient’ le coeur, é-coeure, ran-coeure. Quarante ans, je sais ce qui me fait du bien à ‘l’instant t’, je conduit le fil conducteur, les critères ‘de réussite’ ne sont plus porteurs. Apprendre et expérimenter. S’émerveiller de tout et approfondir la joie en comprenant les lois. Il n’y a rien à faire, je suis comme ça, je ne vais plus ‘contre moi’. Je suis le nouvel élan issu du clan, ma vie s’écoule paisiblement.

 

Face à Face dans le Vis-à-Vis
Le ‘nerf trijumeau’ relie les yeux, les joues, le menton et il informe l’organisme depuis la tête à travers ‘la voie lemniscale’. C’est un nerf mixte sensori-moteur, qui projette au niveau du cortex somatosensoriel. Durant l’embryogénèse l’une des extrémités est reliée à la base, et l’autre à l’encéphale. Le visage fonctionne ainsi comme un ‘mini-corps’. La programmation de l’individu est ‘tenue’ in fine par les mimiques et les expressions. Le ‘réflexe facial’ concentre à lui-seul toutes les tensions. S’émanciper suppose de libérer complètement sa face de tous les micro-mouvements automatisés en étant dans la ‘pleine réceptivité’. Alors, au croisement du sourire spontané et de la détente intégrée, émerge la liberté < à partir de la base Wikipédia pour des notions relatives à la ‘Voie lemniscale’ et au ‘Nerf Trijumeau’ >

 

 

le Nectar

 

Coeur con-sacré 

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Création ‘les eaux séparées’ , by Bouddha Om Bouddha

 

 

Infiltré

Tout est formé à partir des polarités, l’être est toujours accouplé.
L’individu est polarisé ‘en dedans’ sinon il ne serait pas en mouvement. Mais à l’extérieur de lui aussi, puisque dans le corps humain et à toute échelle, tout s’emboite à l’infini. Quelque part c’est certain il y a quelqu’un qui est le parfait miroir, sur le modèle holographique des particules jumelles découplées au centre et à la périphérie du trou noir (cf. article ‘l’Inter-Connection‘) Le mâle et la femelle ne s’unissent que par stricte affinité via la congruence hormonale ‘signalée’. Au moment opportun c’est elle qui créé l’attraction pour les retrouvailles. L’instinct est ‘sans failles’. Il donne à la vie les meilleures chances de se perpétrer dans l’harmonie. Chez l’animal, la volonté n’a pas encore séparé ce qui est par nature associé. L’information parvient directement au cerveau limbique, par l’intermédiaire de l’organe voméro-nasal, et déclenche la ‘pulsion fatale‘. Mais chez l’humain, c’est différent. En prenant le pas sur l’odorat, la vision créé une déconnection. Qu’on soit de tout son être incliné ne suffit pas, il faut savoir pourquoi. Car qui nous dit qu’il n’y en a pas un ou une autre avec qui ‘ça le fait’ encore mieux que ça. Et si on se trompait, et si ce qu’on ressent était un leurre tout simplement. Il faut vérifier ça. ‘Chéri, ça t’embête pas ? On se sépare le temps qu’on sache ce qu’il en est de toi et moi et on se retrouve seulement quand on est sûr à cent pour cent’. C’est comme ça que commence la chute d’ève et d’adam. Faut-il leur en vouloir d’avoir divisé le cerveau de la lignée toute entière sur des millénaires ? en résistant à l’inclination première, ils ont changé le paradis en enfer. La confusion a engendré la guerre. Et la super-conscience semble se ‘payer cher’.

 

Décapé

Tout est déformé et calciné quand les pôles découplés sont figés.
‘Tais toi ma fille et cesse de poser des questions’. C’est pas qu’on veuille désobéir au fond. C’est juste qu’on peut pas empêcher la pensée de traverser. Au mieux on peut s’abstenir de la formuler, mais rien n’est réglé. Dans la tête ça continue ‘à tourner’. Et si on fait comme si elle n’était pas là, c’est encore pire parce-qu’on est stressé mais on ne sait plus pourquoi. Et avec le temps, on a peur de tout, on se rigidifie et on perd ‘le contact’ avec ce qui nous a mis dans cet état. Ce qui reste c’est juste le ‘nuage de culpabilité’ qui vient nous hanter, alors même que la cause s’est évaporée. Mais le problème c’est le fait de questionner ou que la question soit éludée ? Que se passerait-il si je m’y collais plutôt que de la laisser filer ? A un moment donné, je reprends ainsi ‘malgré moi’ le fil de ce qui m’avait échappé et je me décide à expérimenter. Je me mets consciemment à douter. Et j’observe que ce qui m’était donné m’est aussitôt enlevé. Il me suffit de me ‘désolidariser’ intérieurement pour que l’extérieur soit impacté. ‘Puisque c’est comme ça, je te quitte pour quelqu’un qui m’aimera vraiment’ (cf. article ‘le Calice‘) Alors je me mets en colère et j’en veux à cette satanée question de m’avoir fait ‘sortir de mes gonds’. Mais bon, que se serait-il passé sinon ? On aurait continué comme des ‘voleurs volés’ ? In fine ça n’aurait pas empêché la rupture d’arriver. Ca l’a juste accélérée. Tiens donc et comment ? Dès l’instant où je vois, je ne peux plus ignorer. En ma conscience, tel un zoom les effets sont décuplés (féminin) Alors je ne retiens plus ce qui est dépassé (masculin) J’ai évité le drame de la fin ‘à feu et à sang’. Je me suis épargné les tourments du couple qui résiste par acharnement.

 

Tempéré

Tout est réformé et régénéré quand l’individu parvient à se modérer.
Et maintenant ? Je vais prendre le temps. J’ai besoin de faire le point. D’apprendre à me connaître mieux avant de me lier à quelqu’un. Je n’ai plus envie de ces relations ‘sous haute tension’, alors j’opte pour l’auto-compensation. Mais qui suis-je au fond ? au-delà de toutes les facettes conditionnées par mon éducation. Je m’entends rire comme maman. Je me vois froncer les sourcils comme papa (anamorphisme) A ce moment-là,  je ne m’appartiens plus, c’est eux qui ‘pensent et qui sentent’ à travers moi (métamorphisme) Plus j’avance plus je réalise que je suis une ‘copie’, un pantin mimétique éco-conformé. Mon environnement s’est en moi complètement ‘imprimé’ (cf. article ‘la Transmission‘) C’est lourd à encaisser. Mais j’ai questionné mon identité, alors ‘les réponses’ vont tomber. Je déclenche des situations où je suis ‘mis à nu’, où ma construction ne tient plus. Je ne peux plus feindre, c’est terminé. Je me sens grimacer. Dès lors mon ‘in-adaptabilité’ m’est constamment renvoyée. Je suis chassé du milieu avec lequel j’ai cessé de résonner. D’abord je le subis. Je ne comprends pas et je me décharge sur autrui. Puis comme ça continue, je réfléchis. Quand je me suis calmé et que l’émotionnel s’est tassé, je récolte ce que j’ai semé. ‘Je n’y suis plus’. L’attraction est terminée (féminin) la répulsion est enclenchée (masculin) On ne peut plus s’attacher, ça n’accroche plus. J’ai beau me débattre de tous côtés, je dois accepter que j’ai évolué. Sinon j’obtiens par la force et je me retrouve enchaîné. Ca y est, ça aussi je l’ai vu alors je ne peux plus continuer. Je me sépare ainsi de part en part et je laisse s’éffondrer ce qui a pris place en moi sans ‘se nommer’.

 

Sublimé

Tout est re-formé et fusionné lorsque la confusion a été transcendée.
Comme j’ai trouvé le ‘bon tempo’, je laisse les glandes me guider. A mesure que je me re-connais, par degré l’information est intériorisée. Lorsque je me vois exactement tel que je me sens jusque dans le ‘micro’ (système hormonal) ma parole et mon geste parviennent à me traduire parfaitement (système nerveux central) Je ne suis plus un ‘succédané’ de moi-même. Je suis à ‘l’état pur’, toujours dans la rupture (neurohypophyse) et la continuité (adénohypophyse) Auto-filié par la trajectoire que ma conscience a filé, je m’intégre au ‘tiers’ qui s’est autonomisé à force de me superviser (épiphyse) Alors je porte le ‘patron’ de l’interaction au-delà de la confusion. Je colle à mon ‘écho’ instantané en mes cordes déliées (thyroïde) et je me dissocie en mon ‘verbe’ articulé, bien que tout trouve en moi à résonner (thymus) Je ne suis pas sur ‘mes réserves’ (foie) Je me consomme (pancrés) et me consume (surrénales) en simultané. Comme je me donne totalement à l’instant t,  je suis ‘sans aucun reste’ et je finis intégralement par m’intégrer (testicules et ovaires) A ce stade, je suis ‘à cent pour cent’ imprégné. Mon féminin et mon masculin ont fusionné dans la neutralité (cf. article ‘l’émancipation‘) La volonté ne peut plus s’infiltrer. Je n’ai plus ‘de prise’ pour me résister. J’attire ce qui épouse ma ‘base de données’ consciemment refiltrée. Il n’y a plus à libre-choisir, tout est déjà joué. Il n’y a plus à manquer, tout est ‘à satiété’. Le cheminement se poursuit et la vie se décante dans la sérénité. Sans choc ni ‘surprise’, tout est dévoilé. On apprend de ce qu’on connaît dans l’intimité et on l’aime sans se lasser. Puis vient le jour où le fruit s’est décroché. Et on se retrouve ‘né à né’.

 

 les Amants Aimantés
L’effet-boomerang lié à ce qui est contenu et caché, au sein de l’hérédité, n’est plus d’actualité. On s’est ‘mis à jour’, on a rebâti le foyer. La peau rayonne ce qu’on émet en toute intégrité. La pensée n’est plus livrée à elle-même, elle se résout toujours en sa gravité. On se connaît à fond. On est la réponse et la question traitées à sa façon. Un ‘champ lexical’ unique retentit à l’intérieur de son champ magnétique. Il n’y a qu’à se laisser bercer et se contenter d’orchestrer. Ce qui vibre à l’harmonique de sa propre musique est littéralement tracté. Il n’y a ni à courir ni à chercher, tout se place de soi-même puisqu’on a laissé les rênes. L’information endo-crine est ‘exo-crinée’ dans une stricte fidélité. On n’a plus ‘les glandes’, on est libre de ‘glander’, on laisse l’aimantation opérer. Alors on reçoit ‘au centuple’ ce qu’on a sacrifié pour le temple con-scient où l’amour co-amplifiant est co-amplifié < à partir de la base Wikipédia pour ‘Système Hormonal’ et  ‘Glandes’ >

 

 

le Diamant

 

 la fibre Matricielle

Capture d’écran 2016-02-27 à 12.08.12
Création ‘le Vaisseau-Mère’ *, by Bouddha Om Bouddha

 

 

Engluer

Quand on est enfant, on ‘snobe’ ses parents.
On les regarde se dépétrer dans leur ‘toile d’araignée’, convaincu qu’on ne se laissera pas piéger. Avec le temps on se rend compte qu’on l’a soi-même re-tramée sans bien savoir comment. On compatit et on développe l’humilité. Non pas qu’on ait eu tort de penser qu’on est ‘mieux outillé’, mais c’est juste à ce moment-là une potentialité. On est issu de leur matrice, on ne peut pas sauter dans le vide et se détacher ‘comme ça’. Il faut y mettre des étapes. Il faut reprendre le fil où ils l’ont laissé pour pouvoir avancer. Sinon on se ramasse. On a l’idée mais sans la procédure pour la concrétiser. On a une vague intuition mais aucune stratégie d’action. Alors on remet les pieds ‘à terre’ et on prend appui sur le sol pour se propulser. Peu importe que les fondations soient bancales, mal assurées, on n’a pas le choix, c’est ‘de là’ qu’il faut démarrer (cf. article ‘le Calice‘) Et ça nous fait rager. ‘S’ils avaient bossé plus le terrain serait mieux préparé’. Et on évalue à partir de son propre point de vue. On ne voit pas qu’ils ont fait le maximum en réalité. Est-ce possible d’ailleurs d’être ‘en-deçà’ de soi ? ‘oui, ils peuvent résister’. Mais s’ils le font c’est qu’il y a une raison. ‘Et pourquoi ils ont tant besoin de répéter ?’ parce-qu’il y a un temps d’intégration. ‘Et ils n’auraient pas pu accélérer ?’ la vitesse à laquelle ils apprennent dépend de leurs capacités. ‘Mais comment savoir de quoi ils sont capables ?’ en regardant ce qu’ils ont réalisé. ‘Et ce qu’ils accomplissent est déterminé d’emblée ?’ proportionné à leur pouvoir de ‘résonner’. Au fond, on ne leur en veut pas pour ce qu’ils sontS’ils étaient vrais, il n’y aurait ni rancoeur ni rançon.

 

Ravaler

Quand on est parent, on ‘attend’ de son enfant.
On nous a ‘à l’oeil’. On est attentdu au ‘tournant’. Pas moyen de leur échapper. Tels des pitbulls ils ne parviennent pas à défocaliser, à ‘lâcher-prise’ au sens propre comme au sens figuré. Comment peuvent-ils être patients alors qu’ils sont pour eux-mêmes intransigeants ? Comment leur demander de voir alors qu’ils se sont ‘perdus de vue’ ? A force d’agir mécaniquement et de se mettre la pression tout le temps, ils ne savent même plus ce qu’ils font. Le fait de se braquer est devenu en soi une raison. Mais comme ils n’en sont pas conscients, ils ne comprennent pas que tout leur résiste autant, à commencer par leur enfant. Ils ont la rage au ventre. Ils avancent ‘la tête dans le guidon’ aveuglément. Agressifs, ils prennent tout ‘à l’affectif’. Quoi qu’on fasse, c’est ‘contre eux’. Mais qu’on leur obéisse et c’est ‘grâce à eux’. Dépourvus de tout détachement, ils sont toujours ‘au milieu’. Quelle que soit la question, il faut qu’ils aient raison. Pour qu’ils soient de ‘bons parents’, il faut qu’on soit de ‘bons enfants’. Ce qui compte c’est d’être performant. Comment en sont-ils arrivés là ? En ‘résonnant’ avec l’amertume et la rancoeur de ceux qui leur ont appliqué le même traitement. Et le scénario peut se répéter indéfiniment. Sauf que, la résistance augmente et la souffrance s’approfondit entre-temps (cf. article ‘la Compassion‘) Plus la sensibilité est grande, plus l’effet est amplifié, plus on tend à ‘se couper’. Alors la violence devient ‘normalité’. Il n’y a plus aucune extériorité. Tout est permis, plus de ‘feeddback’ intérieur pour calibrer. Quand la famille et l’autorité se sont émancipés du sacré, la vie elle-même est en danger.

 

Tisser

Quand on devient ‘grand’, on remonte le temps.
Lorsqu’on est à son tour ‘hors-la-loi’, ce qui sauve c’est que ça fait tellement mal qu’on s’en aperçoit. Il y a un seuil où ce qui est normal devient fatal. C’est la ‘goutte d’eau’. L’inter-dépendance prend alors tout son sens. De l’ascendance à la descendance, il y a une relation d’efficience. Les mêmes causes génèrent les mêmes effets (hémisphère gauche) mais plus on avance, plus on paie (hémisphère droit) A un moment donné, celui qui n’en peut plus devient ‘intolérant’. On incarne le ‘problème vivant’. On mobilise toutes les connaissances et les compétences développées en amont mais on apprend à les utiliser avec précaution. Faute d’être liées par la véritable intention elles dégénèrent en auto-destruction. On ne fait pas n’importe quoi. Le processus prime sur le résultat (cf. article ‘la Transmission‘) On passe à travers les pertes, les frustrations, les dominations et les ambitions pour revenir à la source de la motivation. On rembobine le fil du collectif jusqu’en ses tréfonds pour fusionner sans contrefaçon. On va à ‘contre-courant’, on dénoue tous les noeuds qui ont créé des déviations, jusqu’à pleine et totale résorption, et on refile à nouveau en intégrant les leçons. Alors le vilain devient bon. L’inconscient devient vigilant. Le brillant devient compatissant. Le clan révéle ‘son jeu’ en sortant de l’enjeu. La connaissance amène le détachement. Ils ne grincent plus des dents. L’humour est dévoilé. La bonne volonté est rachetée. Ré-emboités au sein du film révisé, en le filié consciemment incarné, ils forment un ‘team soudé’. Le cerveau ‘re-tressé’, le clan libère les trésors cachés. L’amour est in-conditionné.

 

Réticuler

Quand on revient au ‘petit’, on prend l’ascendant. 
A l’extérieur tout semble équi-valent, mais on est transformé ‘en dedans’. La vision guide l’action, sous-pesée par la sensibilité dans ‘le millimétré’. La responsabilité est assumée avec légèreté. La trame est si finement tissée que les petites nuances en cascade produisent de grands changements. Les deux hémisphères co-opèrent. Ils se comprennent à tel point qu’ils oeuvrent de concert. Dans ‘le nec plus ultra’ de la maille, les connections sont si rapides que la conscience agit au bout du pied en instantané (cf. article ‘l’émancipation‘) L’essai est transformé au moment où il est porté. Le corps et l’esprit avancent en flux dynamisé. Plus rien ne peut être répété. On repasse sur les maillons en longitudinal (analytique) et en transversal (synchronique) Et on approfondit le ‘champ lexical’ et la tonalité, en le collagène imprimés, au sein duquel les tissus sont sans cesse régénérés. On apprend alors ‘au-contact’ de ce qu’on trace. Au coeur des fibres, la matière (calcium) est dissoute puis reformée au même rythme que la pensée. La matrice est le cadre vivant sur lequel on s’appuie pour entrelacer le futur et le passé dans le présent continuellement renouvelé. L’homéostasie au sein du micro (vigilance) et l’harmonie au sein du macro (conscience) fonctionnent ‘en synchro’. Sans avoir expérimenté dans le détail, librement et sans aucun préjugé, ce qui fait du bien et ce qui fait du mal, on ne pourrait pas se respecter à un tel degré. In fine la souffrance poussée ‘à bout’, intégrée jusque dans les viscères, devient le meilleur repère. Le clan infernal porte en lui le Graal. Et le damné est tout près de ressusciter.

 

Conduire le Courant
‘L’épiphyse’ nomme à la fois la glande endocrine qui régit les rythmes biologiques et la périphérie d’un os. Et ‘l’hypophyse’, qui orchestre l’activité corporelle, n’est pas sans rappeler la ‘diaphyse’ qui représente le milieu de l’os. Au niveau de l’embryogénèse et sous l’influence cyclique (épiphyse) de l’hormone de croissance (hypophyse) le cartilage se développe ‘en se séparant’ au centre (dia-physe) puis il ‘se réunit’ à la périphérie (épi-physe) L’organisme suit toujours le même ‘pattern génétique’. Depuis le micro (cellule) jusqu’au macro (structure) l’attraction polaire aux extrémités conduit la croissance depuis le foyer. Ainsi le caudal (corps) reflète toujours le frontal (encéphale) et l’information qui circule, à quelque échelle que ce soit, est une ‘boucle bouclée’. L’épiphyse partage la même origine que les cellules de la rétine. Mais tant qu’il est focalise sur l’extériorité, l’oeil occulte le ‘point focal’ où il se recyle en sa chair ‘résonnée’. Quand tous les rayons émanés sont ré-absorbés, l’hypophyse antérieure et l’hypophyse postérieure, situées sous le ‘chiasma optique’, deviennent le miroir de la conscience en la vision photosynthétisée (épiphyse) Alors ‘le courant passe’ et l’individu conduit la lumière, d’un bout à l’autre de l’uni-vers, ‘à l’instant t’ < à partir de la base Wikipédia pour ‘Epiphyse, Diaphyse, Glande Pinéale, Hypophyse’ >

 

* dans la symbolique animale, le gorille représente la force tranquille et le respect, la ‘sagesse performée’.

 

 

le Calice

 

Corps en liesse

Capture d’écran 2016-02-23 à 12.25.59
Création ‘Rein-Tin-Tin‘,
by Bouddha Om Bouddha

 

 

l’Apatridie

Connais-tu la sensation d’être à des millions d’années-lumière de ta biosphère ?
Etranger à ton corps, exilé en ta ‘propre’ patrie. As-tu expérimenté le fait de ne pas te sentir en toi-même ’emboité’, comme s’il manquait des pièces pour te raccrocher ? de te sentir ‘perché’ dans le cockpit sans tenir les manettes ? et d’être ‘comme’ une marionnette dont on tire les fils, à l’intérieur d’une machine qui se pilote en ‘mode automatique’ ? t’imagine-tu telle une boule de billard ballotée de part en part qui n’a plus aucun radar ? une toupie qui, à force de rencontrer la résistance de l’atmosphère, ne connaît jamais sa vitesse de croisière ? (cf. article ‘la Transmission‘) une âme, incapable de pénétrer sa chair, qui reste ‘écartelée’ entre esprit et matière ? et l’environnement lui renvoie le sentiment de n’être pas ‘au bon endroit, au bon moment’. Se serait-elle trompée ‘d’espace-temps’ ? Y a-t-il eu ‘erreur d’aiguillage’ durant le voyage ? ou bien elle a tout simplement été adoptée. Mais à bien y regarder, il n’y a à l’extérieur aucun parent ‘de remplacement’ avec lequel ça pourrait cadrer. Ce qui fait défaut c’est le ‘patron’ de la familiarité. On ne sait pas comment s’exprimer. Le langage qu’on possède dans sa ‘boîte’ n’est pas adapté. Il manque tant de couleurs, de nuances, de saveurs, de douceur ? Tout es figé, séparé ou noyé à tel point qu’on ne peut rien ‘attraper’ ? Et ça glisse sans transition de l’un à l’autre côté ? On a envie de mourir. on sait ‘sans le savoir’ qu’on va devoir se dissoudre pour tout rebâtir. Qu’il n’y a rien à conserver en ce monde irradié. On n’a aucune idée de comment procéder. Juste le cri du plus profond de son être qui résonne contre les parois et se rappelle sans cesse à soi. Et on se laisse guider ‘en apnée’ et les yeux fermés.

 

le Calvaire 

Connais-tu la sensation de ne pas parvenir à t’oxygéner en ta propre atmosphère ?
Tout petit tu apprends à te détacher. Tu fais le ménage, tu tries, tu ne gardes rien. Tu tiens l’extérieur ‘à distance’ et tu ressources en ‘ton essence’. Tout ce que tu attires en ton ‘champ de gravité’, tu vas devoir le laisser. C’est la seule façon de te ramener au ‘point zéro’ pour tout recommencer. Bien-sûr tu ne le formules pas comme ça. C’est juste une intuition que tu as. Tu ne dois pas t’habituer à cet environnement-là. Tu ne peux à personne te lier vraiment, parce-que c’est envers toi qu’est ton seul engagement. Ca n’a pas encore été formulé, mais c’est déjà là. C’est une promesse de ton coeur à ton coeur, de toi à toi. Qu’on te mette une bague au doigt, à fortiori à l’annulaire et tu la perds. C’est au-delà de ta volonté. Ca ne dépend pas de toi. Tu ne peux pas rester ‘là’. C’est comme une ‘programmation’ qui, au fil du temps, devient un libre choix (cf. article ‘la Compassion‘) Parce-que tu as beau retourner les choses dans tous les sens, tu ne peux pas faire autrement. Tu as envie de t’unir, d’aimer et de fonder un foyer, mais pas sur des bases atrophiées. Pas comme ça. Il y a au fond ‘trop’ de respect pour le vivant, la graine, l’enfant. Tu ne peux pas sentir différemment. Tu as essayé, ça ne marche pas. L’anesthésie n’est pas viable pour toi. Et d’ailleurs tu en es incapable. Tu pleures pour tous les ‘yeux secs’ autour de toi. Tu souffres de toute la résistance que tu côtoies. Tu aimes jusqu’à l’écoeurement et tu ‘pompes’ la négativité en soi. Là non plus tu ne peux rien faire, sauf à te verrouiller et ‘mettre des oeillères’.

 

la Grotte

Connais-tu la sensation de te trouver en plongeant à vingt mille lieux sous les mers ?
Tu ne peux pas faire ‘comme’ eux. Tu ne peux pas répéter le schéma. Hiroshima est déjà passé par là. Tu es ‘la pousse’, l’espoir qui renaît sur la terre ravagée d’une île calcinée. Tu as ré-agi à tout le passé. Tu as ré-activé la génèse du conflit. Tu as re-vécu ‘l’explosion nucléaire’ en ta propre chair. Le ‘mode d’emploi’ est à ta portée. Tu as maintenant ‘toute la matière’ pour aller le chercher. N’aies pas peur de te fondre en toi-même jusqu’au stade où il n’y a ‘plus rien’. C’est le point de départ de ‘l’homo-sapiens’. Tu n’as plus besoin de conserver la substance puisque tu en as retiré la quintessence. Tu as digéré la ‘toile d’araignée’ qui te retenait prisonnier. Elle s’est en ton ventre, au contact de ton suc, liquéfiée. Tu n’as plus qu’à conduire le fil de salive qui sort de ta bouche pour tout re-créer. Il se nourrit lui-même, petit à petit, des ‘fibres grimpantes’ du passé dégénéré, en ta nouvelle peau, recyclées. Tu n’opères pas dans le vide (cf. article ‘le Reset’) Rien ne se perd. Laisse-faire. Tout commence à vingt mille lieux sous les mers, où il n’y a plus de lumière. Et pourtant tu la sens, plus que jamais auparavant. Tu parviens à la capter dans les limbes, entre la vie et la mort, où tout est possible parce-que rien n’a de forme encore. Tu laisses ton rythme cardiaque décélérer, ta température s’abaisser. Tu te suffis d’un milieu faiblement oxygéné et tu te ressources comme tes viscères en te laissant fermenter. Tu t’oxydo-réduis dans le ‘micro’, tu te décantes jusqu’à ‘point d’écho’ et tu remontes à la surface respirer à nouveau.

 

l’Autochtonie

Connais-tu la sensation de te redéployer à partir de la perle enfouie en ta terre-mère ?
Tu apprends à composer à partir du simple. Tu ne te laisses plus embarquer dans les comportements complexes et circonvolutions mentales ‘civilisés’ où les véritables intentions sont voilées. Tu veilles à maintenir le fil du signal qui relie ‘l’input’ à ‘l’output’. Tu repars de l’alpha-bet pour générer le langage sur des bases ‘fonctionnelles’. Oui-non. Maintenant-pas Maintenant. Juste-pas juste. Trop-Assez. Envie-pas envie. (cf. article ‘Babel‘) Et tu te reconstruis sainement, à travers des connections claires, appui par appui. Et tu ne figes rien. Tu sais que tout est refiltré au sein de la ‘mémoire vive’, que tu n’as besoin que de reconnaître ce que tu crées en instantané, pour filer le futur et le passé. Le réseau de circuits moteurs ’embirlificoté’ par les interférences de la volonté, sur lequel tu t’appuyais par réflexe conditionné, est démantelé. La ‘mafia’ s’est en son coeur résorbée. Tu ne cèdes plus au ‘sur-voltage’ qui entraîne le découplage du geste et de la pensée et tu restes toujours ‘connecté’. Alors ton cerveau devient cohérent, ton corps devient congruent et tous deux se reflètent l’un dans l’autre simultanément. Tu viens à peine de formuler une question que la réponse t’est donnée en action. Et tu le vois, maintenant que ton verbe est direct et que tu sais tu vas. Ton féminin et ton masculin se coordonnent ‘à distance’, intégrés en ton propre foyer. Tu es le temple vivant que tu as rêvé. Tu es la plante en sa graine consciemment repoussée. Tu te com-prends complètement. Tu es l’Enfant alors tu peux enfanter.

 

l’Auto-Spéléo-logis
Le cervelet corrige les ‘erreurs de procédure’ en cours. L’action initiée est comparée à un pattern ‘d’activité convergente’ qui assure la concordance entre l’intention et l’action. Lorsque le cervelet détecte une incohérence, il envoie au cortex un signal de correction. Mais on peut l’ignorer et contrôler. A force d’interférer, on créé un ‘réseau de circuits déviant’ qui est interprété comme un ‘message d’erreur’. Et lorsque ‘la boucle n’est plus bouclée’, on devient à soi-même étranger. Alors pour redresser, on passe en ‘apnée’. On laisse sa conscience se contracter, descendre ‘au fond’ et recontacter les réflexes d’immersion. Le métabolisme ralentit et on respire à l’économie. Au ‘seuil’ où tout l’oxygène a été consommé et où la saturation en dioxyde de carbone est maximisée, par réflexe cérébral spontané (syncope), la conscience est alors obligée de ‘décrocher’. Lorsqu’on revient ‘à la surface’, on respire consciemment sans s’entraver. On sent quand on est encore ‘dedans’ (réception) et quand on est sur le point de ‘basculer’ (action) On se fond en tout en restant détaché. On tient les deux positions en simultané. Le contact entre ‘l’input’ et ‘l’output’ a été recréé <cf.Wikipédia et Aphysionado pour ‘Cervelet’>

 
 

la Compassion

 

la Vie en-lovée

Capture d’écran 2016-02-21 à 01.12.30 
Création ‘lumière à portée’ , by Bouddha Om Bouddha

 

 

le Plaisir

Mets-toi à la place de l’oiseau et tu planes toi aussi.
Regarde l’écureuil sauter de branche en branche. Et tu sens sa sensibilité ‘à fleur de peau’ qui le maintient à distance, en même temps que la curiosité qui le pousse tout doucement à se rapprocher. La nature est bien faite. Elle incline à faire ce quoi on est porté naturellement et à en éprouver de la joie. C’est ça que vous partagez, à ce moment-là, l’animal et toi. De cerveau à cerveau l’information passe à travers la ‘conformation mimétique’. L’hémisphère gauche re-produit le mouvement et l’hémisphère droit re-crée le sentiment. De cette manière, sans rien faire, tu sais exactement ce qu’il vitTu peux te fondre en toute chose et épouser sa dynamique interne, à partir de toi-même. Tu peux ainsi démultiplier ton expérience et communiquer au-delà de toute limite. Dans les années ’90 la découverte des ‘neurones-miroirs’ fonde cette connaissance. Elle confirme l’intime relation entre la représentation de soi et de l’autre, à travers la mise en jeu des mêmes processus, établie synchroniquement par les neurosciences. A bien y réfléchir est-ce si étonnant ? Pourrait-on élaborer des lois sensées s’appliquer à tous, si ce que vivait l’individu n’avait pas un caractère universel ? Si le cerveau ne le contenait pas potentiellement, pourrait-on se reconnaître dans l’autre, partager quoi que ce soit et à fortiori se comprendre à travers un langage quel qu’il soit (cf. article ‘la Créativité‘) Si nous sommes inter-connectés fondamentalement, ca signifie que ce qu’on pense et ce qu’on ressent a un impact à grande portée. Alors la responsabilité s’impose. Mais on risque aussi de se noyer dans ‘l’atmosphère ambiant’ à chaque instant. Alors la vigilance se place. In fine, il n’y a qu’un pas qui sépare le paradis de l’enfer, le bonheur du malheur, le plaisir de la souffrance, à l’échelle de la planète toute entière.

 

la Culpabilité 

Ré-agis à la frustration d’autrui et ta joie s’évanouit.
L’animal ne connaît pas la frustration. Il ne peut pas résister à l’inclination de subvenir à ses besoins et du coup il y répond. Il n’est pas capable de séparer l’action (masculin) de la sensation (féminin) pour faire quelque chose qui lui déplaît. Il est guidé par la dynamique synchronique de son cerveau émotionnel ou limbique. Seul l’Humain peut aller à l’encontre de ses envies et inverser ‘sa mécanique’. Alors il obéit à l’autre (hémisphère gauche) plutôt qu’à lui (hémisphère droit) (cf. article ‘la Transmission‘) Ce qui se transmet ainsi ‘à distance’ c’est le contrôle à travers lequel l’individu réprime l’une de ses parties. L’ex-centration et la soumission deviennent le référentiel de l’inter-action. A l’extérieur comme à l’intérieur, l’un des deux ‘prend le dessus’. On est tantôt dominant tantôt dominé et les deux en même temps, en vérité. Soit on est en frustration soit on se lâche complètement et dans ce système de compensation par l’excès, il y a toujours un perdant. Le plaisir ne peut pas s’évanouir alors il se transfère, il se pervertit et il créé des conflits. Du fait de l’homéostasie, où l’équilibre est la condition sine qua non de la vie, le manque est invariablement comblé par le jeu des polarités. Ainsi l’autre supplée à sa disharmonie. On attire à soi ce qui résone par la complémentarité. L’autre exprime ce qui est caché. Il pleure notre peine et on est triste pour lui. Mais il jouit de ce qu’on s’interdit et du coup on l’envie aussi. D’interaction en interaction ce qui se communique c’est le manque et la peur sans cesse alimentés par l’état inassouvi et la décharge sur autrui. En déléguant la responsabilité de se ‘bien-veiller’, on crée le ‘Mal’ et les bases de l’inter-culpabilité.

 

la Souffrance 

Sors de toi pour t’occuper d’autrui et alors tu co-subis.
Ce qui rend ‘malade’ ce n’est pas de se séparer en soi, mais de ne pas le faire au ‘bon moment’. On souffre de ne pas atteindre le stade de la plénitude qui permet de décrocher. Mais lorsqu’on ne perçoit pas le seuil où on est sevré et qu’on continue à s’attacher, la souffrance penche de l’autre côté. Ce qui compte c’est la position et ‘le tempo’ in fine. Ni trop mou ni trop tendu pour sentir ‘le tonus’ varier et ne pas le contrerLe repère n’est pas arbitraire, il est lié à la capacité de se tenir en équilibre en appui sur le centre de gravité. Pour le sentir et ne pas ‘dérailler’, il faut être centré. Alors on peut doser consciemment le contrôle pour se caler en toute situation sur les ‘repères concrets’ de la stabilité. Et le paramétrage ne dépend pas de la volonté. Lorsqu’on agit par rapport à autrui, on est en ‘mode forcé’, on n’a plus le ‘feedback’ de ses sensations et on en subit l’excessivité. Le ‘pas assez’ pour soi rencontre ‘le trop’ pour l’autre et si le sytème formé par le couple est par contre-poids équilibré, aucun des deux n’est auto-balancé. On devient dépendant. A force de focaliser sur autrui, on ne sait même plus ce qui est ‘à soi’ et ce qui est ‘à lui’. Les attentes et les projections créent la confusion. On se retient, on se domine mutuellement, on s’envahit (cf. article ‘l’Immunité‘) Lorsque le territoire est en permanence violé faute d’être délimité, l’insécurité devient le socle de la communauté. L’animal est agressé, les systèmes d’attaque et de défense sont excédés derrière les ‘civilités’. Et le vivre-ensemble amplifie la co-passivité.

 

l’Ex-Stase

Dépasse la confusion et ton bien-être crée l’attraction.
Souffrir n’est pas une fatalité, c’est l’indicateur que les constantes vitales sont perturbées. Résister ne fait que renforcer. Les dérèglements s’accumulent tant qu’on ne cherche pas à comprendre comment on s’y prend pour les générer. Quand sur des générations les individus se sont coupés de leur sensibilité, la viabilité est directement menacée. Le non-respect de soi est devenu la loi (cf. article ‘l’Amour‘) La descendance ‘paie le prix fort’ et récolte ce qui a été semé. Seul un ‘cas extrême’ peut alors porter le système à s’inverser. A un moment donné, il n’y a pas d’autre choix que d’épouser la souffrance du clan accumulée et d’apprendre d’elle pour s’en libérer. Les ‘tripes retournées’ sont le meilleur allié pour cesser de subir, en le vivant consciemment, ce avec quoi on a résonné. La ‘peau à vif’ ne laisse plus rien passer. Ce qui n’est ‘pas juste’ est saisi avec une telle intensité qu’il ne peut pas être manqué. A force d’être approfondi les ‘repères’ en positif de ce qui fait la vie sont retrouvés. Les connexions inter-hémisphériques qui soutiennent la ‘position centrée’ sont recréées. Les sources de déroutage et de confusion sont dépassées. Mais le ‘grand saut’ n’advient que lorsque l’habituation à la souffrance elle-même a cessé. La seule nourriture depuis des années. La résistance comme unique pâture. La négativité toujours ‘manifestée’. Il y a comme un ‘temps de latence’ pour laisser décanter ce qui a vieilli de n’être plus alimenté. Il y a comme un ‘espace qui s’ouvre’ pour créer, à mesure que tous les liens du passé se sont délités. Les deux sont simultanés. Alors ‘au-delà’ de la dépendance à la souffrance, la compassion devient le pur moteur de la conscience.

 

 Compassive lumière
Lucifer signifie ‘Porteur de lumière ‘ (du latin lux ‘lumière’ et ferre ‘porter’) A l’origine, c’est l’un des noms que les Romains donnaient à Vénus, ‘l’étoile du matin’, aussi appelée Vesper quand elle devenait ‘l’étoile du soir’. De même que l’astre illuminant illuminé transcende le jour et la nuit, la compassion transcende le bien et le mal, le plaisir et la souffrance, l’enfer et le paradis. Si elle est ‘au-delà’ du jugement, elle exige l’évaluation du sujet pensant et sentant. Elle ne peut dépasser l’empathie séparative et confusive pour intégrer le champ plein de la réalité qu’après à voir ‘tout’ expérimenté. Telle l’étoile filante, c’est par la souffrance que le fil de sa lumière est tracé et c’est uniquement lorsqu’elle s’est, au contact de l’atmosphère, en sa quintessence consumée, qu’elle en est libérée < à partir de Wikipédia, ‘Lucifer’ >

 

 

la Transmission

 

la téléBienveillance

Capture d’écran 2016-02-18 à 17.44.33
 Création ‘écho-effusion’, by Bouddha Om Bouddha

 

 

le Fruit

l’arbre ne donne plus de fruits, les conditions de la fécondité ne sont plus réunies.
La transmission est un ‘dispositif mécanique permettant de véhiculer un mouvement d’une pièce à une autre, par l’adaptation du couple et de la vitesse entre l’organe moteur et l’organe entraîné’ (cf. Wikipédia ‘Transmission’) Selon un strict parallèle, transmettre c’est permettre la continuation de la vie . Mais que se passe-t-il lorsque l’enfant est séparé entre le corps et l’esprit suite à une ‘rupture’ de la chaîne de l’énergie ? qu’advient-il lorsque le couple découplé génère des résistances telles que le moteur finit par céder ? comment dans ces conditions, la vie peut-elle encore circuler ? le nouveau-né issu d’un tel système n’est-il pas condamné ? Plus de mouvement, plus de spontanéité, les deux hémisphères ne parviennent plus à se synchroniser. Le geste et le verbe sont en contradiction simultanée. Les pulsions vitales sont complètement dérèglées par l’intervention de la volonté. Il n’y a plus aucun ‘repère’. Le système ‘en roue libre’ et sans appuis s’auto-détruit. Le conflit, le déséquilibre et l’instabilité se sont intégrés, de sorte que même la vigilance est déroutée. Elle n’est plus une alliée. En état ‘d’alerte maximal’, elle renforce la focalisation sur la sensation d’agression et finit ainsi par l’attirer (cf. article ‘la Puissance‘) L’enfant subit les excès et perd tout contact avec le sentiment d’être sevré, la base de la sécurité. Plus d’écoute intérieure, plus de respect des cycles, plus de traces pour s’aiguiller et sentir lorsque le besoin émerge et parvient à satiété. A force d’être eux-mêmes contrariés, les parents ont coupé avec leur sensibilité. Ils sont littéralement ‘déconnectés’, désincarnés. Toujours sur la défensive, la vie ne parvient plus à se régénérer. Le gardien du sacré a abdiqué, le domaine n’est plus protégé. Quand l’arbre n’est plus viable, la sève cesse de monter.

 

la Mélasse

il n’y a plus de centre de gravité, la confusion crée la logique du prédateur-prédaté.
Le corps part d’un côté alors qu’il est à contrario incliné. On fait vrombir le moteur puis on est porté à caler. On ne sait plus doser l’appui sur l’embraillage et sentir ‘le point de bascule’ où on peut relâcher. Comme on est étranger à sa propre puissance, c’est elle qui mène la danse et on se laisse embarquer tantôt dans un sens, tantôt à l’opposé. Sans l’espace pour tester, elle n’est jamais maîtrisée. On fait semblant de gérer et de savoir piloter. Au fond de soi on est terrifié. On sait qu’à tout moment le contrôle peut céder parce-que la position au centre, tenue ‘par la force’, n’est pas intégrée. Que la situation change d’un iota et on est déstabilisé. On a toujours besoin du ‘signal’ pour se mobiliser. Seule la peur produit l’action qui permet de continuer ‘à assurer’. On veut savoir sans avoir pris la peine d’apprendre, on veut le résultat et le processus importe peu in fine. Alors on régresse et on devient une ‘machine’ prête à obtempérer. Comment s’y prend-on pour dégénérer ? On stimule l’animal en le mettant sous pression. Au niveau du cerveau limbique (amygdale) la sur-tension est interprétée comme une agression. Elle provoque des réactions en chaîne, par l’association d’une tonalité émotionelle et d’un ensemble de sensations qui définissent ‘une situation’ et qui sont stockés à travers le circuit de l’apprentissage et de la mémorisation. La répétition du signal renforce ‘le sillon’ et crée une habituation. Tant qu’on exerce un niveau de contrôle important et qu’on est ‘sous tension’, l’action spontanée est bloquée et on re-déclenche le programme pré-enregistré (réseau des ganglions de la base) La vision du prédateur-prédaté n’est pas innée (cf. article ‘le Rythme‘) Elle ne relève ni du hasard ni de la fatalité. Elle découle d’une logique où les bases mêmes de la vie sont par inconscience saccagées.

 

le Jus

le ‘burning out’ provoque des électro-chocs répétés et le moteur finit par re-démarrer.
On ne peut plus être ‘hors la loi’, il y a trop de dégâts. On est prêt ‘à conduire’ pour entamer une vie viabilisée. Sur ce chemin, tout est à défricher. Il n’y a pas de voie toute tracée. On situe là où on veut aller, puis on apprend comment s’y rendre. A travers l’expérience en direct, on effectue des aller-retour permanents. En creusant sa motivation et en affinant sa direction, les deux hémisphères de son cerveau commencent à se coordonner, à s’inter-connecter et on se paramétre pour se réaliser. Alors le moteur se met à nouveau à ronronner. A ce moment-là, il y a un ‘passage délicat’ à négocier. Le choix entre la pression et l’auto-détermination. Les deux systèmes sont ‘à égalité’. On est partagé entre l’habitude de se conformer et le besoin naissant de se différencier. D’un côté, il y a la pression exercée par la masse, de l’autre côté il y a une pulsion intérieure qui demande à s’exprimer. Alors il faut être patient et persévérer, la tendance va d’elle-même s’inverser. C’est la goutte ‘de plus’, par son propre jus versé, qui fait pencher la balance. Ainsi de degré en degré acquis de liberté, les résistances finissent par céder. Lorsque la vie a repris le dessus et que l’ancien système peut partir en fumée, le comburant et le combustible sont en équilibre. La combustion totale est enclenchée. La propulsion l’emporte sur la stimulation, l’énergie transcende l’inertie et on se réapproprie son libre-arbitre petit à petit. On prend goût à la vitesse. On ne comprend même plus comment on a pu se laisser porter par le passé (cf. article ‘la Puissance‘) Lorsqu’on relâche sa vigilance, on baisse en fréquence, on est vulnérable face à l’influence et la sensation de se perdre génère une intolérable souffrance. Alors on ‘tient sa garde’ et à force de revenir vers le centre, on retrouve sa force de gravité.

 

le Nectar

la flamme a été rallumée, l’oeil s’est remis à briller, tous les filtres sont un par un brûlés.
Maintenant on est capable de distinguer ce qui vient de soi et ce qui est conditionné. On est prêt à re-coupler le féminin et le masculin, les besoins et les moyens, ‘le moteur et la partie qui se laisse entraîner’. On ne peut pas aller plus vite que la musique. Quand on cherche à être au-delà de là où on est à ‘l’instant t’, on finit toujours par se ramasser. L’automatisme prend le dessus parce-que le nouveau comportement n’a pas eu ‘l’espace’ pour maturer. Alors il faut trouver le ‘tempo’ où le haut suit le bas et le bas suit le haut. On épouse sa mécanique interne jusqu’en ses rouages les plus fins, pour sentir ‘le moment’ où la sensation (ganglion) et l’action (nerf) basculent en même temps. On ralentit pour laisser le mouvement se dérouler, on se cale sur le système autonome consciemment, et on se ré-éduque intégralement. On sait au ‘micron près’ quand on a faim et quand on est à satiété. L’action consciente et la base vitale, la tête (cortex) et le moteur (cervelet) sont enfin reconnectés. La créativité sert à nouveau la vitalité. Plus possible de pousser outre ses capacités ou de s’épuiser. Plus d’énergie pour produire un effort qui n’est pas auto-motivé. La vie impose sa loi et c’est par choix qu’on lui obéit. On a testé au prix fort et on sait que la volonté n’est pas là pour régner, mais pour apprendre à connaître le vivant et à le respecter. Tout se joue ‘en dedans’. Les normes ne peuvent se substituer au ‘paramétrage’ de l’être incarné sans le mener au carnage. On devient fort et bienveillant (cf. article ‘la Créativité‘) La douceur du contact avec le milieu intérieur est projetée à l’extérieur. Pour soi et pour l’autre on souhaite le meilleur sans interférer. Tel le dauphin qui s’oriente à partir de l’écho-location, on calibre tout à partir de sa propre com-passion et on communique par écho-effusion’.

 

la ‘bonne fréquence’
En plus du cervelet, l’encéphale est divisé en trois parties : le més-encéphal, siège du vital, où les deux hémisphères sont en contact ‘direct’; le di-encéphale où ils s’émancipent au niveau de la sensibilité ; et enfin le tél-encéphale, siège de la créativité, où le contact est carrément ‘distancié’. L’encéphale suit le même développement que la cellule primordiale, à travers la séparation progressive entre milieu intérieur et extérieur. Le cerveau permet à l’individu de rester connecté à son environnement, la relation inter-hémisphérique servant de référence à la relation à l’autre. Au niveau de l’évolution, le pilotage se fait toujours à partir d’en haut. Ainsi un ‘excès de volition’ se traduit à la base par un ‘excès de pression’ qui est décodé, au centre, en terme d’agression. Le vivant ne tolère aucune ingérence. Vouloir le bien produit l’effet contraire. La seule façon de ‘bien faire’ c’est de défocaliser de l’autre et de veiller à son propre bien. Lorsqu’on tient la fréquence où les deux hémisphères avancent en restant ‘accouplées’, alors on est ‘télé-bienveillant’ d’emblée < cf.Wikipédia ‘Encéphale’ >

 

 

Babel

 

Bébé cod’Om

Capture d’écran 2016-02-17 à 16.12.09
Création ‘ le Sens Recensé’, by Bouddha Om Bouddha

 

 

Capter

Rappelle-toi quand tu jouais avec un enfant qui parlait une autre langue que toi.
Souviens-toi quand tu communiquais avec les plantes, les animaux, les coquillages et les minéraux. Et quand tu donnais la parole à tes jouets, était-ce pour de vrai ou pour de faux ? Sais-tu que ça ne faisait aucune différence ni pour toi ni pour ton cerveau ? L’interaction avait lieu de toute façon. Des connexions inter-hémisphériques s’établissaient, alors que ton féminin et ton masculin se répondaient. Il suffisait que tu sois spontané pour qu’ils puissent se synchroniser. Ils se disaient ce qu’ils avaient à se dire et tu te mettais à la place de l’un et de l’autre pour leur permettre d’inter-agir. Ils ne pouvaient rien se cacher puisque tu étais chacun d’eux en simultané. Tu ne l’aurais pas supporté. Ainsi leur discussion les menait toujours à la compréhension. Non pas que tout ait été simple d’emblée. Ils pouvaient se mettre en colère, pleurer, se reprocher et se rejeter, mais une fois que tout était libéré, ils finissaient par se réconcilier. Parfois les mots ne sortaient pas, mais leurs gestes, attitudes et comportements ‘mimaient’ ce qu’ils vivaient ‘en dedans’. Alors dans l’encéphale, des neurones de l’hémisphère gauche et de l’hémisphère droit se con-formaient en même temps pour créer un pont entre l’action et l’émotion. Si tu avais continué à vivre ta vie comme tu la jouais, tu aurais appris à manifester ce que tu ressentais. A force de t’approfondir et de te déployer, tu serais parvenu à déchiffrer ta notice intérieure pour te traduire à l’extérieur et tes potentialités seraient actualisées. Mais que s’est-il passé ? (cf. article ‘l’Unisson‘) Que sont devenus le petit garçon et la petite fille qui laissaient les mouvements se dérouler et la parole s’expulser ? Désormais seule la bouche s’ouvre. Les mots sont morts. Le corps est emmuré. Le disque est rayé. Le perroquet est intégré. Tout est en désaccord. On commence à froncer les sourcils. On ne comprend plus rien. Babel advient.

 

Crypter

Réalises-tu que l’animal est cohérent parce-qu’il ne peut pas créer d’interférence ?
Le langage chez lui n’est pas devenu un répertoire extérieur dans lequel il peut piocher, comme des petits papiers dans un chapeau retourné, à son gré. ‘Tiens et si je disais cela, mais je pourrais aussi tout aussi bien dire ceci’ Maintenant, j’ai le choix, parce-que je peux contrôler ma respiration, ma gorge, ma bouche, ma voix et ne lâcher que ce que j’ai décidé. Oui mais, à force de me couper et de me censurer, je finis carrément par perdre le fil de ma sensibilité. Et si je peux tromper l’autre c’est parce-qu’in fine je ne sais même plus où je suis enraciné. Ma parole s’est détachée de moi, et ce faisant elle embarque avec elle ma pensée. Je ne suis plus un esprit dans un corps incarné. Les idées flottent dans ma tête et je brode des scénarios sans parvenir à les faire passer. Parce-qu’il n’est plus ’empreinté’ l’entonnoir qui leur permettait de descendre, pour se placer dans ‘l’ici et maintenant’, s’est en quelque sorte dématérialisé (cf. article ‘la Créativité‘) Je dis sans sentir ce que je dis et ainsi plus rien, de moi à moi, n’inter-agit. Alors je suis à la merci de n’importe quoi et de n’importe qui. Ayant perdu mon centre de gravité, je mime et je copie autrui sans le savoir et je deviens ‘comme lui’. A un moment donné, je ne saurais même pas dire comment je m’y suis pris pour qu’il prenne l’ascendant sur moi au point qu’au contact des autres, je me noie. Alors je me laisse balloter et je me sens agressé. Puis je contrôle à l’excès et je ne m’entends même plus parler. Je n’ai plus de ‘feedback’ pour calibrer. Je suis, en ma caisse de résonance, déconnecté. Aussi je parle fort, je m’agite, et j’amplifie toujours plus la mécanique parce-que je ne perçois pas l’effet que ça produit. Je deviens un criminel qui s’ignore lui-même. Et ça va de mal en pis. Ce que je ne capte plus retentit. Et je crée des complications et je déclenche des incompréhensions et je m’enlise ainsi dans un puits sans fond. Et la question : suis-je bon ?

 

Décoder

Que ferais-tu sans ‘le ronron’ pour apaiser la négativité sans cesse auto-alimentée ?
Ron pour l’hémisphère gauche’. ‘Ron pour l’hémisphère droit’. Et ça devient tout doux en toi. Museau dans la queue, union de l’alpha et de l’oméga. Ca pourrait pas être plus clair que ça. Le ronron c’est le ‘Om’ du chat. Il suffit de le lancer et il finit de lui-même par monter. Le son ne nous appartient pas. Le Langage humain est une abstraction du son en articulation. Lorsqu’il est détaché du corps et qu’il n’est plus lié par la pulsion, il devient l’instrument de la confusion et de la destruction. On ne peut pas dire n’importe quoi. Le mot associe un sens (hémisphère droit) et une fonction (hémisphère gauche), et c’est sur sa vibration sans le ‘nom’ que s’appuie l’embryon, pour déchiffrer le code et venir à bout de sa formation. L’ADN est vivant, il pulse au rythme du coeur et de ses battements. Durant la transcription, il se courbe sur lui-même pour se lire et se déplie pour se traduire. Toute la physiologie est ainsi basée sur l’inter-action entre tension et détente, contraction et extension. La centrale de commande, le cerveau, ne fait pas exception. Il repose sur le principe du traitement de l’information en action. C’est là qu’on retrouve la petite fille et le petit garçon. La transmission se fait parce-qu’il n’y a, de leur part, aucune intervention. Ils sont tout concentrés à jouer, alors les deux hémisphères sont synchronisés. Ce qui est ‘senti’ à droite par le féminin est ‘agi’ à gauche par le masculin. D’un côté,  il y a impact, de l’autre il y a contact. Dans le code génétique, le sens déclenche la fonction ou l’action. Oui mais, par qui l’information est-elle saisie au moment où démarre la division-multiplication et avant que n’apparaisse l’embryon ? Par la vibration de plus en plus consciente à mesure qu’elle se retourne sur elle-même (cf. article ‘le Rythme‘) Par la pulsation s’auto-amplifiant à mesure qu’elle s’entend, tel le son qui émane de la percussion, en appui sur l’énergie de fusion libérée par la fécondation.

 

Encoder

 Si lire et écrire sont inéluctablement liés, alors tu es le ‘livre ‘qui passe à la postérité.
Tu dois devenir ce que tu souhaites léguer. Ca ne peut pas être juste une idée ou un idéal qui se verrait, par ta façon d’être, sans cesse contrarié. Ce qui passe dans le ‘book’ c’est uniquement ce qui est intégré, ce qui est devenu comme ta nourriture et ton oxygène à force de t’en ‘imprégner’. Ca ‘fait un’ avec toi, tu n’as plus à te concentrer pour le traduire, pour empêcher que d’anciens réflexes ne viennent s’immiscer. Par la répétition, le sillon a été creusé. Tu le vibres tout le temps, ça fait partie de ton champ maintenant. Tu n’as pas besoin de chercher les mots pour l’exprimer, c’est incarné. Même si tu le voulais, sur ce ‘coup là’ tu ne pourrais pas te contrarier. Ca ne dépend plus de toi, ça s’est auto-nomé. Et c’est pour ça que ton enfant peut le décoder. Alors que veux-tu lui léguer ? Si tu es allé ‘au bout de toi-même’ et que tout ton potentiel est actualisé, alors il n’y a plus rien à vouloir ni à souhaiter. Tu le libères des manques que tu n’aurais pas su combler et des attentes que tu ne pourrais réprimer. Si tu n’es plus tendu ‘vers’ ni retenu ‘en arrière’, que toutes tes dettes ont été payées et que tu t’es tout donné, alors il vit comme toi dans le présent instantané (cf. article ‘l’émancipation‘) Si tu sais spontanément ce qui te fait du bien et que tu le fais sans même y penser, si tu es devenu pour toi-même ton propre père et ta propre mère, alors tu n’as pas à l’éduquer. Il ne sert pas de ‘matière première’ à tes expériences pour apprendre à t’écouter et à te respecter. Il ‘te suit’ et il trouve en lui ses appuis. Il ne te vient même pas à l’idée de lui imposer quoi que ce soit, puisque tu es toi-même ‘au-delà’. Alors à quoi tu lui sers ? à rien, pas plus que lui à toi. Vous êtes tous les deux un ‘nec plus ultra‘. Quand il est prêt à nidifier, tu sais déjà comment il s’appelle. Alors Baby rings the Bell.

 

la Création à l’Unisson
L’enfant intègre et trancende ce que voit le masculin (fonction) et ce que sent le féminin (sens) de chacun (passage de la cellule diploide  ‘ 2n chromosomes ‘ à la cellule haploide ‘ n chromosomes ‘ au moment de la fécondation) Il est leur libre création (code génétique) parce-qu’ils restent parfaitement détachés en étant ‘ tout ‘ à ce qu’ils font (conscience-énergie en fusion) Quand il croit en maman, le germe de papa est déjà ‘ potentiellement ‘ présent (ovocyte en sélection) Lorsqu’ils donnent la vie, c’est qu’en eux l’image et le son communient ‘ à sang pour sang ‘ (duo hypophysaire en harmonisation) A maturité, papa vient cueillir et décrocher (testostérone) l’ex-croissance de maman (oestrogène) pour libérer l’enfant (progestérone) Au sommet (pic) leurs cerveaux se télé-synchronisent pour ‘ s’achever ‘ en le bébé cod ‘ Omé.

 

 

l’émancipation

 

 l’Homme bio’ logisé

Capture d’écran 2016-02-15 à 03.06.07
Création ‘Nouvelle Génération’, by Bouddha Om Bouddha

 

 

bioformé

Peux-tu imaginer un enfant qui prend ses marques d’entrée ?
Qui commence sa vie en un rire épleuré ? Qui sait tout ce qui s’est passé avant, parce-qu’il l’a relu pour se former en dormant ? Il n’y a ni coupure causée par le stress ni perte d’information post-trauma. La douce vibration, qui l’enveloppe et le berce, s’expanse et se contracte ‘au diapason’ de ses propres ronrons. Il repasse par le processus de ses parents, pour se réunir séparément, et sa conscience parvient ainsi à s’intégrer complètement. Dès la naissance, ni souffrance, ni confusion, ni séparation. Papa et maman sont ‘évidents’. Il a déjà fait connaissance avec eux ‘en dedans’. Tout est clair, pur, sans circonvolution ni tourment. Toute leur vie intérieure vibre à travers les battements de leurs coeurs. Ils se comprennent sans se parler. Ils se connaissent déjà avant de se rencontrer. Ils se sont préparés depuis longtemps à son arrivée. Non pas qu’ils soient focalisés sur lui, mais sur le bonheur de donner la vie à un enfant pour qui Etre est acquis d’emblée. Parce-que le voulant chacun pour lui-même, ils se sont accomplis. Ils ont attendu d’être matures pour engager l’aventure. Le passé est refiltré, digéré, assimilé. Ils ont ‘re-starté’ (cf. article ‘le reset’) Il n’y a ni secret, ni culpabilité ni dette à payer. L’enfant est synchronisé à ‘l’instant t’. Il n’a qu’à tracer, relire ses traces et à nouveau re-tracer pour formuler clairement ce qui va l’occuper. Tout est tout le temps ouvert au sein d’un circuit fermé. Il devient ce qu’il veut et c’est d’avance joué. Il n’a de problème ni avec la liberté ni avec la destinée car il réalise consciemment ce que son coeur a décidé. Il s’amuse simplement d’approfondir et de consentir à ce qui lui permet d’évoluer, en sa bienveillante neutralité. Il sait spontanément ce qui est bon pour lui. Il se sent autonome et inter-dépendant. En co-habitant déjà ‘en dedans’ l’autre est d’emblée familier.

 

biolové

Peux-tu imaginer un enfant qui vit pour lui-même dans l’instant ?
Un foyer spontanément coordonné, à travers le féminin et le masculin de chacun, en son ‘point focal’ synchronisé (cf. article ‘Adam & Eve‘) Au sein de l’intégration complète des opposés, tout se fait ‘à distance’, d’un hémisphère à l’autre, par le jeu des polarités. L’émission et la réception fonctionnent à l’unisson à tous les niveaux d’organisation. L’individu, le couple, la famille sont parfaitement orchestrés. Pas besoin de compromis, de concession, de privation, de frustration ou de domination. L’interaction se fait sur la base d’une connivence totale, car c’est la congruence intégrale qui les a rapprochés. Emancipés, ils sont à la fois dans la rupture et la continuité avec le passé. En appui sur la conscience unifiée de ses parents, l’enfant est dès le départ un ‘tiers’ à part entière. Sa conscience a fusionné sans confusion. Il n’est pas le ciment de l’union, il est issu d’elle et ‘au-delà’. Il n’a pas besoin d’être aimé, il s’aime tel qu’il est comme maman et papa. L’amour qui les relie n’est pas absorbant, il est rayonnant. Il ne consume pas, il émulsionne. Il est libre, entier et sans attachement. Chacun fait ce qu’il sent à chaque instant. Chacun est nourri en son intériorité. Lorsqu’ils se recoupent c’est au coeur de leur propre créativité. Ils font et attirent à eux ce qu’ils ont besoin d’expérimenter. Ils se stimulent sans être dépendants. Ce qu’ils ressentent et ce qu’ils pensent se répondent mutuellement, à travers ‘l’effet-miroir’ des neurones qui se forment et se con-forment en même temps. Ancrée en sa gravité, leur conscience peut résonner sans jamais s’égarer. Pas besoin de se protéger, la barrière entre l’intérieur et l’extérieur est transcendée. Pas besoin de créer de l’intimité, ils sont ‘inter’ et’ intra’-connectés. La confiance et la transparence découlent naturellement de l’intégrité.

 

bioguidé

Peux-tu imaginer un enfant qui apprend de lui-même uniquement ?
Qui avance dans la vie en se laissant ‘piloter’. La motivation est ‘directe’, l’apprentissage est autonome. L’action n’est pas déterminée par l’évaluation anticipée des effets sur l’extérieur. Elle n’est déclenchée ni par le plaisir de la récompense ni par la peur de la punition. Elle est ‘au-delà’ d’un comportement d’attaque (masculin) ou de fuite (féminin) et d’un réflexe de défense conditionné (circuit amygdale-septum) Comme il est ancré, la pulsion répond à l’impulsion à tous les niveaux. Lorsqu’il se met en mouvement il traduit ce qu’il pense. Lorsqu’il est au repos il imagine et attire à lui l’expérience. Comme il est centré, les deux se font en simultané. Le processus conscient (cortex pré-frontal) où sa stratégie s’élabore, est coordonné au système moteur (cervelet) Il est ainsi porté à faire ce qu’il connait (mouvement descendant) et à reconnaître ce qu’il fait (mouvement ascendant) Il crée lui-même les conditions de sa propre expérimentation et ce qu’il vit est la ‘matière’ pour répondre à ses questions. Sa créativité n’est ni déterminée ni arbitraire. Elle puise en l’énergie créatrice, sans cesse transcendée, sur laquelle il s’est appuyé pour devenir un nouveau-né (cf. article ‘l’énergie’) Tel le fruit fructifié, il reprend et refile l’histoire que ses parents ont co-tissé. Il n’est ni empathique ni indifférent, il compatit avec détachement. En son état émotionnel équilibré, le soi et l’autre sont intégrés. Il offre ainsi le meilleur de lui-même à son environnement en étant parfaitement congruent. Il inter-agit et co-créé au rythme des synchronicités. Il génère les opportunités en laissant les choses se placer. Le doute et la culpabilité ne viennent pas le troubler. Tout se fait naturellement et ‘à distance’ parce-qu’il est complètement ‘imprégné’. Il est ‘au-delà’ du résultat, il épouse et supervise le chemin pour se réaliser.

 

biomaturé

Peux-tu imaginer le référentiel socio-éco-nomo-logique engendré ?
Tel l’atmosphère terrestre issu de la respiration des premières cellules ‘en apnée’, l’adulte bio’ naturé se ressource au contact de l’environnement qu’il a lui-même fermenté. Au rythme de ses inspirs et de ses expirs, ce qu’il intègre se dématérialise (cervelet) pour servir de terreau à ce qu’il initialise (néocortex) Tel le dioxyde de carbone qui est toujours refixé pour produire de la nouvelle matière organique, il revient sur le passé pour l’approfondir et l’assimiler. Il respire ainsi l’oxygène qu’il produit à travers la photosynthèse de sa vie. Quel que soit le cadre où il s’extériorise, il récolte ce qu’il a semé à travers son champ(s) de gravité. Il laisse les choses maturer et ne cueille les fruits que lorsque la résistance a cédé. Telles les branches qui se sont divisées à partir du tronc, ses capacités  découlent directement de ses dons. Propulsé par sa curiosité émerveillée, comme la plante qui récupère à la base les anions et les cations, il évolue à travers le processus d’action-attraction qu’il a lui-même alimenté. En ses racines solidement ancré, il apporte à la terre qui l’accueille de la stabilité et peut laisser le vent s’infiltrer en son feuillage pour le faire danser et l’inspirer. Alors il co-tangue avec son entourage et co-crée au gré des courants et des énergies partagées. Il est bien entouré puisqu’il nourrit les conditions pour se régénérer. En son temps, il s’unit à la personne du sexe opposé pour évoluer dans ‘l’inté-graal’ affinité. C’est la joie de se démultiplier qui les porte à comm-unier. Ils abondent et prospèrent en faisant ce qu’il sont à l’unisson (cf. article ‘la Puissance‘) L’enfant n’est ni un projet ni une envie mais l’ex-croissance de l’union émulsionionnée. Ainsi la nouvelle génération suit et dépasse toujours, dans le présent, les pas des passants d’avant.

 

le Jardin d’eden & ‘les trois T’
Au sein de la conscience unifiée, l’émission et la réception sont intégrées, la conscience et l’énergie ont fusionné, les conditions de la télépathie, de la télékinésie et de la téléportation sont réunies. Télépathie : à travers le métamorphisme (sentir ‘comme’) et l’anamorphisme (agir ‘comme’) combinés, les neurones-miroirs permettent d’inter-agir et de se coordonner ‘de cerveau à cerveau’, au-delà de tout échange énergétique. Télékinésie : la synchronisation cérébrale inter-hémisphérique permet l’action-attraction simultanée. La communication au sein de l’individu se fait de centre à centre, au-delà du système nerveux périphérique, par le simple jeu des polarités. L’action procède ‘à distance’ à l’intérieur et, par conséquent à l’extérieur. Téléportation : l’information bascule dans tout le système par ‘saut quantique’ instantané. L’individu se dé-matérialise et se re-matérialise intégralement. Si la transition est continue, la bascule d’un niveau vibratoire à l’autre advient d’un coup. Il y a déplacement d’un point à un autre de l’espace-temps < source Wikipédia pour les définitions >

 

 

la Puissance

 

 Full Open

Capture d’écran 2016-02-11 à 19.31.13
Création ‘ la Roue Tourne’ (ex-nihilo, vague, cellule en division), by Bouddha Om Bouddha

 

 

Abonder

le  vivant  est  auto-suffisant.
La Nature, les étoiles, le ciel, la terre, les arbres, les fleurs, les fruits ; du soleil et de l’eau sagement réunis, du terreau, une graine; et tout pousse, et tout fleurit et tout mûrit. Qu’on fasse ou non quoi que ce soit, la vie est toujours là. On peut certes avoir un jardin et s’occuper des plantes, les couper, les arroser, mais l’ont-elles demandé ? On peut avoir des animaux, mais si on ne les avait pas domestiqués, ne seraient-ils pas capables de se débrouiller ? Lorsque la première cellule apparaît, elle est dotée d’emblée des moyens de subsister et de se développer (cf. article ‘le Reset‘) Est-ce étonnant après tout ? Partout où il y a un émetteur, il y a aussi un récepteur. Aussi l’algue puise-t-elle dans le photon, sa nourriture, son énergie. De la lumière émise à la lumière saisie, c’est la même vibration qui ralentit et se condense lorsqu’elle se refroidit. Puis le cycle s’inverse, et en se réchauffant elle s’évapore et sa vitesse grandit. Au coeur du soleil, la fusion nucléaire produit simultanément du feu et de l’eau. De la cellule procaryote à la cellule eucaryote jusqu’au cerveau triunique, le système se complexifie mais la base est identique. Le vivant se dote de moyens d’action et d’attraction de plus en plus abstraits, à travers des organes des sens de plus en plus distanciés, mais ils sont toujours les uns dans les autres imbriqués. Si la main permet de prendre, l’oeil permet d’ap-préhender. De l’un à l’autre on passe d’un système de préhension direct à un système de préhension indirect. In fine on obtient ce dont on a besoin. La cellule photosynthétique ne préfigure-t-elle pas la capacité de l’oeil, en tant qu’émetteur-récepteur de la lumière, à générer de l’énergie ? Mais si la vision est liée à la réflexion et à l’imagination, alors l’individu qui s’en nourrit trouve à l’extérieur de lui tous les appuis.

 

Dérègler

on se rend soi-même dépendant.
Et pourquoi chez l’homme ça ne fonctionne pas ? si le vivant ne se fait pas de souci, pourquoi en est-on au stade de la sur-vie ? Y a-t-il quelque chose qu’on aurait mal compris ? Tant que les niveaux physique (reptilien), sensible (limbique) et intellectuel (cortex) inter-agissent et que les deux hémisphères du cerveau communiquent, ce qui est ‘émis’ (gauche) est toujours au service de ce qui est saisi (droite) et ce qui est abstrait (réfléchi) devient toujours concret (senti) Alors la vie d’elle-même se poursuit. Tant qu’on reste au contact et en équilibre, tout est acquis. Mais avec l’abstraction, l’humain devient capable de séparer la forme du fond. Le contrôle volontaire (cortex orbito-frontal) lui permet d’appréhender séparément le féminin et le masculin, et le conduit à se déconnecter des besoins (à la verticale) en se coupant du ressenti (à l’horizontale) A partir de là, on se dérègle en générant sans le savoir des courts-circuits. On spécule et on domine. On crée des envies artificielles et on fait les choses par rapport à autrui. Les systèmes de valeur conventionnels s’inversent complètement par rapport à la biologie. Par ignorance et inconscience, la dépendance remplace ainsi l’autonomie (cf. article ‘la Créativité‘) On peut tout obtenir. Mais pour attirer quelque chose à travers l’encéphale, le possible (masculin) doit devenir tangible (féminin) L’idée doit être digérée et ‘incorporée jusqu’à ce qu’elle vibre ‘au bout des doigts’. Quand on comprend (ouie), sent (odorat) goûte et touche ce qu’on veut alors on l’a.Telle la plante, on est parvenu à capter la lumière du soleil pour la condenser. Lorsqu’on n’obtient pas, c’est soit parce-qu’on s’y prend mal, soit parce-qu’on n’est pas clair avec soi. Et au vu des déroutages induits par les conditionnements, il n’y a rien d’étonnant à cela.

 

Saturer

 on  est  vide  du  ‘ trop plein ‘.
Le principe des dérèglements est simple. Soit ça penche tout d’un côté, soit tout de l’autre. La focalisation à outrance est compensée par la défocalisation brutale. Comme on n’arrive pas à décrocher, on tient jusqu’au ‘seuil limite’, où le système régulateur oblige à lâcher ‘prise’. Les étapes qui permettent de clarifier ce qu’on ressent (féminin) et de le traduire en sensation (masculin) sont ‘squeezées’. Le cerveau biologique est un instrument hautement évolué qui permet de compilier des millions de données à la seconde pour générer des solutions en toute situation. Sur la base d’informations collectées, le ‘processeur central’ balaie la mémoire à l’horizontal et à la verticale, effectue une synthèse de tous les cas similaires du passé à partir d’une tonalité émotionnelle commune et fait émerger la stratégie, la tactique, la procédure adaptées ‘à l’instant t’. Pour que le cortex pré-frontal soit opérationnel, il faut pouvoir réfléchir, se poser, faire le point, laisser les choses décanter. Etre calme, détendu, en sécurité. L’espace est le réquisit premier. Pas de pression, pas d’enjeu. Alors on se demande ‘comment faire ?’ (focalisation), on ne s’accroche pas, on passe à autre chose (défocalisation) et à un moment donné la réponse tombe. Pas de courts-circuits, les deux hémisphères se synchronisent pour ‘computer’. Pour avoir confiance en soi, le processus doit être expérimenté. Lorsqu’on est conditionné à travers le sur-stress, on n’agit pas par soi-même mais par réflexe (cf. article ‘la Connaissance‘) Déclenchée par sur-tension, la ré-action enferme dans le circuit de la peur. On est ‘aux aguêts’, on ne défocalise jamais. On attire toujours à soi le même ‘signal’, on relit en boucle les mêmes circuits et ainsi au fil du temps, qu’on le veuille ou non, les choses restent ce qu’elles sont.

 

Libérer

on  se  sent  plein  dans ‘ le rien ‘.
Ce n’est pas une question de puissance, mais de rapport de causes à conséquences. Jusque-là, on est efficient en reproduisant. C’est facile, rapide, l’attraction est ‘rodée’. Il suffit de se pousser et ce qu’on connaît déjà, tel un boomerang, revient à soi. C’est mécanique, des programmes pré-enregistrés sont déclenchés au niveau du cerveau limbique. On est porté par l’influence de masse et reconduit par le système social. On retrouve toujours les ‘bonnes conditions’ de pression. Mais pas de créativité à l’horizon. On est comme une plante, pressée pour pousser, qui a délégué à d’autres le soin de la sustanter. Quand on n’en peut plus, on se désaccoutume du système qu’on a intégré. La dépendance à l’extérieur est à la fois chimique et comportementale. Lorsqu’on a repéré les schémas de base sur lesquels on a été conditionné et ses ‘portes d’entrée’, alors en cesse de réagir au signal pour désactiver la tendance soutenue par le réseau neuronal. Au niveau des synapses, la disparition de l’émetteur (peur) entraîne la disparition du récepteur (cf. article ‘l’Attraction‘) Sur le même modèle, plus de sur-tension égale plus de ré-action. Comme dans tout parcours de désintoxication, vient un moment où il est nécessaire de s’isoler pour ne plus être confronté au stimulus lui-même. Mais le système ne peut définitivement céder que lorsque quelque chose vient le remplacer. Alors on passe progressivement du mode centripète au mode centrifuge pour s’ancrer dans sa propre motivation. On se nourrit en ‘l’espace intérieur’ où le futur et le passé sont sans cesse fermentés. Enfin on accède à la clé. Qu’on s’accroche ou qu’on se projette un temps soit peu et le flux est coupé et l’ancien se répète. Quand on est prêt à plonger en la pure créativité, les réflexes tombent. Lorsqu’il n’a plus aucune prise, le systématique se délite. Quand ‘tout est ouvert’ dans l’instantané, la pleine puissance est libérée.

 

 la Puissance à l’état pur
Au sein de l’évolution, la complexification du système nerveux est liée à l’apparition de comportements toujours plus complexes. Et la croissance du cortex (nouvelles stratégies) va toujours de pair avec la croissance du cervelet (anciennes stratégies) < cf. ‘Cerveau & Comportement’ par Kolb-Wishaw > Lorsqu’on vit uniquement sur ses automatismes, on s’appuie sur ‘du mort’, des comportements intégrés qui appartiennent au passé. On tape sans cesse dans ses réserves, on ne génère plus de ressources et on finit par s’épuiser. L’encéphale (cortex) qui s’est séparé de la base (cervelet) pour évoluer finit par régresser. En sortant du ‘cycle ouvert’ qui permet de se régénérer, les facultés supérieures s’enlisent elles-aussi dans le cycle fermé. Lorsqu’en haut l’oeil s’est éteint en restant ‘figé’ sur des images du passé, alors le feu ne brûle plus et en bas le combustible finit par manquer. Au sein de l’individu, l’émetteur et le récepteur sont décalés, la bio-masse (cortex) et la nécro-masse (cervelet) ne sont plus équilibrées. Seule la totale défocalisation permet de re-démarrer. L’ancienne matière est alors complètement brûlée pour que la nouvelle énergie puisse émerger.

 

 

la Créativité

 

la légère Gravité

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Création de Jam Abelanet et ‘Univers rose en bleu Uranien’, Montage by Bouddha Om Bouddha

 

 

la pure légèreté

D’abord il y a la beauté, on est attiré et la ‘tension vers’ génère le mouvement.
Alors on y va, on fait et ça se fait tout seul en vérité. Pas d’effort, pas de calcul, pas de rétro-contrôle pour vérifier qu’on a bien ‘obtenu’ ce qu’on voulait. Tout est dans l’émerveillement. Puis on regarde de plus prêt, on teste, on touche, on manipule. On ‘fait connaissance’ avec l’objet. C’est la curiosité. Toujours pas d’effort, de calcul ou de contrôle pour savoir si ça a un ‘intérêt’. Tout est dans l’amusement. Plus on en fait le tour, plus on découvre des détails qui nous avaient échappés et d’yeux écarquillés en yeux écarquillés, on est fasciné. Alors on a envie de continuer. Puis on y repense, on se laisse inspirer, on dessine ce qui a su nous ‘capter’. On brode des histoires autour, on lui parle, vivant ou pas on s’en fout. On est capable de le faire parler ‘nous’ ! Et il a peut-être des choses à dire, après tout ? Le circuit énergétique est parfait. L’apprentissage est autonome. La créativité est décuplée. D’abord il y a ‘le quoi ?’ (hémisphère droit), ensuite il y a ‘le comment ?’ (hémisphère gauche) Entre les deux, il y a l’énergie pour aller de l’un à l’autre. A un moment donné, quand on a appris de lui en l’observant ou en le mimant et qu’on l’a com-pris, en se mettant à sa place, il n’est plus ‘étranger’. Il fait partie de soi, on l’a intégré. Impossible de le négliger, de le maltraiter ou même seulement de l’ignorer. On le reconnaît et on l’aime ‘comme’ soi-même. Alors on tisse un lien bienveillant avec son environnement. On est en confiance, parce-qu’à chaque fois qu’on s’intéresse à ce vers quoi on est spontanément attiré, on est comblé (cf. article ‘la Joie‘) On se retrouve à travers l’autre. On est élargi par lui. Et le sentiment d’être partout ‘chez soi’ s’approfondit et s’agrandit. L’inconnu devient connu, par étape et sûrement, à mesure que la peur cède à la vie, au rythme de ses envies.

 

l’impure gravité

Puis il y a la gravité, on est détourné et ‘l’aversion pour‘ résiste au mouvement.
Et maintenant on est tenu de se ‘contenir’ et de faire des efforts. A la clé, mise en frustration par le chantage et mise en soumission par l’intimidation. A force d’endurer le même traitement et d’agir uniquement en ré-action à l’environnement, par anticipation de la punition, de la privation ou de la récompense liée à l’obéissance, on est dévié dans son processus de motivation (système limbique) Le contrôle verrouille les élans et fait ‘qu’en dehors’ d’une excitation extérieure, il n’y a plus de mouvement. Le milieu induit une tendance à faire pour l’autre, à travers la peur de désobéir et la culpabilité de faire pour soi. Puisque l’individu ne peut que subir et qu’on ne peut avancer malgré tout sans envie, il finit (apprentissage de ‘renforcement’) par envier autrui et par prendre du plaisir à (se) dominer et à souffrir. Ajoutons maintenant l’aspect ‘convenances’. Au lieu de laisser faire l’enfant on le pousse à aller vers les gens, de sorte que son inclination ‘au contact’ se change peu à peu en peur et en aversion. La relation à l’environnement se ‘teinte’ alors d’un sentiment d’agression. Mais il apprend à dissimuler, derrière une attitude courtoise et policée, ‘l’animal traqué’. Logique de pression dit ‘pas d’espace’ et insécurité (cf. article ‘le Rythme‘) Toujours en alerte la vigilance de l’individu génère une nervosité et une hyper-activité qui l’empêchent de s’arrêter et de se poser. Les traces laissées par le conditionnement au niveau de la vision et de l’audition (réflexes de focalisation) font qu’il guette et qu’il attire sans cesse à lui les mêmes stimuli. Ses pensées-émotions-actions s’enchaînent et se répondent en ‘circuit fermé’, telle la balle propulsée par un ressort qui rebondit de part en part dans le ‘Flipper’ ou le billard (réseau neuronal impliquant collicules-ganglions de la base-motoneurones) On est très loin des conditions propices à la créativité.

 

la légèreté délestée

Alors vient la confrontation et le parcours des tentations qui conduit en son fond.
On ne peut pas s’empêcher de rêver, ça ne dépend pas de sa volonté, mais on peut très bien ne pas le montrer. On peut mettre sa créativité au service d’un projet ou d’une activité. Mais elle n’est pas libre car elle ‘fonctionnalisée’ et elle ne peut pas s’enraciner. On la réserve à ses soirées et à tous ces petits moments de la journée où on parvient à ‘s’échapper’, entre deux interactions sous contrôle et codifiées. Ainsi la créativité est confinée, telle la princesse en son donjon enfermée. Pour la libérer il faut dépasser les faiblesses qui poussent à se conformer, pour servir sa belle et devenir un chevalier. A un moment donné, on est prêt à se retrouver au-delà de ses facettes conditionnées. L’amour de la vie l’emporte sur la peur et on entame la ‘descente aux enfers’ pour aller se chercher là où il n’y a plus de lumière (cf. article ‘Adam & Eve‘) On apprend à se confronter. On ne peut plus fuir ses peurs profondément ancrées, à travers l’agitation perpétuelle et la ‘déconnection’ artificielle. On ‘colle’ à soi-même pour désactiver les circuits de la soumission qui s’enclenchent d’eux-mêmes, lorsqu’on penche trop d’un côté (limbique) On maintient la position au centre par le tonus, l’attention et la concentration ‘équilibrés’, pour ne pas céder aux ‘attitudes de séduction’ et se laisser déstabiliser. Et on reprend contact, étape par étape, avec son intériorité. Avant d’y accéder, on passe par le ‘sas’ des confusions, des attentes et projections intégrées qui empêchent de discerner clairement la voix de sa bien-aimée (connection amygdales-insula) On est au coeur du mental, des commentaires internes qui transitent d’une oreille à l’autre, et alimentent la culpabilité. On tient sa route et on y fait face en restant détaché. Lorsqu’il n’a plus prise, le chant des sirènes se trouble, s’éloigne et se délite

 

la légère gravité

Enfin les choses se tassent, le silence se place et on arrive ‘à la porte’ de la prison.
C’est la dernière épreuve, le ‘moment de vérité’. On joue l’ultime scénario pour que le ‘gardien du seuil’ nous laisse passer. La bête est là, devant soi enchaînée. Alors on procède comme on l’aurait fait, lorsqu’on était petit, et on ‘fait corps’ avec elle. On épouse sa violence, ses terreurs, ses colères. Le feu sort par la bouche pour que les eaux intérieures puissent se régénérer. Entre le corps calleux et le système nerveux central, via un lobe cérébral nommé ‘insula’, on accède à ses états internes par la conscience intéroceptive et on s’ancre dans l’autonomie constitutive de l’homéostasie. Le système cardiaque, respiratoire, pharo-laryngé est libéré. La parole jaillit, tel le cri de l’oiseau et les gazouilli de l’enfant, et les tripes (cortex insulaire) remontent ainsi par le coeur (tonalité limbique) pour s’auto-nommer (cf. article ‘l’Unisson‘) Lorsqu’on parvient à pénétrer ses souffrances pour se fondre en soi-même, les réflexes de contrôle (collicules visuels) qui ne tenaient que par ‘l’extériorité’ finissent par céder. Alors on se voit et on s’aime tel qu’on est. Les deux hémisphères du cerveau se connectent, là où l’être profond se donne et attire à lui ce qui viscéralement le nourrit. En s’ancrant en sa légère gravité, on permet au féminin et au masculin de s’unir sans se court-circuiter. Là où la conscience contractée et expansée se rencontrent, on plonge en soi-même tout en restant pleinement distancié. Alors à chaque instant, le chevalier con-sent à ce que sa belle sent. L’action et l’attraction sont en la créativité synchronisées. L’oeuvre n’est plus extérieure ni limitée. L’image et le son, en la parole articulés, réalisent la potentialité. On devient exactement celui ou celle qu’on pressentait, lorsqu’on était enfant, et on le sait. On ne peut plus être séparé, ‘la boucle est bouclée’.

 

 La Conscience Incarnée
La paramécie est un protozoaire cilié unicellulaire présent en ‘eau douce’. Les cils qui recouvrent la cellule battent de façon synchronisée et lui permettent de se nourrir et de se déplacer. Une ciliature orale distincte couvre la grande invagination ventrale en forme d’entonnoir qui mène jusqu’à sa bouche. « avec ses cils vibratiles, la paramécie perçoit immédiatement un environnement favorable ou défavorable, s’écarte vivement d’un contact qu’elle perçoit comme dangereux ou agressif et se rapproche de bactéries appétissantes. En sa seule cellule, elle exprime comme le désir inconscient de rester en vie et de préserver l’équilibre de son milieu interne ou homéostasie. Bien que dépourvue de tout système nerveux, son comportement manifeste déjà le rôle de l’émotion » (Damasio) Cet ‘oeil battant en sa bouche’ préfigure la conscience pure incarnée.
< à partir de Wikipédia ‘Paramécie’ et de ‘l’esprit modelé par le corps’, entretien avec Antonio Damasio – larecherche.fr, 2003 >

 

 

le Reset

 

 Re-partir à Zéro’

Capture d’écran 2016-02-07 à 20.03.58
Création ‘ BIO’S° Brain Reset ‘ (Aurore boréale, Eruption solaire, Cerveau), by Bouddha Om Bouddha

 

 

le Fond

T’es-tu jamais demandé ce que tu ferais si tu pouvais tout recommencer ?
Si tu effaçais les ‘beugs’, si tu réparais les court-circuits et si tu reboutais la ‘carte-mère’? Si tu choisissais d’être qui tu veux et si tu traçais ta route sans te soucier de tes aieux ? serais-tu capable de tout quitter ? de te laisser mourrir jusqu’au point de ‘non retour’ où tout peut repartir ? Et si tu n’y étais pas prêt, en aurais-tu l’envie ? Et si le coeur t’en disait, t’y préparerais-tu dès aujourd’hui ? Et si tu n’avais pas la foi, aurais-tu tout de même l’énergie ? C’est lorsqu’on est sur le point de renoncer qu’on est ‘à deux doigts’ de basculer. On ne peut pas déclencher le reset artificiellement à travers un coma ou un accident. A lui-seul le choc ne suffit pas. Il est l’appel d’urgence qui montre qu’on n‘y est pas. On encaisse juste les conséquences de l’anesthésie qui couvre le trop plein de ce qu’on a subi. On peut décider de ‘tout envoyer péter’ et de partir à ‘pétaouchnok’, mais comme on fonctionne toujours avec les mêmes fichiers, où qu’on aille, c’est à partir du même programme qu’on va redémarrer. Non, non, à ce moment-là tout est déjà joué. C’est plus loin qu’il faut remonter. C’est l’enfant qu’on était qu’il faut solliciter. C’est son verrouillage qu’il faut recontacter. C’est dans sa peau qu’il faut habiter. Alors fondu en ses tripes, on peut reprendre le fil de ce qui a été cassé. On peut revivre les claques qu’il s’est ramassées au sens propre et figuré. Mais si on veut mettre toutes les chances de son côté, il faut le retrouver à ses débuts, où il ne comprenait pas dans quel monde il vivait et où il se sentait perdu. Il faut voir dans ses yeux le feu qui ne brûle déjà plus. Il faut sentir dans son coeur le rire qui s’est mis en ‘repli’. Il faut saisir le moment où il n’en peut plus et où il prie pour quitter cette vie (cf. article ‘le Saut Quantique‘) Alors on peut repasser son parcours en accélèré et repérer la force qu’il a mobilisée, les connaissances qu’il est allé chercher, les compétences qu’il a développées pour être capable, un jour, de re-starter.

 

la Tension

Tout système en sur-tension est automatiquement porté à sur-compenser.
Au niveau du système nerveux périphérique végétatif, la noradrénaline vient compenser l’adrénaline ou l’excès d’activité est pallié par la nécessité de se reposer. Mais le processus n’est alternatif que parce-que l’individu ne tient pas la position au centre où les deux sont ‘à égalité’. S’il n’y parvient pas c’est parce-que les hémisphères du cerveau sont complètement désynchronisés. Et s’ils le sont c’est parce-que sa manière d’être ne cesse d’agrandir le fossé. Ainsi, si le fait de vouloir gravir les marches trop vite conduit immanquablement à dégringoler, comment peut-on s’y prendre pour remplir le vide qu’on ressent depuis qu’on est enfant ? Mais comment en arrive-t-on à un tel écartèlement ? Il y division lorsque la perception (féminin) et l’action (masculin) ne sont pas coordonnés et sont soit ‘décalés’, soit opposés. Dans le premier cas, l’individu fait sans comprendre ce qu’il fait. Quand il agit, il est focalisé sur l’action et il est ‘détaché’ de ses sensations. C’est seulement lorsqu’il défocalise pour s’intérioriser qu’il peut revenir sur ce qu’il a réalisé. Mais s’il court tout le temps et qu’il ne lâche que lorsqu’il y est forcé, dès qu’il s’arrête il est confronté à son manque ‘d’intériorité’. Tant qu’il persévére dans la logique où ce qu’il poursuit est ‘hors de lui’, il est toujours séparé. Dans le second cas, s’il dit quelque chose et qu’il ne le fait pas, ou s’il va à l’encontre de ce qu’il perçoit, qu’il en soit conscient ou non, alors il ne se traduit jamais par l’action (cf. article ‘la Confiance‘) Pour lui seul compte le résultat, la forme et pas le fond. A la longue ce qu’il manifeste finit par tellement s’éloigner de ce qu’il ressent qu’il devient parfaitement ‘étranger’. Au sens premier de l’immunité, il est alors incapable de se protéger. Oscillant entre un état hyper-actif où il est ‘déconnecté’ et un état de ‘repos forcé’ où il ne parvient jamais vraiment à décrocher, il fonctionne en ‘mode inversé’.

 

le Siphon

Quand le cerveau est sans cesse ‘court-circuité’, l’individu finit par dégénérer.
Le vivant apprend constamment et ce qui est acquis, d’une génération à l’autre, est transmis. A chaque fois, une nouvelle expérience génère de nouvelles informations. Le ‘filtrage’ ou l’assimilation se fait par un individu sentant et agissant. Une action, un comportement, une fonction sont toujours intimement liés à une évaluation, un sens, une perception. Le critère n’est ni abstrait, ni arbitraire. C’est une notion de ‘bien’ fondée sur la sensation viscérale de ce qui permet d’avancer en maintenant l’homéstasie’ ou la stabilité. Le ‘rush’ conduit à couper le contact avec le mouvement autonome du bassin lorsque les réflexes de contrôle sont par trop vissés. Il engendre alors une déconnection, au niveau de ‘l’insula’ cérébrale, avec le répérage lié à ce qui est perçu comme ‘vital’. L’individu dont l’appréciation s’est émancipée de ses bases est pour lui-même un danger. Purement mentale, son évaluation crée des ‘court-circuits’ et le mène à la dépréciation (cf. article ‘le Rythme‘) Spontanément, l’action se place (hémisphère gauche) dès qu’on est clair et qu’on se dissocie de la perception (hémisphère droit) A ce moment-là, le mouvement est la solution. La sur-tension déclenche un réflexe de défense face à ce qui est inconsciemment perçu comme une agression. L’intelligence s’est affranchie du bien-être et de la vie ‘évoluée’. Le résultat et l’argent deviennent la ‘finalité’. Terminée la monnaie d’échanges, destinée à accroître les moyens de répondre à ses besoins. L’activité ne vise plus à se développer. Le travail ou la spéculation portent à s’épuiser ou à perdre pied avec la réalité. Lorsque la masse est affectée, les valeurs et les modes de vie sont totalement dégénérés. Alors celui qui a grandi comprend maintenant ce qu’il pressentait déjà, lorsqu’il était enfant, et il est capable de sortir du système décadent.

 

le Pont

Quand  le siphon est  complètement  purgé,  la vie peut recommencer à couler.
On construit sa représentation d’autrui à partir du corps, qui offre un feedback permanent à ses pensées, ses sentiments et ses mouvements. Tout ce qu’on vit à l’intérieur (hémisphère droit) produit un effet sur l’extérieur (hémisphère gauche) tel le son émis par le musicien en sa ‘caisse de résonance’. Ainsi l’environnement est un miroir de soi en projection à ‘l’instant t’. Pour que le reset soit enclenché, l’individu doit retrouver en lui les connections qui lient le vivant depuis la première cellule primordiale jusqu’à l’encéphale. Au départ une algue, capable de capter la lumière du soleil pour s’en nourrir ‘en direct’. Puis la fusion avec une mitochondrie pour puiser le carburant dans le milieu extériorisé. Enfin le développement du cerveau pour démultiplier les possibilités d’évoluer. A ce moment-là, une partie de l’individu ‘se détache’ par abstraction progressive, des fonctions vitales, pour permettre l’émergence de nouvelles facultés. Du végétal à l’animal et à l’humain, le sentiment d’être un ‘tout’ devient de plus en plus conscient. Tout part d’une sensation viscérale de congruence liée à la communication ‘en boucle’ entre l’émission et la réception, les besoins et les moyens (reptilien) C’est cette ‘tonalité basale’ qui sert d’assise à la notion de bien-être (limbique) traduite en termes de cohérence et d’harmonie par le cortex insulaire, pour que l’individu retrouve en lui les bases de l’autonomie. Il peut alors évoluer en ‘circuit ouvert’ et faire ce à quoi il est porté en déployant sa créativité, car il est soutenu au niveau énergétique par un ‘circuit fermé’. Les sécurités étant installées, la conscience de soi s’est à la fois abstraite et résorbée dans le ‘centre tonal’ conscient qui intègre à tous les niveaux ses deux polarités (cf. article ‘la Paix‘) Tenue par ‘un fil’, l’ancienne structure peut s’effondrer. Ayant déchiffré toute sa ‘carte-mère’ (cervelet) l’individu atteint, de micro-degré en micro-degré, le seuil où tout le système peut basculer. Il est prêt à re-démarrer ‘au diapason’, sur le fond d’une intégrité sans cesse renouvelée.

 

 Evolution, Système & Musique
En musique, le système tonal désigne un ensemble de relations entre des notes (féminin) et des accords (masculin) structurées autour d’une tonique (union du féminin et du masculin) Le langage tonal se construit sur les échelles diatoniques (degrés séparant la matière de l’esprit) en appliquant les lois de l’harmonie tonale (circulation de l’énergie). Le système tonal repose sur les sept degrés hiérarchisés de l’échelle diatonique (centres énergétiques) organisés autour du degré fondamental qu’est la tonique (base), ‘pôle d’attraction’ des autres notes, ainsi que sur une note dominante (encéphale) La tonique et la dominante permettent d’établir un système dynamique (caducée), la dominante créant une tension (ascendance) que résout la tonique (descendance), les autres degrés se rattachant à l’une ou à l’autre (ida & pingala fusionnés, au centre, en sushumma) < à partir de la source Wikipédia ‘Système Tonal’ >

 

° BIOS ‘Basic Input Output System’ (‘carte-mère’, langage informatique)